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Auteur
: Haevenly
Source
: Gundam Wing
Genre : OOC.
Disclaimer : l’univers de Gundam Wing ne m’appartient pas.
Chapitre 1
Pov
Duo :
Il
y deux choses qui passionnent Heero Yuy dans la vie : son travail de
Preventer
et ses poissons.
Quand
il ne bosse pas, il reste scotché devant son aquarium à regarder ses
cinq
poissons nager.
Et
il peut rester des heures entières à les regarder faire des
allers-retours.
Ben
oui, l’aquarium étant un rectangle, ils ne peuvent pas tourner en rond.
Et
Heero les nourrit, leurs parle et leurs a même donné des noms.
J’ai
jamais été aussi transparent que depuis l’arrivé de Roxane, Maurice et
toute la
clique.
Au
début je me disais que ça lui passerait, mais c’est devenu une
obsession.
Au
travail il se demande sans arrêt comment vont ses poissons et à ses
poissons il
leurs raconte ses journées de travail.
A
part ça, il est normal ? Oh, cela dit, je devrais remercier les
poissons de
l’avoir déglacé. Il est devenu humain, il sait faire des phrases et il
sait
sourire.
Mais
ce n’est qu’avec ses poissons parce que moi j’ai toujours droit à ses «
hn »
multi réponses.
Ah,
celui-là il sait le faire sur tous les tons. Après il faut décoder pour
savoir
quel ton correspond à « oui », lequel à « non » et j’en passe.
Je
ne serais pas plus étonné que ça s’il se mettait à faire des bruits de
carpe ou
des « glouglou ».
Après
tout, le langage Bulle est un langage aussi.
Ses
poissons, c’est sa vie. Si je meurs, dans la seconde qui suit il va
s’assurer
que ses poissons survivent. Si ses poissons meurent, dans la seconde
qui suit
il va se suicider.
Il
n’aurait pas préféré un chien ? Non… des machins à écailles.
Il
a vraiment des idées tordues ce mec. C’est vrai quoi, un poisson on
peut même
pas le câliner.
Je
pourrai acheter un chat pour m’en débarrasser mais Heero me maudirait
et je
tiens à son amitié même si je suis devenu transparent depuis l’arrivée
de ses
compagnons aquatiques, soit depuis trois mois.
Ce
week-end, on doit aller skier avec Quatre et les autres. Il ne verra
pas ses
poissons pendant deux jours, il déprime sec.
On
part ce soir, c’est vendredi, il est presque midi mais il n’a pas
encore
commencé son sac.
Bah
oui, ses poissons avant tout.
-
Vous allez me manquer mes trésors. Mais je reviendrai vite. Deux jours
ça passe
vite… très vite même.
-
C’est toi ou eux que t’essaie de convaincre ?
Il
ne répond pas, forcément, mais il a entendu.
C’est
déjà la quatrième ou cinquième fois que je lui demande d’aller préparer
son sac
et qu’il n’y a va pas parce qu’il doit préparer psychologiquement ses
poissons
à son absence.
Je
serais passé par tout : ‘Ro, Heero, Yuy, Heero Yuy.
Et
y a des limites. Je le prends par l’arrière du t-shirt et gueule :
- Odin Lowe Junior ! T’as
un sac à faire alors active-toi !
Je
le tire jusqu’à sa chambre. Il est fâché, moi aussi. Il hait que je
l’appelle
comme ça mais je le fais quand je suis à bout de patience, il le sait.
Et
il abuse justement de cette patience que je n’ai pas et qui a des
limites qu’il
faudrait ne pas franchir trop souvent.
Enfin,
au moins il fait son sac comme ça. Le mien ? bien sûr qu’il est déjà
fait.
Oui
oui, moi qui ne suis pas du tout organisé et bordelique, j’ai déjà fait
mon
sac. Mais j’ai dit : on va skier.
Alors
c’est normal qu’il soit déjà fait. J’aime la neige, et la montagne, et
le
snowboard. Oui, je dis skier parce que tout le monde skie.
Tous
? Nan pas tout à fait.
Heero
a encore du mal à tenir sur ses skis et Wufei préfère faire des
bonhommes de
neige. Ce qui fait que : Trowa, Quatre et Réléna skient et moi je fais
du
snowboard.
Heero
sort de sa chambre. Il n’a pas déjà fini quand même ? Sans doute pas,
il fixe
le sol, ses cheveux retombent sur ses yeux.
-
Duo.
-
Lui-même !
-
Tu crois que… qu’ils vont survivrent ?
Mais
ce n’est pas vrai, putain ! J’ai fait quoi pour mériter ça ? Ah oui, je
sais, j’ai
décidé de faire de la colocation avec lui il y a cinq ans.
-
Tu pars deux jours ‘Ro, il vont pas mourir si tu pars deux jours.
-
Tu es sûr, hein ?
Je
vous jure, depuis qu’il a ses poissons, je me sens plus mature que lui.
J’ai
dit que j’avais droit qu’à des « hn » ? Et ben oui, mais pas quand il
commence
à me parler de ses poissons…
C’est
presque fatiguant, je vous jure.
Je
me retiens de soupirer parce que ça va le vexer et il va me traiter
d’homme
préhistorique dépourvu de sentiments. Oui, il me l’a déjà dit…
Je
lui tends la main. Il la prend et vient se réfugier dans mes bras. Oui,
c’était
moi, en principe, qui allait me réfugier dans les siens quand quelque
chose
n’allait pas, avant qu’il ait ses poissons de malheur.
Depuis
les animaux aquatiques, les rôles sont inversés. Et je ne sais pas si
j’aime
vraiment ça. Je veux retrouver mon Heero totalement asocial, qui me
supporte à
peine quand je suis de super bonne humeur, qui me gueule dessus pour
que je
range ma chambre et qui pourtant est là le soir pour veiller sur mon
sommeil
quand j’ai fait un cauchemar, qui me prend dans ses bras quand j’ai
besoin de
réconfort… je veux retrouver ce Heero.
Je
lui caresse doucement les cheveux et lui chuchote tendrement :
-
Ils vont survivre, je suis sûr, parce qu’ils sont forts, et qu’ils
savent que
tu les aimes. Alors ils survivront au week-end, et ils seront encore
plus
contents quand tu reviendras. D’accord ?
-
D’accord.
-
Maintenant, tu va finir ton sac… s’il te plait.
Il
hoche légèrement la tête et se détache de moi. Il part en direction de
sa
chambre, s’arrête, se retourne, revient vers moi, me fait un bisou sur
la joue
et repart faire son sac.
Je
sens que ça va être un long week-end.
A suivre…
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