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Auteur
: Haevenly
Source
: Gundam Wing
Genre :
OOC.
Disclaimer :
l’univers de Gundam
Wing ne m’appartient pas.
Chapitre
2 : neige et bulle
Vous
vous demandez sans doute comment j’en suis arrivé à faire de la
colocation avec
Heero ? Et bien ça date d’après la guerre. Quand le traité de paix a
été signé
il y a maintenant cinq ans, on a tous décidé qu’on ne voulait plus rien
avoir à
faire avec les armes et la guerre. Sauf Heero bien sûr parce que
c’était sa
raison de vivre, il avait quelque part toujours été fait pour ça et du
coup il
était devenu Preventers. Et après cet accord, on s’est séparé.
A
peu près. Quatre et Trowa qui avaient finalement trouvé le courage de
s’avouer
qu’ils s’aimaient ont aménagé ensemble, Wufei est resté aussi dans les
parages.
Et moi et Heero ! Et bien on a décidé de faire de la collocation.
Pourquoi ? Et
bien parce que je n’avais pas assez d’argent pour louer un appartement
tout
seul et que même si la proposition de Quatre était intéressante je ne
pouvais
pas accepter de vivre au milieu de lui et Trotro.
C’est
en parlant de ça avec Heero lors de notre dernière nuit au QG après la
signature du traité de paix qu’il m’a proposé qu’on se mette en
colocation. Lui
ne voulait plus vivre seul et moi et bien j’étais pas non plus sûr de
pouvoir
vivre sans lui de toute manière. Je m’étais attaché à lui… donc voilà…
Et
puis c’était également ce jour là que j’ai croisé Réléna alors que je
me
promenais en ville. Je lui ai proposé d’aller boire un café. Tout en
discutant
avec elle, j’ai découvert que finalement elle pouvait être intelligente
et
intéressante. Et depuis, on va boire un café tous les jeudis matin elle
et moi,
sur la terrasse du tea-room de la rue d’à coté.
Pour
en revenir à maintenant, on est dans la voiture. J’ai dis la voiture ?
Autant
pour moi. On est dans le mini van de Quatre. On l’aime ce van, on le
prend pour
tous nos week-ends, toutes nos vacances.
Faut
dire qu’en l’empruntant, on peut rester tous ensemble et pis ça permet
a Réléna
d’emporter toute sa chambre.
Le
trajet va durer deux heures, on a fait la moitié du chemin et on fait
halte
dans une station service.
Quatre,
qui a conduit toute la première partie de la route, cherche un
volontaire pour
le reste. Je voudrais bien mais j’ai la flemme grave alors c’est Wufei
qui va
conduire.
Moi
je vais aux toilettes et quand je reviens, ils sont déjà tous dans le
van. Et
ils ont tous changé de place. Aussi, si au départ j’étais à coté de
Trowa,
derrière Quatre, je me retrouve tout au fond, derrière Réléna et à coté
de
Heero.
Ce
dernier a le regard fixé sur le paysage enneigé.
Je
sais qu’il pense à ses poissons et faut que je lui change les idées ce
week-end.
Mais
il y pense vraiment et ça lui sortira pas de la tête aussi facilement…
Mis
peut-être qu’au lieu de le laisser déprimer la dessus je peux le faire
sourire.
Vous
pensez qu’il sourira si je lui demande de me parler de ses potes à
écailles ?
Et ben moi je suis sûr.
Je
me tourne vers lui et me mets en tailleur.
Qui
a dit que c’est pas possible ? Et ben oui, même avec la ceinture de
sécurité.
-
‘Ro ?
-
Hn ?
Qui
est-ce qui ne le voyait pas venir celui-là ?
-
Parle-moi de tes poissons. Comment les as-tu appelés ? Comment les
reconnais-tu?
Son
visage s’illumine et il me sourit. Je vous l’avais dit. J’ai toujours
raison…
bon faut dire que je le connais bien avec le temps.
Il
se tourne vers moi et m’explique.
-
Il y a Roxane, c’est un Labéo à queue rouge.
C’est
un petit poisson noir avec une queue rouge.
-
Kaya et Lucie. C’est les poissons chats. Lucie est la plus petite. Et
puis il y
a Simon et Maurice. Simon c’est le scalaire le plus foncé des deux.
Les
scalaires je veux bien, il y en a bien un qui a des rayures plus
foncées que
l’autre mais pour les poissons chats… faudra que j’observe de plus près
quand
on rentre.
Nan
mais entre nous, faut avoir un grain pour donner des noms à des
poissons. Non ?
Les
chats et les chiens je veux bien parce que ça peut faire pleinement
partie de
la famille mais des poissons… Ils ne peuvent pas venir quand on les
appelle…
Enfin
au moins je pourrais mettre un nom sur ses copains aquatique.
On
est arrivé. Déjà ? J’ai dû l’observer longtemps alors…
Sans
doute, on ne serait pas déjà arrivé sinon. Faut pas abuser, il prend
son temps
pour parler mais je pense pas qu’il prenne une heure pour me balancer
cinq noms
de poissons.
Wufei
arrête le van devant le chalet et on descend.
Waaaaah
il doit facilement y avoir un mètre et demi de neige partout. C’est
juste… trop
beau.
J’ouvre
le coffre et sort mes affaires… euh… je rectifie : j’ouvre le coffre et
sort
les affaires de tout le monde parce que les miennes sont tout au fond
évidemment.
J’entends
Heero murmurer « aller, deux jours ça passe vite » avant de prendre ses
skis et
son sac.
Quatre
passe devant nous tout sourire pour aller ouvrir le chalet alors que
j’embarque
mon snowboard et mon sac.
Changement
d’air, changement d’humeur. Atmosphère de montagne rime avec bonne
humeur.
C’est magique, il n’y a pas d’autre mot.
La
montagne, il y a que ça de vrai… la mer aussi mais en hiver, c’est plus
pratique d’aller à la montagne parce que je ne verrai pas l’utilité
d’aller se
geler dans le sable à -8000. Enfin, façon de parler, parce que s’il
faisait
vraiment -8000 je crois qu’on serait tous morts congelés.
Alors
que là, il fait caillant mais au moins on fait des sports adaptés. Et
oui il y
a quand même trois sports qu’on peut faire tous ensemble : Le patinage,
la luge
et les batailles de boules de neige.
Euh…
c’est des sports ? Ouais on s’en fiche en faite. J’entre dans le chalet
et me
dirige vers ma chambre. Oui oui, la mienne. Enfin non, je la partage
avec
Heero.
C’est
le chalet de Quatre donc ce n’est pas la première fois qu’on vient ici.
Et je
partage toujours ma chambre avec Heero, sauf à l’appart’. Mais c’est le
seul
qui me supporte alors je peux pas faire autrement. Puis c’est aussi le
seul
avec qui j’accepte de partager ma chambre.
Je
range donc mes affaires avec une seule hâte : aller dans la neige. Oui,
dans…
j’ai envie de me jeter dans la poudreuse, de faire l’ange…
Heero
a déjà l’air de moins penser à ses poissons. Faut dire que la neige, il
aime.
Ça le détend et l’air de la montagne lui fait évacuer les tensions du
travail.
C’est son élément…
Je
le tire par la main et le traîne dehors. Je le pousse dans la neige.
Là, il
pense plus à ses poissons, il me traite de barbare et ramasse une
poignée de
neige. Mais je n’ai pas le temps d’esquiver, je me prends la boule de
neige en
plein de la face. Et c’est froid.
Et
puis la poudreuse ça colle aux cheveux et ça colle aux vêtements en
laine…
On
s’engage dans une monstrueuse bataille, rejoint rapidement par les
autres. On
crie comme des gamins et c’est juste le paradis sur terre avec cette
impression
de découvrir les joies de l’enfance. Ça Rox du poney. (1)
On
se retrouve vite trempé et gelé.
Et
comme il y a qu’une salle de bain, qu’on est six et qu’il faut faire ce
qu’on
appelle des économies d’eau chaude, on y va par deux.
Enfin
sauf Wufei et Réléna qui préfèrent y aller seuls. Forcément. Bon Quatre
et
Trowa ils sortent ensemble alors ça ne les dérange pas et Heero et moi
ben on a
juste l’habitude.
En
attendant notre tour, Heero et moi restons devant la cheminée où un feu
a été
allumé par Trowa avant qu’il aille se laver avec Quatre.
Et
on est là pour encore un moment. Ah ben non en faite. Ils sont déjà de
retour.
Vous
savez pourquoi j’adore y aller après tous les autres’ parce que je peux
prendre
un bain puisque plus personne n’attend.
Je
monte dans la salle de bain, suivi d’Heero et fait couler l’eau. Je me
déshabille et me glisse dans l’eau chaude et de pleine de mousse.
Heero
me rejoint et s’assied entre mes jambes, son dos contre mon torse. Il
s’amuse
avec une mèche de mes cheveux.
- S’il te plait Heero. Juste
pour ce week-end.
Inutile
de lui préciser, il sait de quoi je parle.
En
revanche, vous vous êtes largué. Alors je vous dis : je veux qu’il
oublie ses
poissons pour le week-end et qu’il redevienne le Heero d’avant
l’arrivée de ses
potes à écailles.
-
Ils me manquent.
-
S’il te plait.
Mon
ton est suppliant. Je pose mon front sur son épaule et murmure :
-
J’ai besoin de te retrouver… au moins ce week-end.
-
D’accord.
Je
souris. Je sais qu’il pensera quand même à ses poissons mais il va
faire des
efforts, pour moi. Parce que je lui demande. On en a besoin tous les
deux.
Et
je vais pouvoir dormir dans ses bras, chose que je n’ai pas faite
depuis un
trop long moment.
Ça
m’a manqué et je suis sûr que s’il y réfléchit bien ça lui a manqué
aussi.
Et
peut-être qu’il verra que j’existe toujours parce que vous savez, c’est
dur
d’être transparent.
A suivre…
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