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Disclamer
: Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino on les emprunte et on essaye de ne
pas les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre:
Humour/romance, nawak
Rating
: k+
Auteur
:
Arlia Eien et Bernie Calling
Notes
des auteurs
-«
Je ne sais pas mais je crois qu’elle va s’en prendre plein son grade
sur la fic
la princesse »
-«
Et tu trouves que c’est mieux ce qu’il subit le pauvre petit chou sans
spandex
ici ? »
-«
Non ! XD c’est pire… »
Bernie
Calling écrit en normal
Arlia
Eien écrit en italique
Maintenant
tu sais !
Heero
s’avance vers Duo comme s’il allait lui dire un secret dans le creux de
l’oreille, mais à la dernière minute il change de cible et se dirige
vers les
lèvres de Maxwell. De sa langue, il redessine les lèvres meurtries,
avant de
s’avancer encore un peu et de l’embrasser tendrement, sans presser trop
fort
ses lèvres sur celles du natté. Yuy a la surprise de sentir qu’elles
s’écartent, alors la langue d’Heero entre en terre inconnue pour
explorer la
bouche qu’il convoite depuis si longtemps
Le
métis est encore plus stupéfait quand Duo répond au baiser, et que sa
langue
caresse timidement la sienne. Mais toutes les bonnes choses ont une fin
et ils
doivent rompre le baiser pour pouvoir respirer.
-«
Je t’aime. Voilà ce qu’elle me reproche…Nous sommes rivaux en amour… »
Dit
Heero en caressant la joue non meurtrie de sa main. Il sondait le
regard du
natté pour regarder la réaction de Duo à sa déclaration.
-«
…Heero, je… je ne sais pas trop quoi te dire… »
Duo
rougit, il s’attendait à tout sauf à ça…Quand il y réfléchissait, il ne
comprenait pas comment il s’était laissé aller comme ça. Peut-être un
besoin de
se sentir en sécurité et protégé, aimé et non utilisé.
-«
Ne t’inquiète pas. Je comprends parfaitement que tu aies besoin de
réfléchir.
Je ne te forcerai à rien. » Certifie le brun en lui souriant tendrement.
-«
Je m’en doute bien ! Enfin je… Je te fais confiance… Je ne suis pas sûr
de mes
sentiments. Maintenant je comprends mieux vos attitudes à tous les
deux… »
Baragouine le natté à la recherche des mots qui ne peuvent pas blesser.
-«
Hum… Alors ? Tu veux bien aller voir le père de Hilde ? » Questionne le
métis,
voyant très bien que son ami ne veut plus qu’on parle de ce qui vient
de se
passer.
-«
Heero, je ne suis pas présentable…Je n’ai pas de vêtements adéquats et
avec ma
tête ce n’est même pas la peine d’espérer entrer dans l’hôtel où il
doit loger…
» Argumente le châtain, ne se sentant pas assez en forme pour s’y
rendre
maintenant.
-«
J’ai gardé un costume au cas où, on fait la même taille, je te le prête
sans
problème. Pour ton visage ce n’est pas bien important tu sais… »
Insiste Heero.
-«
Je veux bien alors, s’il ne me croit pas pour l’argent j’emporte mes
300 000… »
Soupire Duo se rendant bien compte que Yuy ne laisserait pas tomber
aussi
facilement et avec tout ce qu’il lui avait dit, ce dernier allait
commencer à
l’aider financièrement et ça il ne le voulait pas du tout.
Le
brun est satisfait, il sort du lit pour sortir le costume de son
armoire et il
revient vers le jeune homme pour l’aider à se préparer.
-«
Voilà, attends, je vais t’aider à te lever, appuie-toi sur moi… »
Heero
après l’avoir aidé à s’habiller, ils se dirigent vers la porte, ils
sortent du
studio et partent en direction de l’hôtel où est Gédéon Schbeiker.
Ils
mettent une demi-heure pour se rendre devant l’hôtel.
A
cause de la tenue un peu plus négligée de Heero, qui avait un simple
jean et un
pull bleu clair, on ne les laisse passer que difficilement et ça au vu
des
blessures du natté qui intriguaient le portier.
Ils
se rendent à la loge et… :
-«
Pourriez-vous nous dire si Gédéon Schbeiker est à l’hôtel ? » Demande
poliment
Heero.
La
réceptionniste, une certaine Catherine Bloom si on en croit sa carte,
s’empresse de répondre à la question du brun. La beauté du jeune homme
n’y est
pas étrangère…
-«
Attendez, oui nous n’avons pas son passe il est ici. Voulez-vous que je
vous
annonce ? » Dit-elle en décrochant son combiné téléphonique.
-«
S’il vous plait, dites-lui que nous sommes des amis de sa fille. »
Répond
toujours sur le même ton le brun.
-«
Très bien. »
Elle
tape le numéro de la chambre et au bout de quelques sonneries,
quelqu’un
décroche.
-«
M. Schbeiker ? La réception. Deux amis de votre fille aimeraient vous
voir, je
peux les faire monter ? … Oui… »
Elle
cache le combiné de sa main.
-«
Vos noms s’il vous plaît… ? »
-«
Ils ne lui diront rien, Duo Maxwell et Heero Yuy, dites-lui que l’un
est le
‘gigolo’ de sa fille, il comprendra… » Dit néanmoins Heero.
-«
Duo Maxwell et Heero Yuy. Oui, l’un est le… gigolo de votre fille. »
Le
mot lui reste en travers de la gorge…
-
« D’accord, merci M. Schbeiker. » Elle raccroche. « M. Schbeiker
accepte de vous
recevoir, chambre 212 c’est au deuxième étage. »
-«
Merci. » Dirent-ils en même temps.
Les
garçons se dirigent vers l’ascenseur et demandent à aller au deuxième.
Arrivés
à l’étage, ils se rendent devant la porte 212. Heero voit que Duo
hésite, alors
il frappe lui-même à la porte ne voulant pas qu’il ait le temps de se
débiner.
Aussitôt celle-ci est ouverte, par un homme assez jeune une quarantaine
d’années.
En
le voyant Duo ouvre de grands yeux. Il a devant lui l’homme du casino à
qui il
a gagné 10 millions !
-«
Vous… vous êtes le père d’Hilde ?? » Bafouille Duo.
Gédéon
bien qu’ayant plus de tenue que Duo est aussi très étonné. Ce garçon
est le
gigolo de sa fille. Il avait admiré ce garçon qui quelques semaines
auparavant
lors de son dernier séjour en ville, le temps d’une soirée avait réussi
à
gagner dix millions. Lui-même étant joueur depuis très longtemps, avait
été
soufflé par l’intelligence de son jeu.
-«
Entrez, donc. De quoi vouliez vous me parler ? » Dit poliment M. Schbeiker.
-«
Heu… je… vous… »
Heero
remarque le trouble des deux personnes il vient en aide à Duo.
-«
Mon ami aimerait vous rembourser. »
-«
Me rembourser ? » S’étonne , il ne lui devait pas d’argent, à moins
qu’il avait
eu honte de la façon dont il avait gagné l’argent, mais alors pourquoi
avait-il
eu l’air si surpris de son identité.
Duo
qui avait eu le temps de se calmer dit.
-«
Je sais que vous avez coupé les vivres à votre fille quand elle m’a
acheté,
l’obligeant à travailler. Profitant de votre passage en ville j’aimerai
vous
rendre l’argent qu’elle a dû dépenser. »
-«
Ah ! Vous avez mes douze millions ?! »Clame M. Schbeiker. D’un autre
côté il
trouvait ça un peu gros, il allait le rembourser avec de l’argent qui
lui
appartenait.
-«
Heu non… »
-«
Pourtant avec les 10 millions que vous avez gagnés plus ceux que vous
deviez
avoir vu votre renommée au casino, vous avez largement de quoi. »
Heero
comprend à cet instant que le père de Hilde est ce coup de chance qui a
permis
à Duo de le libérer de Relena si rapidement, Duo le lui a dit par la
suite.
-«
La quasi-totalité a été dépensée… » Avoue honteux Maxwell sans trop
oser
regarder l’homme dans les yeux.
-«
En quoi on se demande… Enfin qu’est ce que vous faites là alors ?
N’espérez pas
que je vous le donne non plus. » Dit-il d’un ton cynique.
Duo
soupire. Heero décide d’intervenir avant que Gédéon ne se braque.
-«
Pour me délivrer du joug de la meilleure amie de votre fille Relena
puisque
vous tenez tant à le savoir. Et on ne vous a pas demandé de nous donner
cet
argent, Duo a un million d’avance plus 300 000 crédits en liquide dans
cette
mallette. Par contre nous vous rembourserons au fur et à mesure si vous
le
voulez bien. »
-«
‘nous’ » Interroge M. Schbeiker en plissant le front.
-«
Je lui dois bien ça. » Admet le métis.
-«
Et si vous êtes dans cet état c’est parce …? » Questionne Gédéon après
avoir
regardé attentivement le natté.
Duo
soupire par le nez avant de répondre à l’homme qui ne semble pas enclin
à
accepter le petit biseness qu’ils lui proposent…
-«
Je me suis fait attraper à la sortie du casino, par des hommes de main
du
patron… »
Le
regard de Gédéon s’adoucit un peu. Il comprend mieux la situation. Dans
ces
conditions il est impossible au jeune homme de retourner au casino
avant un
moment et encore moins dans celui habituel où il serait renfloué. Il
réalise
bien que le jeune homme aurait pu perdre la vie dans cette histoire.
Hors
de question de leur donner l’argent ou de faire crédit mais reste une
solution…
-«
Vous avez 300 000 crédits en liquide ? »
-«
Oui. » Admet le châtain.
-«
Bien sachez que je ne ferais pas crédit ou quoi que ce soit… Par contre
je suis
tout à fait d’accord pour jouer au poker avec vous. » Propose Gédéon le
visage
fermé.
-«
Ici et maintenant ? » Dit Duo dépourvu devant une telle proposition.
-«
Ici et maintenant, c’est à prendre ou à laisser. C’est un moyen rapide
et ‘sûr’
de gagner de l’argent dans le sens où il ne vous arrivera rien
physiquement.
Vous êtes un adversaire coriace et j’ai envie de jouer. Alors ? »
Insiste
l’homme.
-«
Mes 300 000 crédits en jeux contre la liberté financière pour Hilde,
c’est ça !
» Reformule Maxwell pour être certain qu’il a bien compris.
-«
Vous ne jouez pas pour vous ? » S’étonne Gédéon.
-«
Non, votre fille ne m’a jamais considéré comme son objet, je n’ai pas
l’impression de devoir me libérer de son emprise, ce n’était pas comme
pour
Heero et Relena, elle m’a toujours respecté. » Répond sincèrement le
natté.
-«
Donc voilà les bases du pari, si vous gagnez, j’obtiens vos 300 000
crédits et
je rends la liberté financière à ma fille, si je gagne, j’ai vos 300
000
crédits et ne rends pas ses privilèges à Hilde, on est d’accord ? »
Demande
l’homme toujours debout au milieu du salon.
-«
Duo, tu ne devrais pas réfléchir, tu vas perdre ton argent de toute
façon ! »
tente Heero. S’il perdait, il devrait recommencer à emmagasiner une
plus grosse
somme. Est-ce que c’était bien raisonnable ?
-«
Oui, mais Hilde retrouve son train de vie, moi, avec mon travail j’ai
assez
pour vivre, je vais pouvoir récupérer, travailler moins, je suis
gagnant, je
n’en ai rien à foutre de mon argent, j’ai encore de quoi tenir sur le
compte
bancaire. En plus, je n’ai pas à avoir peur de ce qui pourrait
m’arriver si je
gagne, j’ai votre parole Monsieur Schbeiker ? » Demande le châtain
estimant que
la parole du père d’Hilde était suffisante, qu’il n’avait pas besoin
d’autres
documents.
-«
On est d’accord, je ne reviens jamais sur ma parole. » Admet Gédéon en
tendant
la main à Duo qui la sert en disant.
-«
Alors c’est ok pour moi. »
Sous
le regard septique d’Heero, l’homme se rend vers le bar de la chambre,
il en
sort un paquet de bonbons et distribue à chacun quinze biscuits. Puis
il tend
un jeu de carte neuf à Heero qui ne sait pas trop ce qu’il doit en
faire.
-«
Vérifie qu’il est ok, tu vas nous servir de croupier » dit Duo en
s’installant
à la table de la chambre en grimaçant.
Gédéon
s’installe en face du natté avec un sourire narquois. Heero se met
entre les
deux et vérifie que toutes les cartes sont pareilles et que le jeu est
complet
pendant que Duo lui explique rapidement, son rôle.
-«
Je vais miser des biscuits à la place des plaques de sous, ça va me
changer. »
Sourit Maxwell pour détendre l’atmosphère.
-«
On joue en combien de coups ? » Demande Heero. Il ne connaissait pas
grand
chose aux règles de ce jeu, mais il voulait savoir s’il y aurait une
limite de
coup ou de temps, afin de savoir quand ils seront fixés sur leur sort.
-«
Trois. » Répond Gédéon.
-«
D’accord. » Confirme le natté.
La
tension commence à monter entre les deux joueurs, tout devient jeu de
stratégie. Monsieur Schbeiker remporte la première donne, Duo la
deuxième.
Après un temps qui semble interminable pour Heero, Maxwell sort
vainqueur de la
dernière donne, pourtant Yuy sent que son ami n’est pas satisfait, mais
comme
il ne connaît pas toutes les subtilités du jeu, il ne voit qu’une
chose, il a
gagné, il va pouvoir se reposer, arrêter de trimer comme une mule pour
que
Hilde puisse mener la grande vie.
Le
métis se lève et va chercher la mallette qu’il amène au natté. Celui-ci
de
manière froide, sort l’argent qu’il dépose sur la table.
-«
La mallette n’était pas comprise dans le pari. » Lâche froidement Duo.
Monsieur
Schbeiker se lève et se rend à son secrétaire, il prend la carte de
crédit
qu’il tend à Maxwell.
-«
Voilà, chose promise, chose due. Voici la carte bancaire de mon compte
personnel, ma fille va pouvoir recommencer à vivre sur un grand pied,
elle sait
ce qu’elle doit faire pour la mettre en fonction. »
-«
Pourquoi ? Vous auriez pu gagner. » Dit d’un coup Duo en tendant la
main pour
la prendre.
-«
Erreur tactique, mais j’en suis heureux, j’espère que vous lui montrer
l’exemple, et avec un chevalier servant comme vous, elle ne peut que
progresser
et ne pas devenir comme son amie Relena. » Se justifie Gédéon.
Duo
est déjà en train de ranger la carte bancaire dans son portefeuille
quand il
s’arrête aux paroles de l’homme et la sort pour la lui rendre sous le
regard
légèrement étonné de Heero.
-«
Je ne suis plus à vendre, j’apprécie beaucoup votre fille, mais c’est
une amie,
juste une amie, et je ne serais jamais autre chose que ça pour elle,
vous
pouvez garder cette carte si vous croyez que je vais être plus parce
que vous
m’avez laissé gagner. »
Heero
a le cœur qui se remplit d’espoir devant les paroles de son ami.
Gédéon
repousse la main de Duo.
-«
Garde et donne-lui, et surtout montre-lui l’exemple, reste son ami,
elle a
besoin de véritable ami, si sa mère n’était pas partie avec son amant,
elle ne
serait pas comme ça. Le royaume de Sank a besoin de jeunes gens comme
vous qui
avez encore de vraies valeurs et pas seulement qui passe leur temps à
s’amuser
et dépenser. Ramenez-le chez lui que ma fille prenne soin de lui, comme
lui a
su prendre soin d’elle. » Ordonne presque Gédéon quand il a fini son
petit
discours.
Heero
remercie l’homme et entraîne Duo qui grimace à chaque pas qu’il fait.
Plus il
approche du domicile du métis, plus il souffre. Heero se demande s’il
pourra
aller jusqu’à chez Hilde et puis est-ce qu’elle était rentrée ?
-«
J’ai mal ! »
-«
Je vais te ramener chez moi, tu as besoin de soin et surtout pas de
rester
seul. » Lâche Yuy en voyant le teint blême de son ami.
-«
Mais, il faut que… » Commence le natté.
-«
J’irai quand je t’aurai soigné. » Coupe sèchement le brun pour ne pas
lui
laisser l’occasion d’insister.
A
peine rentré, le métis conduit le natté vers le lit, il le déshabille,
lui
remet le bas de pyjama beaucoup plus facile pour faire les soins. Yuy
installe
confortablement son ami, Duo gémit sous les caresses d’Heero, celui-ci
soupire
et s’excuse à chaque cri mais il faut bien faire pénétrer la pommade
sur
l’estomac. Les soins finis, le Japonais se lève et se rend à la salle
de bain
pour se laver les mains.
-«
Voilà, je vais aller voir si Hilde est rentrée et lui donner la carte. »
-«
Non, Heero, je vais le faire ça, mais si elle est rentrée, prends-moi
des
vêtements pour demain, je n’ai plus envie de bouger, je vais rester là
cette
nuit, si tu veux bien. »
-«
Je peux prendre toutes tes affaires, si tu veux. » Dit sur un ton de
plaisanterie Yuy, alors qu’au fond de lui-même il était très sérieux.
-«
Ro’ » S’indigne le châtain.
Le
métis revient vers le lit et s’y assied.
-«
Ca ne me gène pas. Tu peux rester tout le temps que tu veux, ma porte
t’est
grande ouverte. » Affirme le brun en se retenant de lui caresser le
visage et
de l’embrasser.
-«
Ro’, cette nuit suffira. » Murmure Maxwell avant de grimacer.
-«
Je vais voir si elle est rentrée et je vais au travail, je te mets le
téléphone
sur la table de nuit, si tu as un problème tu fais le numéro de la
pizzeria et
je remonte de suite. » Dit Heero en lui déposant un bisou sur le nez
avant de
partir.
µµµ
Heero
se retrouve comme hier devant la porte de l’appartement de Hilde, il
sonne mais
personne ne vient ouvrir, il sort les clés de Duo qu’il a pris dans sa
veste
avant de partir et entre. Il ramasse le papier qu’il a glissé hier sous
la
porte et se rend dans la chambre de son ami pour lui prendre des
vêtements.
Il
réécrit un autre mot qu’il met sur le frigo. Il le relit.
Duo
est chez moi, il a
été blessé en voulant te gagner de l’argent
Je
vois que tu
t’inquiètes vraiment beaucoup pour lui
Je
prends le relais
avec tendresse et amour,
Il
apprécie
Heero.
Un
sourire apparaît à la relecture, mais c’est vrai, elle dit qu’elle
l’aime, mais
se désintéresse complètement de son sort, pas un message sur le
répondeur pour
le prévenir de son retard. Comment peut-elle le traiter comme ça ?
Heero ouvre
la porte pour se trouver nez à nez avec Hilde qui pose son regard sur
les
vêtements que le métis prend avec lui.
-«
Qu’est-ce que tu fais avec ça ? » Attaque-t-elle.
-«
L’explication est sur le frigo. » Répond simplement Yuy. Il se retient
de lui
dire ses vérités, il est persuadé que Duo ne lui aurait pas pardonné.
-«
Il me quitte pour toi et il n’a même pas la décence de le faire en ma
présence.
» S’indigne Hilde écœurée par le comportement de celui qui se prêtant
son ami.
-«
Il n’a pas encore pris cette décision, mais j’ai toutes mes chances,
surtout
avec la façon dont tu le traites. Tu sais que même ton père estime que
tu vaux
mieux qu’une poupée de salon comme Relena » Lâche Yuy en la poussant
pour
partir.
Hilde
se précipite vers le frigo pour lire le mot. En le lisant, elle
commence à
paniquer, Comment s’est-il blessé, il n’y a pas de danger à livrer des
pizzas ?
Qu’est-ce qui a pu se passer ? Et où habite Heero, elle n’a jamais
demandé à
Duo, c’était si peu important pour elle de savoir où son rival était
parti.
La
jeune femme se rend de suite au seul endroit où elle sait qu’elle peut
trouver
le métis à cette heure-ci.
Quand
elle pousse la porte de la pizzeria, Heero est derrière le comptoir en
train de
préparer une pizza.
-«
Tu prends ma commande pour demain. » Roucoule une jeune femme.
-«
Oui, Melle Noin, mais ce ne sera pas Duo qui viendra, il est en arrêt
de
travail pour quelques jours. » Préviens poliment Yuy, parce qu’il
savait
qu’elle avait déjà refusé une livraison quand c’était un nouveau qui
venait.
-«
Oh ! Alors annule la commande, si ce n’est pas lui qui vient. »
Bougonne la
jeune femme.
-«
C’est Quatre qui va prendre son service. J’assumerai les livraisons de
nuit. »
Précise tout de même Heero on ne sait jamais qu’elle se contente de
Quatre ou
de lui.
-«
Annule quand même, quand il reprend du service qu’il vienne me faire
une
livraison »
Mademoiselle
Noin se retourne pour sortir quand elle voit Hilde. « Comment vas-tu
depuis la
dernière fois qu’on s’est vues ? »
-«
Ne tourne pas autour de Duo, il ne sera jamais à toi. » Agresse
directement
Hilde, elle n’avait pas oublié qu’elle lui avait volé son dernier
fiancé.
-«
Pourtant il est vraiment charmant avec moi. » Insiste Lucrézia.
-«
Il est professionnel c’est tout. » Affirme Hilde.
-«
Tu as l’air de bien le connaître ? » Ironise Noin.
-«
Bien sûr c’est mon ami, sans moi, il n’existerait pas. » Affirme Hilde
en
redressant la tête fièrement.
-«
Tu te donnes trop d’importance, ça ne te va pas de travailler, ça te
ramollit
le cerveau, on dirait. » Ricane Lucrézia.
-«
Heero, n’ai-je pas raison ! » Sollicité la brune en se tournant vers le
métis.
-«
Si c’est même la seule chose pour laquelle je te remercie. »
Rétorque-t-il.
Hilde
snobe Lucrézia, qui sort.
-«
Où est-il ? Je veux le voir. » Ordonne Hilde.
-«
Dans ma chambre, il dormait quand je suis revenu de chez toi, je lui
dirais que
tu t’inquiétais pour sa santé, ça va lui faire plaisir. » Répond
courtoisement
Yuy, il y avait des clients qui mangeaient à une table, il ne pouvait
pas faire
d’esclandre, ni la jeter dehors.
-«
C’est un peu normal. Je peux savoir comment il s’est blessé ? Ce n’est
pas
dangereux de livrer des pizzas… » Avance la brune certaine de son
affirmation.
Heero
hausse un sourcil.
-«
Il est allé au casino. » Rectifie-t-il surpris qu’elle ne le sache pas.
-«
Ah bon ? Mais ce n’est pas dangereux pourtant un casino… » C’est vrai
qu’il y
avait des risques parfois quand on gagnait beaucoup à la sortie, ça son
père
lui avait dit, mais Duo devait connaître toutes ses ficelles puisqu’il
était
toujours revenu sans aucun problème.
-«
Tu crois ça ? »
Devant
la non-réponse de la jeune femme il continue :
-«
Les patrons n’apprécient pas les gagnants. Duo avait gagné 300 000
crédits ce
soir là. Il s’est fait attraper par des hommes de mains… il a eu de la
chance
de s’en sortir d’ailleurs… »
Heero
dit la dernière phrase plus pour lui-même que Hilde. Il a vraiment eu
peur pour
Duo quand celui-ci est venu sonner chez lui à 3h du matin…
-«
Et qu’est ce qu’il a ? » S’inquiète Hilde en ayant des difficultés pour
avaler
sa salive. Elle avait déjà vu les armoires à glace qui servaient
d’homme de
mains dans ce genre d’histoire.
-«
Il a pris une barre en fer dans l’estomac, une grande partie de son
abdomen est
violet. Quelques bleus sur les bras, un sur la joue, la lèvre
éclatée…C’est
surtout son estomac qui est inquiétant. » Admet le brun.
-«
Que voulais-tu dire, tout à l’heure en disant que mon père ne pensait
pas que
j’étais une ‘ poupée de salon’, et que vient faire mon père là dedans
d’ailleurs ? » S’alarme la jeune femme.
Heero
soupire.
-«
Attends cinq minutes que je finisse et je prends ma pause. »
-«
D’accord. »
Hilde
se met sur le côté pendant que Heero finit de préparer ses pizzas.
-«
C’est bon. Pour répondre à ta question, ton père étant de passage en
ville Duo
a été le voir pour obtenir ta liberté financière. »
-«
Pourquoi ?… » S’étonne la jeune femme surprise par ce que faisait
Maxwell en
soirée quand elle n’était pas là.
-«
Parce que lui te considère comme une amie. Pour la poupée de salon tu
vaux
mieux que Relena, tu es plus gentille, plus altruiste, c’est un fait… »
Hilde
se sentie gênée. C’est vrai qu’elle ne s’était pas conduite en amie ces
derniers temps elle le réalise. De plus elle tient à Duo, en continuant
ainsi
elle va finir par le perdre aussi en tant qu’ami, ce qu’elle ne veut
surtout
pas !
Tout
à coup…
SCHBAOUM
A Suivre…