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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Hurt/confort/Amitié, tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Quatre, Duo, Trowa, Heero, Relena.

Début d'écriture 25 juillet 2013


Changement

Chapitre deux


Tout en se préparant pour la nuit, elle se fait l'effet d'une collégienne. Seulement, elle était heureuse d'avoir réussi à émouvoir Trowa sans rien faire, juste par sa présence.

Si elle avait été une femme dès le départ, elle sait maintenant qu'ils auraient vécu dès le début une belle histoire d'amour.

Elle pense à tout cela en faisant ses exercices du soir juste avant de prendre ses médicaments.

C'est avec du bonheur plein la tête qu'elle s'endort.

C'est toujours des étoiles dans les yeux qu'elle se lève à sept heures trente, elle va mettre de côté l'installation de son magasin et faire la tenue pour Trowa. Elle a de toute façon bien avancé hier, même si les rayons ne sont pas très fournis, elle a encore beaucoup de caisses à ouvrir mais déjà de la marchandise partout.

Elle essaye de se déculpabiliser, en se disant que cela va lui permettre d'installer réellement le coin des petites mains dans l'arrière pièce et voir si tout est fonctionnel ou si l'aménagement est à revoir.

Elle rêve depuis plus de dix ans de Trowa, la rencontre est plus rapide que prévu, seulement elle se dit que c'est le destin, on ne peut pas aller contre le destin. Alors tant pis si tout n'est pas comme elle le souhaitait pour l'ouverture. Le personnel de vente finira l'installation pendant leur temps de travail, s'il n'y a pas trop de clientes.

Elle n'a pas fait beaucoup de publicité, il n'y aura peut-être pas trop de monde. Elle sourit en pensant qu'elle le souhaite pour que tout soit parfait lors de la deuxième semaine d'ouverture. En général, on espère que cela marche convenablement dès le début.

Elle doit bien admettre que de toute façon elle n'a pas besoin de cet argent pour vivre, c'est plus pour avoir une activité sur le côté. Et puis l'amour a toujours été plus important pour elle. Elle a couru derrière celui de son père en étant mal dans sa peau pour le conquérir. Puis celui des Maganacs en acceptant d'être un chef de guerre cependant elle n'avait pas l'impression d'en avoir les épaules. Ne pas obtenir celui de Trowa a été la goutte d'eau qui a fait déborder son vase de tolérance. Elle a cru devenir folle.

Puis toutes les pièces du puzzle se sont mises en place durant sa première hospitalisation et ses discussions avec le personnel soignant. Et elle est devenue Maria-Louisa.

Vers seize heures, elle a réussi à faufiler tout le costume. Il est magnifique sur le mannequin. Elle irait bien directement le montrer à Trowa et sa sœur, seulement c'est mieux de se faire désirer.

Alors qu'elle sort de sa pièce pour déballer quelques cartons, elle voit quelqu'un collé contre la vitrine qui essaye de voir à l'intérieur, entre deux journaux collés pour en masquer la vue.

Depuis le début des travaux, elle en a vu des curieux le faire, à chaque fois elle a pesté, ces personnes laissent des traces grasses sur sa vitrine. Elle va devoir faire laver les deux côtés avant l'ouverture.

Maria-Louisa fronce des sourcils, elle connaît cette stature. Cela la fait sourire, elle dépose sa caisse et se rend à la porte. Elle déverrouille en disant :

-« Monsieur Barton ? »

Elle le fait entrer et referme directement sur lui. Elle avait bien failli l'appeler Trowa, cela aurait pu éveiller ses soupçons, parce qu'elle n'était quand même pas si différente de Quatre à ses yeux.

-« Je ne voulais pas vous presser, seulement j'étais en ville et Catherine voulait savoir comment était agencé votre commerce surtout pour Laetitia. »

-« Comme j'ai presque fini votre premier costume… » Répond la styliste.

Elle ne veut pas lui dire que c'était déjà fini sinon elle n'aurait pas d'excuses pour venir demain.

-« Vous pouvez dire à Catherine qu'elle peut passer demain à onze heures avec Laetitia. S'il y a des choses qui l'intéressent, je le mettrai dans le livre de caisse après l'ouverture du magasin. » Continue-t-elle.

-« Elles seront ravies. J'ai eu raison de passer. » Sourit légèrement Trowa.

-« Je ne vous mets pas dehors, seulement j'ai encore du travail. »

-« C'est déjà très gentil de faire autant pour nous. J'ai toujours eu horreur de ce costume, mais je ne savais pas quoi lui proposer à la place. » Avoue le saltimbanque en se dirigeant lentement vers la porte.

Maria-Louisa voyait bien que Trowa cherche un moyen de prolonger la rencontre et cela l'émoustille un peu.

C'est certain qu'en changeant souvent de région, si quelqu'un l'intéresse et qu'elle ne fait pas partie du cirque, il doit mettre le turbo dans sa méthode de drague.

Seulement, elle mise plus qu'un coup d'un soir, alors elle ne doit pas lui céder trop rapidement et repousser discrètement ses avances.

En plus, elle a un avantage sur les autres filles, elle le connaît, elle sait qu'elle a plus de chance de l'attirer en résistant, il se sentirait légèrement vexé et il le prendrait comme un défi à relever.

-« J'espère qu'il vous conviendra toujours quand vous l'essaierez. » Sourit la styliste.

-« J'aurai moins l'impression d'être un bouffon et plus respectable également. »

-« À demain. »

-« Oui, à demain. »

C'est sur un petit nuage qu'elle reprend son travail. Elle met des jupes sur des cintres ainsi que des T-shirts manches longues. Dire qu'elle avait voulu le rencontrer pour tourner la page et que leur relation virait au positif. Elle avait envie de se pincer pour voir si elle ne rêvait pas.

Vers dix-neuf heures, elle s'arrête, il faut qu'elle mange pour prendre ses médicaments. Elle se fait livrer chinois, elle n'a pas envie de cuisiner.

Tout en mangeant, elle repasse la journée en boucle en souriant toujours plus.

µµµ

Sa nuit a été magnifique, remplie de rêves romantiques, de promenades au clair de lune, sa main dans celle de Trowa. Des baisers échangés avec la lune pour seul témoin.

Elle essaye pourtant de se raisonner pour ne pas tomber de trop haut, pour ne pas mettre la charrue avant les bœufs.

À sept heures trente, le réveil sonne, il est temps de se lever, si elle ne veut pas prendre du retard dans son traitement. C'est ce qui est le plus contraignant, l'horaire médicamenteux.

Alors qu'elle s'active au magasin, Maria-Louisa se demande si Trowa accompagnera sa sœur et Laetitia. Et puis plus professionnellement, est-ce qu'elle ne devrait pas faire un classeur avec la taille des clientes qui utilisent « les petites mains » ? Cela ferait un gain de temps si elles revenaient.

Elle est en train de faire des piles dans des casiers en bois contre le mur avec la taille inscrite au-dessus. Une sorte d'étagère profonde et pleine. Elle avait imaginé au départ de grands bacs au centre du magasin avec des carrés par tailles. Seulement, elles auraient dû, les vendeuses et elle, les replier constamment. Elle espère un peu plus de respect de cette façon de la part de la clientèle même si elle sait qu'il faudra vérifier une fois par semaine ou en remettant de la marchandise que les tailles ne sont pas mélangées.

Elle a mis un maximum de choses sur des cintres, seulement ce n'est pas possible avec tout.

À onze heures tapantes, elle entend frapper sur la vitrine. Elle se rend directement à la porte pour ouvrir. Elle est un rien déçue de voir que Trowa n'est pas là, même si elle peut comprendre que ce n'est pas amusant de regarder trois femmes en pleine emplette.

En voyant Laetitia, elle comprend pourquoi elle n'a pas facile de s'habiller, elle doit faire un mètre et est plutôt boulotte en plus.

-« Je ne crois pas vous avoir vu dans le spectacle. » Réalise Maria-Louisa.

-« Je fais partie des clowns qui font les entractes pour modifier la piste. » Précise-t-elle en souriant.

Elle aurait pu être une très belle femme avec des centimètres en plus constate la styliste.

-« Alors, je vois lequel, celui avec la poussette. » Déclare Maria-Louisa.

-« Vous avez un bon sens de l'observation. » Approuve Laetitia.

-« Je vous laisse fouiller. Si quelque chose vous plaît, prévenez-moi, je continue le rangement. Faites à votre guise. » Précise la commerçante.

-« Et pour le paiement ? » Interroge Laetitia.

-« Prix d'achat plus prix du tissu s'il y en a. » Sourit la vendeuse.

-« Vous n'allez pas faire fortune si vous ne faites pas des bénéfices. » Réalise Catherine.

Elles laissent Laetitia regarder ce qui lui plaît.

-« Ma famille est aisée, c'est plus pour passer le temps. » Avoue Maria-Louisa.

-« Catherine, tu me donnes un coup de main ! » Demande Laetitia.

-« C'est vrai que mon magasin n'est pas adapté. » Soupire la transsexuelle.

-« Vous faites la mode adulte. » Rappelle Catherine en partant.

Au bout d'une demi-heure, la styliste entend :

-« Enfin Laetitia, tu sais bien que tu ne sais pas mettre ce genre de chose. »

-« Avoue que c'est beau. Et j'ai toujours rêvé d'en mettre »

-« Tu as de trop petites jambes. » Réprimande Catherine.

La commerçante dépose ce qu'elle est en train de ranger pour venir voir de quoi il en retourne. Laetitia tient un jeans en main et aussi une blouse avec beaucoup de dentelles. La taille de la blouse est approximativement un S alors qu'elle doit facilement mettre du L pour le haut et que tout doit être trop long.

-« C'est le jeans pantalon qui vous intéresse ou la texture ? » Demande Maria-Louisa.

-« J'ai toujours rêvé pouvoir mettre des jeans. » Répond Laetitia.

-« OK, en prenant un de la bonne taille aux hanches, en recoupant sur la longueur ou en mettant des pinces cela doit être possible. Et on doit pouvoir agrandir la taille de la blouse en y ajoutant sous les bras des morceaux de jeans en forme de triangle, en plus ainsi pas besoin de payer du tissu. »

Les yeux de Laetitia pétillent de bonheur.

-« Je peux avoir trois jeans ainsi ? » Demande-t-elle.

-« Bien sûr, on va passer aux mesures que je ne fasse pas de bêtises. » Dit la styliste en se dirigeant vers la pièce des petites mains.

Les deux femmes suivent Maria-Louisa et s'émerveillent devant le costume qui attend sur le mannequin.

-« Il est magnifique. Vous aviez raison, le numéro en sera encore plus grandiose. » S'enthousiasme Catherine.

La commerçante s'attelle déjà à prendre les mesures de Laetitia de manière à voir comment elle doit agrandir les blouses. En choisissant la bonne taille pour que la jeune saltimbanque ne soit pas être trop serrée, elle doit nager dans tous ses vêtements. Un T-shirt doit lui faire un trois quarts manche. Au moins, maintenant, elle va pouvoir s'habiller en fonction de ses envies et de sa coquetterie.

Maria-Louisa va chercher un jeans qu'elle estime être à la bonne taille aux hanches pour le tester. Il lui va à ravir du moins à la taille. Sans hésiter, la styliste coupe les jambes à la bonne taille plus le petit ourlet.

Laetitia sourit de plus en plus même s'il est trop large aux jambes. Elle est heureuse de pouvoir être dedans. Avec des épingles, Maria-Louisa prend les mesures pour que le jeans ne serre pas trop mais tombe mieux.

-« Avant de faire les autres, je vous amènerais celui-là tout à l'heure avec le costume. »

-« Vous en faites de trop. Je vois bien que le magasin n'est pas fini d'être installé ! » S'indigne Catherine.

-« Les deux autres jeans, je les prendrais dans la réserve et on pourra toujours finir l'aménagement quand ça sera ouvert. Je n'ai pas fait tellement de publicité. » Avoue la commerçante.

-« C'est étrange comme comportement ! » Lâche la lanceuse de couteaux.

-« J'avais une opération prévue. Je ne savais pas si j'aurai eu la force d'assumer la cohue d'une ouverture en plus. Seulement, elle s'est mieux passée que je ne le craignais. » Sourit Maria-Louisa en finissant les mesures.

-« Je peux aller chercher deux autres blouses ? » Questionne Laetitia.

-« Sans problème, dans la taille S. » Répond la vendeuse.

-« Même des chemisiers ? » Insiste Laetitia.

-« Ce que vous fait envie du moment que ça s'accorde avec le jeans. » Répond en souriant la styliste.

-« Vous faites vraiment une heureuse. » Félicite Catherine.

-« J'espère que d'autres clientes le seront. Pendant qu'elle cherche, je vais finir mon rangement. » Précise Maria-Louisa.

-« Faites, faites, je vais lui donner un coup de main. »

Pendant une demi-heure, les deux saltimbanques continuent leurs achats. La transsexuelle avance dans son rangement.

Quand les deux femmes sortent, elles sont ravies. Le facteur est justement devant la porte, il allait sonner. Il lui tend son colis et trois lettres avant de continuer son chemin.

-« À tout à l'heure. » Dit Maria-Louisa avant de refermer la porte.

Elle monte à l'étage pour manger et déposer le colis dans sa chambre, les lettres sur son bureau.

Tout l'après-midi, elle bâtit le jeans et la blouse de Laetitia, c'est le genre de travail qu'elle aime encore bien réaliser, elle est dans la création, c'est plus sa branche, ce qu'elle aurait aimé faire pour les poupées de ses sœurs.

À seize heures trente, elle va prendre une douche, se fait une beauté sans en faire de trop et elle s'en va avec les vêtements en construction pour les essais.

Quand elle frappe à la caravane de Trowa, Catherine et Laetitia sont déjà là. Au regard un peu plus insistant de la cible humaine, la styliste se rend compte qu'il aurait aimé un peu de temps rien qu'avec elle. Pourtant, elle ne lui laissera pas ce plaisir après la séance.

Maria-Louisa est ravie, les vêtements tombent juste comme il faut aussi bien pour Trowa que pour Laetitia.

-« C'est très bien, je n'ai plus qu'à coudre et faire les autres. Je reviendrais vendredi vers cette heure-ci. » Précise la styliste en rassemblant son travail.

-« Vous ne voulez pas rester un peu ? » Demande Trowa.

-« J'ai encore beaucoup de travail si je veux que les cinq tenues soient prêtes pour vendredi. » Rétorque la styliste en rangeant les costumes dans les housses.

-« Je peux vous inviter au restaurant demain soir ? » Insiste Trowa.

-« Vous n'avez pas de représentation ? » S'étonne Maria-Louisa.

Seulement, elle savait que non, elle avait vu les dates des spectacles. Pas de représentations le lundi, mardi et jeudi soir. Est-ce qu'elle devait accepter ? Si elle voulait que quelque chose démarre et passer du temps avec lui, elle devait y aller. Et puis, ce serait un dernier test, elle ne voulait pas abuser de la situation, elle voulait être aimée pour elle.

-« Pas demain. Je peux passer vous prendre au magasin à dix-neuf heures ? » Propose Trowa.

-« Alors, ce sera avec plaisir. » Accepte la commerçante.

-« À demain soir. »

Maria-Louisa hoche la tête et s'en va.

À Suivre…

Chap 1 - Chap 3

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