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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Hurt/confort/Amitié, tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Quatre, Duo, Trowa, Heero, Relena.

Début d'écriture 25 juillet 2013


Changement

Chapitre trois


Au soir, elle prend sa douche après avoir pris ses médicaments et fait les exercices que lui a donné le kinésithérapeute. En revenant dans son peignoir rose, elle voit sur son lit le colis qui y trône toujours.

Après s'être installée convenablement, elle sort le godemichet de son emballage. Elle se sent mal à l'aise de devoir l'utiliser. Elle ressort de sa couche afin de le laver convenablement comme il est mis sur la notice avant de se remettre sous les couvertures.

C'est à usage médical se motive-t-elle et puis elle va apprendre à découvrir son corps pour si elle a des relations sexuelles un jour.

µµµ

Pendant toute la journée, elle travaille aux vêtements qu'elle doit rendre vendredi en soirée. Elle avance vite et bien. Elle essaye de ne pas imaginer le repas du soir pour ne pas être déçue et surtout pour ne pas perdre le fil de son travail et devoir recommencer. Elle n'a pas le temps pour cela, cinq tenues en deux jours, c'est énorme même si deux sont déjà bâties.

Elle n'aura sûrement plus le temps de travailler à arranger le magasin avant l'ouverture samedi. Seulement Catherine lui a assuré qu'il avait déjà fière allure et de ne pas se tracasser. S'il n'y a pas trop de monde, elles pourront réassortir au fur et à mesure. Elles seront quatre le jour de l'ouverture, deux vendeuses, la couturière et elle qui peut travailler à tous les niveaux.

À dix-huit heures, elle remonte. Elle a fini les deux tenues de Trowa, celles de Laetitia sont bâties et les jeans sont découpés à la bonne taille. Elle sait qu'elle aura fini demain.

Après le repas, quand Trowa la raccompagnera, elle lui proposera de reprendre ses tenues. S'il accepte, elle ne continuera pas son plan drague, c'est qu'il n'a plus envie de la voir.

Elle se prépare avec beaucoup de soin sans en faire de trop. Et elle l'attend dans le magasin en faisant du rangement léger. Il arrive à dix-neuf heures tapantes, un bouquet de roses, œillets et tulipes à la main.

-« Oh, il est vraiment magnifique. Vous permettez, je vais vite le mettre dans l'eau pour qu'il ne s'abîme pas. »

Maria-Louisa le laisse dans le magasin et grimpe vite à l'étage, malgré ses talons aiguilles de cinq centimètres. Est-ce que Trowa avait espéré monter et ne pas sortir ? En tout cas, elle ne tient pas à laisser cette opportunité à son courtisan. Elle sait bien qu'elle n'ira pas au-delà d'un baiser. Elle n'est pas encore assez confiante avec son intimité pour aller plus loin.

Et depuis le début de sa transformation, elle avait bien remarqué le comportement des hommes. Quand l'un d'entre eux faisait preuve de romantisme, c'est qu'il souhaitait obtenir du sexe en retour. Elle devait bien admettre qu'elle avait vu aussi des filles utiliser leur corps et le sexe pour obtenir la sécurité, des avantages en nature.

Elle remplit l'évier et met le bouquet dedans, elle l'arrangera à son retour. Elle redescend en moins de deux minutes, remet une mèche en place en disant :

-« Voilà, je suis prête. Nous allons loin ? »

-« Le restaurant thaïlandais. »

-« Vous y avez déjà mangé ? » Demande Maria-Louisa en ouvrant la porte.

-« Je ne vais jamais au restaurant. »

-« Oh, c'est une attention qui me touche encore plus. » Répond-elle en refermant la porte à clef.

Barton vient se mettre à sa hauteur et ils marchent de concert vers le restaurant. Comme la discussion ne reprend pas, Maria-Louisa lui demande :

-« Pourquoi cet honneur ? »

-« Vous me plaisez beaucoup. Vous me faites penser à quelqu'un que j'ai considéré longtemps comme un petit frère. J'ai perdu sa trace. »

Maria-Louisa ne sait pas trop comment elle doit réagir, lui dire maintenant risque de tout compromettre. Elle est sûre que s'il sait plus tard, il l'aimera et ce ne sera pas si grave. D'un autre côté, elle est déçue de ne pas lui plaire pour elle, mais d'un autre côté, ils viennent de se rencontrer on ne peut pas aimer sans se connaître. Elle se donne une tape mentale, ils n'ont pas discuté plus d'une demi-heure en tout et pour tout, elle ne croit pas au coup de foudre, l'amour se construit et pour cela il faut du temps.

Elle sait bien qu'elle va aussi construire sur du sable car pour elle Quatre Raberba Winner est mort, il ne reste plus que Maria-Louisa Winner. Elle s'est créé un passé où il manque sa vie de pilote de Gundam. Pour le reste, c'est la même chose, seulement elle est enfant unique, ses sœurs n'ayant pas compris son envie de changer de sexe et renier ce qu'il était à la naissance, surtout après tous les efforts de leur père pour avoir un héritier. Elles lui en voulaient de ce nouvel affront à la mémoire de leur père.

-« C'est pour cela que vous cherchez à mieux me connaître ? » Demande-t-elle.

Alors qu'ils arrivent en vue du restaurant, Trowa répond :

-« J'avoue. Et puis vous êtes ravissante. »

La jeune femme sourit et s'arrête devant la porte, attend qu'il lui ouvre comme la bienséance le veut.

Une jeune asiatique apparaît directement pour les placer et leur tendre un menu une fois assis.

-« Il y a aussi un buffet à volonté pour onze crédits plus les boissons. » Dit-elle.

-« C'est celui qu'on voit là-bas ? » S'informe Maria-Louisa.

-« Oui. » Affirme la serveuse.

Maria-Louisa parcourt le menu et se penche vers Trowa.

-« Je préférerais le buffet à volonté. »

-« Faisons ainsi. » Réplique Barton en fermant son menu. « Deux buffets à volonté. »

-« Qu'est-ce qu'on vous met comme boisson ? » Demande la serveuse.

-« Vin ? » Interroge Trowa.

-« Je préfère une eau plate personnellement. » Réplique Maria-Louisa.

Avec tous ses médicaments, elle devait faire attention à l'alcool.

-« Mettez-nous un verre d'eau et une limonade. » Précise Barton.

L'Asiatique s'en va. Elle revient rapidement avec les boissons et un plat avec quelques chips de crevettes.

Maria-Louisa sourit intérieurement, c'est Trowa qui l'a invitée pour se connaître seulement il reste là sans rien dire. Il n'a pas changé pour cela. Il va bien falloir qu'elle alimente la conversation et comme elle ne tient pas trop à s'étaler sur sa vie, elle va lui poser des questions.

-« Vous avez toujours voulu être saltimbanque ? » Demande-t-elle en prenant un chip.

-« Je suis né dans une famille de saltimbanques. Lors d'un accident, j'ai perdu ma famille, j'ai été recueilli par des mercenaires. Durant la guerre, j'ai retrouvé ma sœur et je suis retourné au cirque. »

-« Oh, vous avez eu une vie mouvementée. »

-« Et vous ? Toujours voulu être styliste ? »

-« Je dois dire que oui, je rêvais de faire des vêtements pour mes poupées. Je les dessinais mais je ne pouvais pas les réaliser sauf en papier journal parce que mon père ne trouvait pas que c'était un métier. Et cela n'avait pas du tout le même aspect. »

-« Si vous faites des faveurs à tous vos clients, vous croyez que vous allez savoir en vivre ? » Demande Trowa.

Ils se lèvent pour se rendre au buffet.

-« Je commence par une soupe. Ne vous gênez pas pour moi pour attaquer le buffet. » Dit Maria-Louisa en arrivant là où tout est disposé.

Il y a deux grosses marmites : une contient de la soupe aux cheveux d'ange, l'autre un potage oriental piquant d'après les noms.

La styliste se sert celle aux cheveux d'ange.

-« Je vais prendre l'autre comme ça on pourra goûter les deux. » Propose Trowa.

-« C'est une bonne idée. Et je n'ai pas besoin de travailler, alors autant permettre aux gens de faire de bonnes affaires et de s'habiller à leur goût. »

-« C'est bizarre mon ami venait aussi d'une famille aisée. » Lâche Barton alors qu'ils retournent à leur place avec leur soupe.

Maria-Louisa sent une sueur froide lui parcourir le dos, va-t-il faire le rapprochement et lui tourner le dos ? Est-ce qu'elle a choisi une mauvaise option pour finir ? Elle ne sait plus trop quoi penser ni sur quel pied danser.

Une fois assise, Maria-Louisa tend une cuillère à Trowa en mettant sa main en dessous avant qu'il ne commence à manger la sienne.

-« Sinon votre palais ne va pas savoir faire la différence, surtout si votre soupe est très épicée. »

-« Je n'y avais pas pensé. » Réalise le saltimbanque.

Il s'avance pour venir boire.

-« Elle n'est pas mauvaise. » Admet Barton.

-« Je dois dire que c'est ma soupe préférée. »

-« Vous venez souvent ? » Demande Trowa.

Si elle ne le connaissait pas si bien, elle n'aurait pas vu le petit air déçu de son vis-à-vis, elle décide de le rassurer directement.

-« Venir ? Non, ce n'est pas gai un restaurant seule. Je téléphone et je viens chercher ma commande. »

-« Alors vous saurez me conseiller. »

-« Si vous voulez. Seulement, je ne suis pas une spécialiste et je n'ai pas tout goûté. » Sourit-elle.

-« Vous savez si elle est épicée ou pas. » Réalise Trowa en goûtant la sienne.

Il pouvait constater que c'était vrai qu'elle était légèrement plus relevée que l'autre soupe.

-« Non, parce qu'il n'y a pas la même dose des différentes épices à chaque fois. Avec la même soupe, j'ai déjà eu plusieurs saveurs. »

Ils reprennent le repas en silence, savourant leur soupe. Maria-Louisa chercher un sujet de discussion même si sa compagnie silencieuse est agréable. Vous repartez quand ? C'est idiot, elle sait qu'il n'y a des représentations que jusqu'à vendredi, il y aura quinze jours que le cirque est là.

-« Vous allez où après votre représentation de vendredi ? » Finit-elle par demander.

-« Nous allons dans un autre quartier de L4. En général, on fait les quatre quartiers avant de changer de satellite. »

-« Et vous venez d'un autre quartier ? » Interroge-t-elle avant d'ajouter. « On va chercher la suite ? »

Ils se lèvent et se rendent au buffet qui se situe juste derrière un aquarium. Maintenant qu'ils avaient bu une soupe, ils allaient regarder la suite du repas et continuer à se connaître un peu mieux.

Maria-Louisa estime que le repas se passe bien même si elle doit lui tirer les vers du nez et poser beaucoup de questions pour entretenir la conversation.

µµµ

Alors qu'elle se couche dans son lit après avoir pris ses médicaments et fait ses exercices, elle sourit en repensant au reste de la soirée.

Trowa avait voulu boire un dernier verre chez elle, seulement elle avait décliné l'invitation, en lui disant qu'elle avait encore du travail demain pour tout finir, mais qu'il pouvait reprendre ses tenues qui étaient prêtes. Il n'avait pas voulu, lui disant même qu'ils pourraient ainsi se revoir.

Elle était satisfaite de la manière dont elle avait manœuvré, parce qu'elle connaissait les méthodes des hommes. Si elle l'avait laissé monter, rien ne dit qu'il serait reparti, elle ne voulait pas lui laisser trop de chances d'arriver à ses fins.

Et puis le repas s'était bien passé, ils avaient un peu discuté. Elle le voyait à la façon d'agir de Trowa qu'elle avait une chance d'être plus qu'un coup d'une nuit, ce qu'elle ne voulait pas, qu'elle ne voudrait jamais.

À Suivre…

Chap 2 - Chap 4

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