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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Hurt/confort/Amitié, tranche de vie.

Acteurs : Quatre, Duo, Trowa, Heero, Relena.

Début d'écriture 25 juillet 2013


Changement

Chapitre cinq


Il y a maintenant six mois qu'elle sort avec Trowa. Depuis quatre mois son amoureux a quitté L4, c'est plus difficile de se voir. Ils doivent faire plus de distance pour y arriver. Néanmoins, ils veulent faire cet effort.

Barton vient toujours le jeudi soir, ils ne font plus forcément un restaurant, ils dînent chez Maria-Louisa et il passe la nuit avec elle.

Elle prend ses médicaments dans la salle de bain, elle n'a pas voulu lui dire et elle sait qu'elle ne lui dira pas. Il y a comme une angoisse dans son cœur quand elle pense seulement à lui signaler sa transformation.

Elle sait bien qu'elle construit sur du sable, mais pour elle Quatre Raberba Winner est mort sur cette table d'opération. Si une bonne partie du passé de Quatre elle a réussi à le faire devenir celui de Maria-Louisa, elle n'a jamais rencontré les Maganacs, ni participé à la guerre.

Et elle ne voit pas où est le mal, c'est la vie de Quatre qui a été un mensonge à ses yeux. Elle n'aurait jamais dû naître en homme. Elle n'a fait que rectifier une erreur de la nature. Qui pourrait lui en vouloir ?

Il y a aussi presque cinq mois qu'ils sont amants. Pour la jeune femme, cela a été une révélation, son corps a vibré, moins que maintenant, c'est certain, seulement Trowa lui a fait découvrir des sensations qu'elle n'avait pas su atteindre seule. C'est par tout son corps qu'elle a ressenti du plaisir pas rien qu'avec son puits créé par intervention chirurgicale.

Le samedi soir, c'est elle qui quitte L4 pour retrouver l'homme de sa vie là où le cirque est implanté. Elle passe la nuit, la journée de dimanche avec lui et repart avant le spectacle pour être là à l'ouverture de son magasin sans trop de fatigue.

Bien sûr, ils continuent de se téléphoner quand ils ne se voient pas. Elle ne croit pas qu'on puisse être aussi heureuse qu'elle. Ce n'est pas grave si elle ne le voit pas tous les jours, les retrouvailles sont d'autant plus intenses.

Au moins, ainsi elle sait qu'elle n'envahit pas trop Trowa qui a besoin de son indépendance et elle ne se sent pas trop surveillée comme elle l'a été de tout temps avant qu'elle ne décide de devenir une femme et de couper les ponts avec sa famille et ceux qui ont fait partie de son ancienne vie.

µµµ

Elle était sur le torse de son amant. Ce dernier lui caressait doucement l'épaule après les ébats qu'ils venaient de partager.

-« Samedi ne vient pas. » Lui dit-il.

Maria-Louisa sent son cœur s'arrêter. Ainsi c'est fini, il aurait pu lui dire avant de lui faire l'amour. Elle sent les larmes arriver à ses yeux. Pourtant, elle ne veut pas lui faire le plaisir de verser des larmes de sang devant lui.

-« Pourquoi ? » Arrive-t-elle à demander sans que sa voix ne tremble.

-« Je voudrais t'emmener quelque part dimanche. »

-« Oh et le cirque ? » S'informe-t-elle.

Son cœur vient de reprendre des battements plus joyeux.

-« Ils se passeront de mes services. J'aime bien faire cela une fois l'année et Catherine le comprend. »

-« Faire quoi ? » Insiste-t-elle.

-« Tu verras, c'est une surprise. Tu peux me torturer, je ne dirai rien. »

-« J'aime bien les surprises. » Dit-elle simplement.

Même si elle se demandait réellement ce qu'ils iraient faire.

-« On déloge ? » Demande-t-elle.

-« Tu es bien curieuse. »

-« Il faut bien que je sache pour préparer un sac. »

Elle a toujours, dans une petite trousse, les médicaments qu'elle doit prendre pour deux jours complets et ne pas être prise au dépourvu, seulement elle trouve légitime de savoir.

-« On partira dimanche matin et je reprendrais la direction du cirque et toi de ton commerce dimanche tard en soirée. »

-« Merci, je n'ai pas besoin d'en savoir plus. »

Elle était pourtant très intriguée. Où voulait-il l'emmener ? Elle connaissait suffisamment son passé pour savoir que le cirque c'était sa famille. Qu'est-ce qu'il pourrait aimer faire une fois l'année ? Surtout en plein mois de janvier.

Elle arrête de réfléchir pour profiter un peu de son homme. Elle n'a que trois jours à attendre, ce n'est pas la mer à boire.

µµµ

Et une fois dans son travail, dès vendredi matin, elle n'a plus trop le temps de penser. Son magasin marche bien. Elle a surtout une clientèle qui tient à customiser ses vêtements, les rendre uniques sans devoir le faire elle-même. Maria-Louisa n'avait pas pensé à cette option mais ce n'est pas si grave, elle a bien une ou deux clientes qui utilisent le magasin pour la raison pour laquelle il a été créé, pour elles elle est heureuse de l'avoir fait.

Quand on travaille et qu'on aime ce qu'on fait, le temps file d'autant plus que le magasin ne désemplit pas sans être surchargé non plus. Elle n'aurait pas voulu travailler continuellement dans l'urgence.

Et puis, il y a ceux qui viennent juste pour acheter parce qu'elle a de la belle marchandise, variée et dans beaucoup de tailles.

Samedi soir, elle prépare un bon encas, elle sait que Trowa arrivera très tard, il fait d'abord son spectacle avant de venir. Il aura peut-être envie de grignoter. Elle a fait des toasts avec du pâté de foie, du saumon, du fromage frais.

Quand son amoureux arrive, il est vingt-trois heures, il a déjà les tickets pour la navette de dimanche matin à neuf heures.

Après avoir un peu grignoté, ils vont au lit. Ils devront se lever dès six heures trente pour être dans les temps au port spatial.

Quand Maria-Louisa se rend compte qu'ils partent pour L3, elle se demande ce qu'ils vont y faire. Elle sait que le cirque est sur un satellite proche de L2.

Comme elle n'avait pas su obtenir de renseignements sur la destination, elle avait opté pour un jean bleu clair, un chemisier blanc et une robe courte blanche légèrement fleurie sans manches. Elle avait passé une petite veste en jean qu'elle pourrait ôter facilement.

En taxi, ils arrivent devant une petite maison de briques rouges qui se situe à côté d'un garage du nom « Tout en un. » C'était l'adresse qu'avait donnée son amoureux au taximan.

Trowa entre dans la maison sans sonner, Maria-Louisa accrochée à sa main. Elle s'étonne de son sans-gêne. Est-ce qu'il aurait quitté le cirque et monté son propre commerce ?

Même si elle le voit très bien dans cette profession, elle a son magasin sur L4. Elle ne veut pas devoir l'abandonner.

Des voix lui parviennent. Elle se fige. Elle les connaît. Si elle avait su, elle n'aurait pas accepté de suivre Trowa aussi facilement. Pourquoi prend-elle peur ? Il n'y a aucune raison.

-« Allons, ne fait pas ta timide, ces personnes sont aussi importantes que ma famille du cirque, c'est pour ça que je veux te les présenter. Ils savent déjà que tu viens. » Rassure Barton.

-« Qu'est-ce que tu leur as dit ? » Panique Maria-Louisa.

-« Que j'avais trouvé la personne avec qui je voulais partager ma vie. » S'étonne Trowa.

Cette petite phrase rassure la jeune femme. C'est la plus belle de toutes les déclarations qu'on pouvait lui faire. Trowa l'aime pour elle, peu importe ce qui va arriver après avoir passé cette porte.

Elle expulse l'air de ses poumons, ajuste sa tenue et suis l'homme de sa vie.

-« Alors où la caches-tu ? » Demande une voix que Maria-Louisa ne peut avoir oubliée.

Trowa se décale pour montrer sa bien-aimée. Une masse de cheveux châtains bondit du fauteuil et se précipite vers elle.

-« Bon Dieu, Trowa tu ne pouvais pas nous le dire que tu avais retrouvé Quatre. »

-« Enfin, Duo ouvre les yeux, c'est ma copine Maria ! » S'indigne Barton.

-« Trowa, je ne suis pas aveugle à ce point. Bravo pour le déguisement. Je n'aurai jamais imaginé que tu puisses en faire autant pour nous surprendre. » Déclare en souriant Maxwell.

Il pousse la jeune femme vers Heero, son compagnon et Wufei toujours dans les fauteuils.

-« Enfin Maria, pourquoi tu ne dis rien ? Je sais encore faire la différence entre une femme et un homme surtout au lit ! » Insiste Trowa.

Heero a un petit sourire en coin qui ne présage rien de bon. Duo garde les mains sur les épaules de Maria-Louisa et cela la rassure même si c'est complètement stupide. Wufei, elle ne saurait pas le dire. Il est impassible.

Voyant qu'elle est blanche comme un linge avec le rouge aux joues, le saltimbanque ose demander d'une petite voix indignée, car il commence à avoir un doute.

-« Tu n'es quand même pas Quatre ? »

Comme elle ne dément pas, il recule de trois pas comme si elle était un monstre et dégoûtante.

Wufei se lève pour venir mettre un bras sur son épaule en fusillant Barton du regard. Dans cette position bien entourée, elle arrive à dire ce qu'elle avait pourtant déjà essayé de lui avouer.

-« Si. »

-« Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ? » Lâche écœuré Trowa en reculant encore.

-« Je voulais que tu m'aimes pour moi. Tu ne m'as jamais demandé mon nom de famille. » Rappelle doucement Maria-Louisa.

-« Je croyais que Louisa c'était ton nom de famille. »

Maria-Louisa cligne plusieurs fois des paupières, très surprise par la réponse de son amant. Mais cela expliquerait qu'il l'appelait toujours Maria même dans l'intimité.

-« Comment pouvais-tu ne pas l'avoir reconnu. » Accuse Heero.

-« Je crois qu'inconsciemment, je ne voulais pas me rendre compte que c'était lui et que je sortais avec un monstre. » Laisse tomber Barton.

-« Comment oses-tu ? Le monstre c'est toi de ne pas voir la grandeur d'âme qu'il a toujours cachée. Comment peut-on sortir avec quelqu'un depuis presque six mois sans chercher à en savoir plus sur elle ? Tu es vraiment un imbécile ! » Lâche Wufei en tirant Maria-Louisa vers un fauteuil.

La jeune femme n'en revenait pas, elle n'aurait jamais cru que l'aide viendrait du Chinois. De Duo, oui mais pas du fier dragon.

Maxwell vient passer un bras autour des épaules de Maria-Louisa.

-« Je sais bien qu'on ne choisit pas de qui on tombe amoureux et qu'on fait des bêtises par amour, alors il ne faut pas t'en vouloir. » Essaye de rassurer Duo.

Heero se tourne vers son compagnon et tire un coup sec sur la natte qui pend dans le fauteuil.

-« C'est pour moi que tu dis ça ? » Accuse-t-il après.

-« Tu sais bien que non. C'est qui qui voulait te pousser dans les bras de Relena parce qu'il se croyait indigne de toi ? » Sourit Maxwell.

Wufei en profite pour tendre son mouchoir à Maria-Louisa pour qu'elle puisse s'essuyer les yeux et se moucher. Elle n'ose plus regarder Trowa dont elle sent le regard haineux posé sur elle.

Barton s'est installé près d'Heero, le plus loin possible de celle qu'il aimait il n'y a pas cinq minutes. S'il pouvait, il demanderait au couple qui invite s'il peut prendre une douche. Seulement vu la réaction de Wufei et Duo il n'est pas persuadé arrivé à la porte de la pièce.

Yuy pose sur elle un regard intrigué mais il n'y a rien d'agressif dedans.

-« Tu veux un petit remontant avant qu'on ne passe à table ? » Demande Maxwell.

-« Je ne peux pas à cause des médicaments. Tu aurais un verre d'eau ? » Interroge Maria-Louisa.

-« Bien sûr, je te l'amène. Je comprends mieux que la dernière fois qu'Heero a fait une recherche pour te retrouver il ait fait chou blanc. Il avait trouvé Maria-Louisa Winner, seulement on a cru à une de tes sœurs. » Explique Duo de la cuisine.

Il revient rapidement avec un grand verre d'eau.

-« Si tu servais l'apéritif. » Lâche Yuy.

Duo repart et revient avec la sangria que son compagnon commence à servir pendant que Maxwell part chercher les chips.

-« Tu peux manger normalement ? » S'inquiète d'un coup le serveur.

-« Oui, Duo, il faut juste faire attention à l'alcool comme pour beaucoup de médicaments. » Sourit-elle.

Malgré la bonne volonté de certains, il reste une tension dans le salon.

-« Et on est chez qui ? » Demande Maria-Louisa.

-« Chez Heero et moi. » Réplique Duo en lui tendant le plat d'amuse-gueule.

-« Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? » Insiste-t-elle pour que la discussion ne meure pas.

Elle ne veut pas qu'il y ait une mauvaise ambiance surtout pas à cause d'elle.

Pourtant, tous les regards se tournent vers Trowa, mettant la jeune femme encore plus mal à l'aise.

-« C'est charmant à croire que tu ne lui as jamais parlé de nous ! » Lâche cinglant Heero.

Duo met sa main sur l'avant-bras de son homme pour qu'il se calme.

-« Nous tenons le garage à côté. Je m'occupe plus de la carrosserie, Heero la mécanique et bien sûr la comptabilité. Ce qu'on préfère, c'est remettre en circulation des épaves. Quand on n'a pas de travail, je vais à la casse chercher une vieille voiture et on la tune pour le plaisir avant de la revendre. » Explique Maxwell.

Heero se lève et va chercher un livre dans la bibliothèque pour le tendre à Maria-Louisa. Dedans, il y a une photo de la voiture prise avant et pour la vendre.

Elle commence à le feuilleter.

-« C'est magnifique. » Dit-elle.

-« Tu n'as pas fait un book avec tes tenues ? » Demande Wufei.

-« Non, parce que beaucoup des clientes aiment avoir des tenues uniques. Si on peut copier le style, je vais perdre des clientes. Vous savez ce que je fais ? » S'étonne Maria-Louisa.

-« On a vu la nouvelle tenue de Trowa, alors il nous a un peu parlé de sa copine. » Explique Chang.

-« OK et toi toujours preventer ? » Interroge-t-elle.

-« Non, je tiens une agence de détective privé sur L3. » Répond le Chinois.

-« Pourquoi êtes-vous tous sur L3 ? » S'étonne-t-elle.

-« L1 plus L2 égal L3. » Rit Maxwell.

En plus c'était la vraie raison. Après le putsch de Marie-Meiya, Heero et Duo s'étaient rendu compte qu'ils ne pouvaient pas vivre loin de l'autre.

Il y avait eu un essai après la guerre et un autre quand Heero avait travaillé pour Relena. Durant toutes ces périodes, il pensait continuellement à Duo. C'était pour cela qu'il avait quitté sa place et qu'il s'était rendu sur L2 pour l'y retrouver. Maxwell travaillait toujours pour Howard avec Hilde.

Ils voulaient se construire un univers rien qu'à eux, ils avaient choisi une profession. Heero avait pas mal d'argent de côté grâce à son salaire de garde du corps durant cette année de séparation. Duo avait principalement amené les idées et son amour de la carrosserie ainsi que ses talents de peintre.

Maxwell avait lancé cette idée en blaguant et Yuy avait tout mis en œuvre pour la réalisation de ce concept. C'est comme cela qu'il avait acheté un vieux garage à côté d'une petite maison et qu'ils avaient quitté leur ancienne vie sans un regret.

-« Mon affaire, je peux la mettre partout, je n'avais pas envie d'être seul alors je me suis rapproché de ces deux-là. » Explique Wufei.

Grâce aux discussions, l'apéritif se passe bien, même s'il reste beaucoup de tensions entre Trowa et Maria-Louisa. Si la jeune femme cherche le regard de son amant, ce dernier l'évite par tous les moyens.

À Suivre…

Chap 4 - Chap 6

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