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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Hurt/confort/Amitié, tranche de vie.

Acteurs : Quatre, Duo, Trowa, Heero, Relena.

Début d'écriture 25 juillet 2013


Changement

Chapitre sept


Tout le reste de la semaine, Wufei vient la chercher à la fermeture du magasin pour l'emmener dans les différents quartiers de L4. Ils apprécient tous les deux ces moments qu'ils clôturent par un restaurant. Aujourd'hui, ils ont décidé de tester un thaïlandais. Ils sont installés l'un en face de l'autre, c'est plus facile pour discuter en mangeant.

-« Qu'est-ce que tu fais en journée ? » Demande Maria-Louisa.

-« J'ai visité les agences intérimaires pour les emplois, puis les agences immobilières. S'ils peuvent avoir un logement de fonction, ils veulent pouvoir acheter ou louer une maison rapidement. »

-« C'est vrai que tu sais difficilement faire ce genre de démarches en soirée. » Sourit-elle.

-« C'est certain. Le reste, je préfère le faire avec toi, c'est nettement plus agréable. »

-« J'ai eu Duo hier au téléphone, il me demandait si je m'amusais bien. Tu leur as dit que tu étais ici ? Je n'ai pas voulu nuire à ton intimité. »

-« C'est eux qui s'occupent de mon appartement quand je m'en vais. Ils font du mouvement en mon absence. Ils savent, en général, où je vais et pour combien de temps. » Répond Wufei.

-« J'en suis heureuse. Vous m'avez tellement manqué. Seulement, j'avais envie de renaître. »

-« C'est compréhensible. Néanmoins, le monde n'est pas rempli de Trowa Barton à l'esprit fermé. Je me demande ce qu'il pense intérieurement de la naine et du géant du cirque. »

-« Il parlait peu d'eux. Laetitia, la naine, m'a sonné il y a trois jours pour me demander si je pourrais encore lui faire des vêtements, elle se sentait tellement femme maintenant. Elle avait une petite voix, un peu paniquée comme si j'allais refuser. » Raconte tristement Maria-Louisa.

-« Qu'est-ce que tu lui as répondu ? Même si je crois savoir déjà la réponse. »

-« Qu'elle sera toujours la bienvenue dans mon magasin et que je continuerai de lui envoyer les choses qu'elle me commanderait, pas seulement parce que je suis commerçante. »

-« Je te retrouve bien là. » Sourit Chang.

-« Il se fait tard, demain, je dois te montrer tous les parcs en une journée, cela va faire beaucoup de marche. »

-« On n'a pas besoin de rentrer dans tous. » Dit-il en appelant le serveur. « L'addition. »

L'homme revient rapidement avec un carnet fermé et la souche à l'intérieur.

-« J'aime bien le parc animalier, il est reposant. Moins, les parcs d'attractions. »

-« Du moment que j'ai vu l'extérieur, la caisse pour les prix, je peux faire une recherche sur le net. Il restera deux jours que je consacrerais plus à mon emménagement ici. » Dit-il en ouvrant le carnet.

-« Ce n'était pas des paroles en l'air ? »

-« Bien sûr que non. Plus tu me montres ton satellite plus je l'apprécie. » Avoue-t-il en sortant son portefeuille.

-« Cela me fera plaisir de sortir et te rencontrer entre deux missions. » Sourit la jeune femme.

-« Si tu as encore du temps à me consacrer. »

-« Je ne sors pas beaucoup. Winner sur L4, ça n'aide pas à se faire des amis. C'est une des raisons pour laquelle je n'ai mis que mon prénom sur la devanture. »

-« Alors, je me ferai un plaisir de te sortir. » Sourit Chang.

Il appelle le serveur pour payer l'addition. Comme tous les soirs, le Chinois la reconduit jusqu'à chez elle, dès qu'elle ouvre la porte, il s'en va.

µµµ

Mardi, Wufei l'attend à la fermeture.

-« J'ai trouvé le logement, tu veux le voir ? » Demande-t-il directement quand Maria-Louisa vient le retrouver.

-« Bien sûr ! Tu as déjà les clefs ? » S'étonne-t-elle.

-« Oui, c'était vide alors nous avons signé, nous sommes passés à la banque pour tout régler. »

-« Tu as été fameusement vite, tu es sûr de toi ? » S'inquiète-t-elle alors qu'elle lui emboîte le pas.

-« Tout à fait, c'est plus petit que sur L3 mais c'est le même prix. Je sais que je pourrais l'assumer. Voilà, c'est ici. »

Maria-Louisa regarde l'immeuble de quatre étages, voit bien que le troisième est vide. Cela restera discret pour les personnes qui veulent avoir affaire à un détective. Et c'est situé à cinq minutes à pied de chez elle.

-« Tu pourras mettre une plaque sur le mur ? » Demande Maria-Louisa.

-« Oui, il y a un interphone, trois appartements par étage. Cela portera suffisamment à confusion. Viens. »

Il ouvre la porte, il pousse sur le bouton de l'ascenseur et le numéro trois quand la porte s'ouvre. Arrivé au bon étage, il se dirige vers la gauche et introduit la clef dans la porte de l'appartement onze. Il y a d'abord un long hall.

-« Je mettrai deux chaises et une table basse pour si des clients doivent attendre. Puis là, ce sera mon bureau et dans l'autre pièce, ce sera ma pièce à vivre avec la cuisine équipée et la possibilité de mettre un clic-clac, une petite table pliante dans le mur. »

-« Tu vas savoir vivre dans aussi peu de place ? »

-« Tout est parfait. Je fermerai à clef la partie privée pour plus de sécurité quand j'aurai de la clientèle. »

-« Et si tu pars sur une enquête, je pourrais venir m'occuper de ton appartement ce n'est pas loin. » Réalise également Maria-Louisa.

-« C'est ce qui m'a décidé. Pas que je te prenne pour ma domestique. On se verra souvent. »

-« Si tout te convient. »

-« Viens, on va souper. » Dit-il en lui prenant le coude.

Le repas se passe bien, ils sont heureux de leur soirée.

Alors que Chang reconduit la jeune femme, elle lui dit :

-« Cela va me manquer de ne pas te voir demain soir. »

-« Ce n'est que partie remise. » Affirme-t-il.

Ils sont devant le commerce, elle introduit la clef dans la serrure.

-« À bientôt. » Dit-elle en lui déposant un baiser sur la joue.

Elle ouvre la porte, lui sourit et la referme. Elle a deux minutes pour quitter l'enceinte de son magasin sans déclencher l'alarme.

Elle a le cœur déchiré, Wufei va vraiment lui manquer.

µµµ

Il doit être quatorze heures quand le Chinois entre dans le magasin avec un magnifique bouquet de frésias blanc dans une main et sa valise dans l'autre.

- « C'est en remerciement des heures passées à me guider et ta présence plus qu'agréable. »

-« Elles sont magnifiques, mais il ne fallait pas. J'y ai pris autant de plaisir que toi, je crois. »

-« Alors en gage de mon amitié. »

-« Merci, Wufei, ça me touche énormément. »

-« Je me sauve, sinon je vais rater ma navette. »

Alors qu'il passe la porte et qu'elle observe le bouquet, elle regrette de ne pas lui avoir dit de revenir vite.

Elle interpelle une vendeuse et monte dans son appartement pour mettre les fleurs dans un vase qu'elles ne se gâchent pas. Elle s'en veut un peu de sentir son cœur s'enflammer pour Wufei, elle se croyait tellement amoureuse de Trowa, il n'y a de ça que trois semaines.

Néanmoins, elle doit bien admettre qu'ici ses sentiments sont différents, il y a du respect, de la tendresse. Elle ne s'est jamais sentie en insécurité avec Chang, il est tellement gentleman et courtois, par là si différent de Trowa.

Elle n'a jamais eu peur de se faire rejeter du coup, elle était aussi beaucoup plus franche dans ses gestes et ses paroles. Alors qu'elle installe le bouquet convenablement, Maria-Louisa se rend bien compte qu'elle est aussi très fautive dans la perte de son premier amour. Elle a couru derrière un physique plus qu'une personnalité et surtout elle a construit sa vie sur des mensonges.

Trowa aussi puisqu'il lui avait « caché » une partie de sa vie qu'elle n'avait découvert qu'avec la rencontre de ses amis. Si elle le savait, il ne lui en avait jamais parlé. Seulement, elle sait aussi qu'il l'aurait repoussé, si elle lui avait dit qui elle était réellement.

Elle réalise enfin qu'elle a voulu ce petit moment de bonheur en sachant pertinemment qu'il serait éphémère, c'est aussi pour cela qu'elle repoussait toujours plus loin le moment de lui dire qu'ils avaient un passé commun. C'est pour cela qu'elle ne lui en veut pas, elle avait essayé d'être aimée pour elle-même et il n'avait pas su aller au-delà de son ancienne vie.

C'est beaucoup plus serein qu'elle redescend pour reprendre sa place dans le commerce.

Les jours s'enchaînent sans qu'elle ait de nouvelles de Wufei. Elle lui a envoyé un mail après deux jours, seulement il n'a pas répondu.

µµµ

Elle finit par se dire qu'elle était encore en train de se monter la tête quand une grosse semaine plus tard, elle le voit pousser les portes de son magasin avec une boîte dans les mains.

Elle se dirige directement vers lui, elle est tellement heureuse de le revoir.

-« Je n'ai pas cherché où il y avait d'autres couturières, je peux le faire. » Commence le Chinois après lui avoir dit bonjour.

-« Dis toujours. »

-« Les tentures de mon ancien appartement ne sont pas adaptées aux nouvelles fenêtres. J'ai les mesures des fenêtres et la hauteur des tringles par rapport aux fenêtres. »

-« Viens avec moi, je le ferais personnellement. Tu veux des tentures justes en dessous des fenêtres, au ras du sol ? » Commence-t-elle.

Wufei lui emboîte le pas alors qu'elle se dirige vers le fond du magasin.

-« Tu es bien installée. Tu pourrais ajouter possibilité de travaux de couture s'il te manque du travail. »

-« Ce n'est pas ce que je préfère faire, il manque le côté artistique. » Sourit-elle.

Puis elle ouvre la caisse que Wufei a déposée sur la table. Elle voit des tentures rouges avec des lettres chinoises noires. À la doublure, elle se rend compte que c'est celle de sa pièce à vivre qui fait office de chambre. Elle se souvient de la disposition et du gros radiateur en fonte sous la fenêtre.

-« Tu as beaucoup de marge avec le radiateur ? »

-« Cinq gros centimètres, je n'ai pas pensé à ces mesures-là. » Avoue-t-il.

-« Ce n'est pas grave, on peut souvent les glisser derrière le radiateur pour ne pas perdre de la chaleur. Tu as besoin de tout cela rapidement ? »

-« Il n'y a pas de volets et comme je dors tard quand je fais des filatures nocturnes. »

-« Tu ne travailles pas déjà ici ? » S'estomaque-t-elle.

-« Si, je suis arrivé lundi avec un travail. Je travaille avec la police. »

-« Oh, je suis impressionnée. Je vais essayer de te le faire dans la journée. »

-« Ce n'est pas si urgent ! »

-« Il faut que tu puisses dormir ! » S'insurge Maria-Louisa.

-« Tu es vraiment adorable. Barton ne sait vraiment pas ce qu'il manque. »

-« Ne me fais pas marcher. »

-« Maria-Louisa, si je viens ici, c'est pour toi. J'ai laissé sa chance à Barton, je ne laisserai pas quelqu'un d'autre entrer dans ton cœur. Déjà durant la guerre j'avais été attiré par la douceur qui émanait de toi, cela m'avait séduit et tu es toujours pareil en tant que Quatre ou Maria-Louisa. Tu as cette grandeur d'âme qui m'a ému à notre première rencontre. »

La jeune femme met sa main sur sa poitrine, retient ses larmes. Il y a pourtant tant de questions qui viennent se percuter dans son esprit surtout une qu'elle finit par poser.

-« Pourquoi ne m'as-tu pas cherché quand je n'ai plus donné de signes de vie ? »

-« Duo m'a dit que ton cœur battait pour Trowa. Je n'avais pas l'impression de faire le poids pour rivaliser avec lui. »

-« Oh que si, ton enveloppe n'est peut-être pas aussi musclée, seulement ton cœur est bien plus pur. Je suis désolée de ne pas t'avoir remarqué à cette époque. » Dit-elle en se rapprochant.

-« Au moins, cela t'aura permis de trouver ton identité et plus cette confusion que je sentais en toi. » Dit-il en l'attirant dans ses bras.

Tendrement enlacée, Maria-Louisa sait qu'elle va trouver le bonheur, elle aura mis le temps presque dix ans mais elle y arrive enfin. Elle est bien dans son corps, bien dans sa profession. Elle va laisser le temps faire son œuvre pour finir par se sentir bien dans son cœur.

FIN

Fin d'écriture : 26/10/2013

Chap 6 - Accueil

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