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facination

Disclaimer : Les personnages ne m’appartiennent pas mais sont à Stephenie Meyer.

Rating : T

Acteur : Edward, Bella, Emmet, Rosaline, Alice, Jasper, Jessica.

Beta lectrice : Mary D. San

Début d’écriture : 08 janvier 2013.


Elle brise les règles.


         Je m’appelle Edward Cullen et je vis dans le petit village de Forks près de Seattle. Si on y habite, mon père et sa femme, Emmet et sa copine Rosaline, Alice et Jasper, c’est surtout à cause du climat. Le soleil n’y brille pas souvent et pour nous c’est mieux.

         Il y a beaucoup de bruits qui courent sur ce que nous sommes et le plus faux reste que nous devenons un tas de poussière sous les rayons du soleil. Ce qui nous arrive, c’est seulement que notre teint diaphane fait que nous scintillons comme la neige sous le soleil.

         Par contre, oui nous sommes attirés par l’odeur du sang humain comme le requin ne résiste pas au sang. Pour nous, il faut combattre cette envie surtout que notre famille est comme qui dirait végétarienne.

         Mon père, celui qui m’a sauvé d’une mort certaine en me transformant au début du  vingtième siècle, a décidé un jour que l’homme ne serait pas notre gibier.

         C’est aussi pour cela qu’on est à Forks, pour la verdure, les bois et les animaux qui les peuplent, même si parfois on doit se déplacer un peu plus loin pour les trouver. Ils sont notre alimentation. Même si nous ne buvons plus de sang humain, la tentation reste grande.

         Nous ne dormons pas, nous n’en avons plus besoin, cela nous laisse du temps pour découvrir, apprendre tout ce qui nous intéresse.

         Bien sûr comme nous tenons à nous intégrer, père étant médecin, il faut bien que nous nous rendions à l’école et puis j’aime apprendre. Chaque fois qu’on change de région, je peux recommencer mes études dans un autre cursus et approfondir ma culture générale.

         Nous ne pouvons pas rester trop longtemps au même endroit, les gens finiraient par se rendre compte que nous ne vieillissons pas. Avoir dix-sept ans pour toujours n’est pas évident à cacher, tout comme pour les membres de ma famille, même s’ils font plus âgés.

         Je suis le premier Cullen transformé par mon père et pourtant, je passe pour le plus jeune.           

         Alors que je me prépare pour me rendre à l’école, je soupire, ce serait tellement plus facile si l’école n’était pas mixte. Oh, ce n’est pas parce que je n’aime pas la gente féminine. Bien au contraire, justement, elles affolent mes sens régulièrement. En temps normal, confronté au problème, je m’empêcherais de respirer et de sentir. Seulement, je ne peux pas le faire pendant huit heures, cela passerait pour suspect.

         On est déjà épiés quand nous nous rendons à la cantine, nos plateaux pleins, qui ne diminuent jamais, ne passent pas inaperçus. D’un autre côté ne pas nous rendre à la cantine serait tout aussi suspect.

         Et puis, je ne tiens pas à m’empêcher de respirer trop longtemps car j’aime cette action qui apporte à mes sens une multitude d’informations sur mon environnement, me prévient des dangers également.

         Je dois avouer que de toute façon, c’est pour apprendre que je vais à l’école pas pour me faire des amis et puis si on aime aussi se retrouver à la cantine c’est parce que durant le temps de midi, je peux me permettre de fouiller l’esprit des gens, voir ce qu’ils pensent. C’est un moment réellement divertissant qu’on apprécie tous. Je raconte à mes pairs ce que je décrypte.

         Quand elle entre dans le réfectoire, je la repère de suite, même si je fais semblant de rien, il faut dire que c’est la première fois que je la vois, elle doit être nouvelle et puis je sens directement qu’elle est différente.

         Si j’arrive à savoir rapidement qu’elle et sa copine Jessica parle de nous, avec ce que l’esprit de Jessica laisse percer, je n’arrive pas à sonder le cerveau de la nouvelle, ni savoir ce qu’elle pense au fin fond de son âme.

         Cela m’intrigue tellement que je finis par l’observer. Elle est plutôt commune avec ses cheveux bruns et son teint presque ivoire.

         Au moins, il va y avoir de l’attrait en plus des études et cela me plait.

         Petit à petit, je me décontracte, c’est une belle journée. À par la nouvelle, les autres se sont habitués à notre présence.

         Après l’heure de cantine, il y a science nat, au labo et j’adore ce cours, je suis seul à ma paillasse, les autres préférant m’éviter. Pourtant dès que la nouvelle passe la porte un peu en retard sur les autres, elle parcourt la salle du regard et là son odeur m’assaille.

         Déjà en temps normal, leur odeur à cette période du mois me rend nerveux et m’oblige à me contrôler. Seulement, elle, l’odeur de son sang est merveilleuse, m’ouvre un appétit que je croyais maitriser mieux que cela depuis le temps.

         Je voudrais bloquer ma respiration, seulement l’appel de son sang est le plus fort, m’obligeant à me concentrer. Je ne voulais pas la dévisager de la sorte seulement, j’étais en colère contre moi de ne pas arriver à mieux me maitriser.

         Alors qu’elle va vers le professeur pour lui montrer sa fiche qu’elle a en main, elle trébuche. Si jamais elle se blesse, je sens que je vais devenir fou, être capable de me jeter sur elle pour la vider de son sang.

         Déjà que son odeur est tentante, alors qu’il n’est pas si frais que cela.

         Je suis soulagé, elle s’est rattrapée avant de se faire réellement mal.

         J’ai un mouvement de recule quand je constate qu’elle vient vers moi. Pourquoi fait-elle cela ?

         Parce qu’il n’y a pas d’autres places, idiot.

         Alors qu’elle s’installe à côté de moi, je n’ai qu’une envie : lui sauter dessus. La dépouiller de ce liquide qui semble aussi doux qu’un nectar à mes sens. Alors qu’elle dépose son livre et sort ses affaires, je m’éloigne au maximum en me mettant à l’extrémité de mon tabouret, la figure en biais pour fuir l’appel de son sang.

         Dire que le professeur parle de l’anatomie cellulaire, un cours plutôt lassant que j’ai déjà vu plusieurs fois. Pas moyen de me concentrer dessus pour oublier les odeurs qui m’assaillent.

         Je serre la main sur ma cuisse dans l’espoir de détourner son attention. J’ai bloqué ma respiration, il ne faut surtout pas qu’elle le remarque. Moi qui était intrigué par elle car je n’arrivais pas à lire dans son esprit, là je suis envouté par son arôme, je ne crois pas que je vais rester souvent près d’elle. Fini d’essayer de comprendre pourquoi je ne peux pas la sonder.

         Le cours semble s’éterniser alors que je l’ai toujours apprécié. En plus mon regard est continuellement attiré par elle, seulement les idées qui traversent mon esprit me font peur, me révulsent. Comment est-ce que je peux m’imaginer boire un peu de son sang ? L’avoir près de moi comme un calice, juste pour le plaisir. Je suis immonde, surtout que c’est impossible.

         Si je la vide, je la tue, si je ne bois pas tout son sang je la transforme. La vie est belle, parfois je regrette le choix que j’ai fait dans la précipitation. Je n’ai pas eu vraiment le temps de comprendre toutes les implications du changement de statut. Je voulais vivre, et pas au prix d’autre vies.

         Quand la cloche sonne, je n’hésite pas une fraction de seconde. Je range mes affaires, lui tourne le dos pour me lever et sortir le plus rapidement possible à la vitesse d’un humain. Il ne faudrait pas qu’en plus je me dévoile et que j’attire trop l’attention sur ma famille. Il nous faudrait à nouveau partir, hors on est bien ici.

         C’est décidé, je ferai une demande pour changer de cours de sciences naturelles. Cela ne doit pas être la seule classe avec le même niveau.

         Rassuré, je suis le cours suivant plus sereinement.

         À la fin de la journée scolaire, je me rends à l’accueil pour exposer mon envie de changer de classe. Je fais du charme à la secrétaire, en général c’est suffisant pour obtenir ce que je souhaite.

         Alors que j’essuie mon premier refus parce que l’année est déjà bien entamée, je sens l’odeur qui me fait tant perdre mes moyens. Ce n’est pas possible qu’elle m’obsède à ce point. Ce n’est pas parce que je pense à elle que son arôme doit emplir mes narines. Je deviens fou.

         Un courant d’air se fait, m’apportant son parfum. Cette fois j’en suis sûr, je n’ai pas rêvé. Je me retourne légèrement pour vérifier quand même.

         C’est bien elle, en plus on vient de me refuser une nouvelle fois ce changement de classe. Je préfère laisser tomber, il faudra bien que je la côtoie. Même si son parfum est envoutant, je sais que je peux y résister en bloquant ma respiration. Je prendrais les devants avant son entrée en classe.

         Et puis il n’y a que cinq jours par mois qui me seront vraiment pénibles.

         C’est aussi d’être pris au dépourvu qui m’a fait paniquer. Je vais y arriver, comme je finis par réussir ce qui me tente.

         Alors je remercie la préposée à l’accueil et je m’en vais. Avoir un cours avec elle m’aidera à comprendre pourquoi je ne sais pas savoir ce qu’elle pense.

         Et puis cela fait du bien de mettre un peu de piment dans la vie. J’aime les défis et les relever. Sans la regarder, je passe à côté d’elle. Je sens son regard sur mon dos. Ainsi nous sommes deux à être intrigués.

À suivre...

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Commentaires

Note d'auteur de fin : C'est juste une idée qui m'est passée par la tête en voyant la réaction de Jasper quand Isabella se coupe et qu'elle perd une goute de sang.

Fin d'écriture le 14 janvier 2013.