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Disclamer
: Ils sont à Tokita/Yadate/tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas
les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre
: Yaoi, amour/romance.
Lectrice
01 :
Arlia Eien
Remerciements
: Dédicace toute particulière à ma Brute de décoffrage et mon rayon de
soleil,
à qui je dois ce que je suis.
Pour
votre facilité les sms sont en italique en début de bordure, les mails
en
italique centré
Chap
3
Lloyd
a fini son émission, il est 21 heures quand il sort des studios. Il ne
sait pas
vraiment à quoi c’est dû mais Max reste dans ses pensées depuis un
moment en
dehors des contacts radios, de plus en plus souvent, il pense à lui en
rentrant
chez lui, repensant à ses mails ou ses appels sur le trajet. Ca
l’étonne parce
que ça ne lui est jamais arrivé auparavant. Pour lui, il y a
l’animation, tout
ce qu’il tourne autour et le reste de sa vie.
Il
marche jusqu’à sa voiture qu’il ouvre avant de se glisser derrière le
volant.
Tout en conduisant vers son domicile à une demi-heure de l’antenne
radio, Lloyd
repense à la fin de la guerre, à ce qu’il a vécu depuis janvier AC 198.
A cette
époque, il avait pour nom de code Heero Yuy, après avoir fini son
service
auprès de Relena Peacecraft. Il avait voulu disparaître. La paix était
là et
bien installée. Il pouvait penser à lui puisqu’il avait survécu.
Mais
il voulait tout reprendre à zéro, sortir de l’ombre et pouvoir devenir
un
quidam, ce qui est un peu contradictoire. Pour ça, il s’était refait
une
nouvelle identité, avec un passé. Ce serait la dernière identité qu’il
se
créerait. Il faisait un trait sur son passé de militaire et de pilote
de
gundam, plus jamais il n’y ferait référence.
Il
y avait longtemps réfléchi avant de se décider, c’est vrai qu’il
voulait
devenir anonyme, mais il voulait garder ses racines, son passé. S’il
avait
choisi son prénom Roy s’était à cause de Duo Maxwell, qui l’appelait
tout le
temps Ro’, il ne se sentait pas trop dépaysé. Godwin, c’était une
anagramme de
Odin et Wing, en ne reprenant qu’une fois chaque lettre. Dans son
nouveau nom,
il y avait tout ce qui était important à ses yeux.
Pour
la date de naissance, il devait avouer qu’il avait juste tiré au sort,
il n’en
avait jamais eue, mais tout le monde en avait une, il devrait la donner
pour
s’inscrire, pour avoir un numéro de registre national, et les chiffres
choisis
n’avaient pas grande importance non plus.
C’est
naturellement qu’il avait coupé les ponts avec les autres pilotes
puisqu’il
avait fait une croix sur le soldat et tout ce qui allait avec ce statut.
Une
fois sorti du néant, il s’était inscrit dans une école d’art plastique
du
royaume de Sank, tout ce qui touchait à l’art l’avait toujours attiré.
On le
considérait comme un grand timide parce qu’il n’arrivait pas à se lier
facilement aux autres. C’est un autre étudiant qui lui a proposé
d’animer à la
radio de la faculté pour l’aider à se faire des connaissances et
chasser sa
timidité. Il y travaillait également pour la même raison, Marc Portis,
c’est
son nom, ils sont amis depuis l’époque et travaillent encore à l’heure
actuelle
pour la même radio.
Ils
s’y étaient retrouvés par hasard, il y a cinq ans et n’avaient plus
perdu le
contact depuis. Marc anime le week-end et lui en semaine, mais ce n’est
pas une
raison pour ne pas prévoir de temps en temps, une virée entre copains.
Et
derrière son micro, Heero a découvert un autre monde, il a pris de
l’assurance,
il aime pouvoir être lui, dire ce qu’il pense sans le dire à de vraies
personnes, découvrir tout ça a été comme une libération pour lui.
Sentimentalement
parlant, à l’époque où il avait travaillé pour Relena, ils avaient eu
une
liaison amoureuse, mais les deux jeunes gens s’étaient vite rendus
compte
qu’ils étaient ensemble plus parce que le monde les attendait unis, que
parce
qu’ils s’aimaient. La paix installée et de l’assurance en plus, Relena
réalise
qu’elle n’avait plus autant besoin de la force du pilote 01.
Lui
n’y trouvait pas le réconfort dont il avait besoin et encore moins
celui de
protéger. En plus, après plusieurs tentatives de relations sexuelles
avec la
princesse, il avait pu dû se rendre à l’évidence, il manquait quelque
chose à
Relena, quelque chose qu’il ne trouvait que sur des partenaires du même
sexe.
Il
avait bien vécu en couple pendant un certain temps avec des jeunes gens
plusieurs fois. Mais jamais il n’avait trouvé chaussure à son pied.
Toutes ses
histoires ne duraient pas plus de six mois une fois qu’ils se mettaient
en
couple. Et plus le temps passait, plus il avait envie de stabilité, de
trouver
l’âme sœur.
Il
parque sa voiture à son emplacement, au sous-sol de son immeuble. Un
building
de quinze étages avec trois appartements par niveau. Il louait le même
appartement composé de cinq pièces, depuis AC 205. Un salon aux
couleurs
chaudes sur les murs et meublés dans les couleurs sombres, un
ordinateur près
de la fenêtre, une table basse entre le meuble Hi-fi et le canapé trois
places.
Cette pièce donnait sur la cuisine-salle à manger. Il n’avait pas
besoin de
grand chose, une cuisinière et un évier, un bahut pour la vaisselle sur
lequel
est posé un micro-onde blanc, une table et quatre chaises, les murs
sont peints
en blanc avec une légère touche d’orange. De l’autre côté du hall
d’entrée, en
face des deux pièces salon, cuisine, se trouvaient les deux chambres,
la sienne
et celle d’ami, qui lui servait plus d’atelier de peinture. Depuis six
mois, il
s’essayait à l’aquarelle, après avoir abandonné le support sur
ordinateur qu’il
avait utilité durant presque six ans.
Il
espérait un jour pouvoir faire une exposition et comme lui avait dit
Marc, ce n’est
pas avec des œuvres sur ordinateur que tu pourras exposer. Mais il
avait eu
besoin d’évacuer ses souffrances vécues avant et durant la guerre.
Maintenant,
que tout ça était derrière lui, qu’il avait fini sa thérapie par œuvres
interposées, il essayait une autre forme d’art.
La
radio ne le nourrissait pas, son salaire en tant qu’animateur, n’étant
pas
suffisant, il travaillait à mi-temps dans une société d’informatique et
faisait
du dépannage à domicile pour des particuliers, surtout en matinée et
après-midi,
ses soirées étant prises par la peinture et l’animation.
La
première fois qu’il avait entendu la voix de Max, elle lui avait dit
quelque
chose, mais en découvrant le passé et les peurs du jeune homme, ça ne
pouvait
pas être lui. Duo ne serait jamais descendu si bas. Il vouait une
admiration
sans borne au pilote 02 justement à cause de sa force morale et de sa
façon de
traverser les épreuves en vainqueur, chose qu’il n’avait jamais su
faire.
En
poussant la porte de son appartement, Roy sourit en repensant à une
altercation
qu’il a eue avec Max, parce que depuis le temps qu’ils discutent par
téléphone
et qu’il lit les mails de l’homme, il doit bien se rendre compte qu’ils
ont des
habitudes comme un vieux couple. S’il ne voit pas de messages de Max de
la
soirée, il est inquiet se demandant s’il lui est arrivé quelque chose,
s’il est
de sortie.
Et
sans se voir, ils avaient réussi à s’engueuler.
C’était
une soirée où il avait les nerfs plus à fleur de peau. Toute la
matinée, il
avait eu droit à des jeunes femmes qui le draguaient alors qu’il
dépannait le
PC de la maison. Il fallait repousser, tout en restant professionnel en
plus.
Et son patron, lui avait rajouté des clients parce qu’il était dans le
secteur.
Il avait même cru qu’il n’arriverait pas à l’heure à l’antenne.
Dans
les sms reçus au studio, il y avait un qui disait, que toutes les
blondes
étaient stupides, il se revoit y répondre en disant à l’antenne.
-«
Dire que toutes les blondes sont connes, c’est comme dire que tous les
homosexuels sont des tantes. »
Les
gens obtus et fermés qui n’avaient aucune ouverture d’esprit, ça
l’énervait.
Par contre, il ne s’attendait pas à recevoir un mail aussi agressif de
Max,
c’était même la première fois qu’il n’exposait pas ses idées calmement.
A
force de critiquer
tout et tout le monde,
à
te croire supérieur
sur le commun des mortels,
à
dénigrer tout le
monde, d’être coincé du cul,
on
finit par perdre la
beauté des choses insignifiantes.
Max
Ca
avait tellement surpris Heero, qu’il avait répondu directement sur les
ondes.
-«
Il vaut parfois mieux critiquer et de se croire supérieur, prendre la
vie comme
elle vient, que d’avoir peur de vivre. A trop avoir peur on n’avance
plus, on
recule. »
Il
se rendait bien compte que c’était vil, que c’était bas parce qu’il se
servait
de choses que Max lui avait dites durant les kiffs pour lui refermer le
caquet.
C’est pour ça qu’à la dernière seconde, il décide de rajouter pour
calmer le
jeu.
-«
Et je plaisantais, il ne faut pas toujours prendre à la lettre tout ce
que je
dis. Je n’ai rien contre les homosexuels. » Puisqu’il savait que le
jeune homme
l’était, il parlait de ses compagnons, pas de ses compagnes.
A
partir de ce moment là, Roy scrute le scripteur, à la recherche d’un
autre
message de Max, mais pas un n’arrive. Il finit par se demander s’il n’y
est pas
allé un peu trop fort, parce qu’il sait que l’homme est fragile, qu’il
a
traversé beaucoup d’épreuves et que son action peut être considérée
comme une
trahison, une de plus. Mais d’un autre côté, il ressemblait par
beaucoup de
traits de caractère à Duo, et il agissait souvent avec Max comme il
aurait fait
avec Maxwell sans le ménager, pour le faire réagir.
Juste
avant le changement d’animateur, il voit apparaître un mail de Max,
qu’il
dérive immédiatement sur sa boîte mail personnelle qu’il puisse y
répondre de
chez lui. Ca le touchait surtout qu’il était prêt à lui faire des
excuses sur
les ondes dès le lendemain en début d’émission.
Je
suis désolé, j’ai
eu une mauvaise journée
c’est
toi qui as pris
pour les autres,
Max.
Nerveusement,
Lloyd passe le flambeau à l’animateur qui prend le relais. Il va
chercher sa
voiture et rentre chez lui, il est impatient de lui répondre et de
s’excuser,
de faire un nouveau pas vers lui. Il ne sait pas pourquoi, mais il a
envie de
lui faire confiance et d’avancer un peu plus loin dans sa relation
virtuelle
avec Max.
En
poussant la porte de son appartement, la première chose qu’il fait
avant même
d’enlever sa veste, c’est allumer son ordinateur de manière à récupérer
le
mail. De son adresse personnelle Roy Godwin, il commence son mail.
C’est
moi Lloyd en
sujet
J’ai
eu une mauvaise
journée également, je n’aurai pas dû te répondre comme ça, surtout sur
les
ondes. Je te fais confiance ne divulgue pas mon adresse.
Ma
boite de la radio
est déjà assez submergée par les chattes en chaleur, je ne les lis pas
toujours
tous. Je tiens à garder celle-ci fluide.
En
recevant le message, Duo n’en revient pas. On trouvait très peu de
choses sur
Lloyd avec le net, et savoir qu’il s’appelle Roy Godwin, c’est une
marque de
confiance, qu’il sait qu’il ne trahira pas. Même les peintures et les
dessins
faits sur ordinateur sont signés Lloyd, son nom d’artiste.
A
partir de ce jour, les deux hommes échangent des mails plus
régulièrement. Ca
n’empêche pas Lloyd de continuer à appeler Max au moins une fois la
semaine
avec le numéro de la radio, rien que pour entendre le son de sa voix.
Ils
s’échangent des mails sur le sujet du kiff souvent, ils approfondissent
les
échanges, Heero prend l’habitude d’envoyer un mail à Max après
l’émission pour
lui dire ce que lui pense réellement du sujet.
oOo
Au
fil du temps, une réelle amitié se crée entre eux, Duo a beaucoup
d’estime pour
Lloyd, pour ce qui passe à l’antenne, mais l’homme intelligent et
cultivé qui
lui répond le soir à ses mails, il l’apprécie également de plus en plus.
Aucun
des deux n’abordent l’époque de la guerre ou de leur enfance, de toute
façon
tous les deux ont fait une croix sur cette période de leur vie. Ils
sont
réellement nés dans la vie normale en AC 198.
Plus
le temps s’égrainait, plus Duo se sent en confiance avec l’animateur,
il a
l’impression de retrouver sa place dans la société. Son travail se
passe bien,
il sait après avoir contacté Hilde sans donner son adresse de logement,
que
Yann ne le recherche plus. Toutes ses petites choses font qu’il reprend
confiance en lui.
En
plus, Lloyd le rassure, il trouve ça stupide en réfléchissant plus à la
situation, mais c’est comme ça, quand il l’entend à la radio, il n’a
vraiment
plus l’impression d’être seul au monde. En plus il le fait rire parfois
de
façon involontaire également. Et tout le monde sait que le rire aide à
maintenir le moral au beau fixe et que ça renforce le cœur.
Peu
de temps après qu’il ne lui ait répondu avec sa boite mail privée.
Lloyd répond
via les ondes à une jeune fille qui a envoyé un mail au studio et elle
lui
demande de lui répondre par mail pour que tout le monde ne soit pas au
courant.
-«
Je suis désolé Jessica, mais il nous est impossible de répondre par
mail à un
mail studio, alors je te le dis sur les ondes, c’est non, merci quand
même. »
Maxwell
éclate de rire, tout seul dans son appartement, puis il se précipite
sur son
ordinateur qui reste allumé, en veille, tout le temps de l’émission, on
ne sait
jamais qu’il ait envie de réagir à une remarque de son animateur
fétiche, comme
maintenant justement, ça lui coûte moins cher par mail que d’envoyer
toujours
un sms.
Tiens,
c’est
impossible de répondre aux mails studio ?
Tu
as pourtant répondu
au mien.
Max.
Malgré
la marque de confiance que lui a fait Lloyd ou Roy, même s’il a
difficile de
l’imaginer sous ce nom là, Duo n’arrive pas à faire ce pas et donner sa
vraie
identité, pour tout ce qui touche le net, il préfère continuer à
s’appeler Max.
Son adresse mail est suffisamment passe-partout, pour qu’on ne puisse
pas le
retrouver, c’était juste le nom de son groupe rock préféré avec un
numéro
derrière et ce n’était même pas lui qui avait choisi le numéro, c’était
celui
proposé par la messagerie.
Dans
le courant de la soirée, le temps que l’animateur puisse rentrer chez
lui, un
mail arrive dans la boite mail du natté.
Quand
on veut, on
peut, il suffit de faire un transfert vers une boite mail, mais du
studio c’est
impossible.
Roy
Maxwell
sourit en voyant le début du mail, il est heureux d’avoir la réponse,
de savoir
qu’il ne l’a pas vexé avec sa réponse, et puis surtout ça n’aurait pas
été
facile pour lui de lui répondre via les ondes, ça aurait été très
louche même.
Mais ce qui lui fait aussi plaisir c’est de voir la différence qu’il
fait dans leur
relationnel. Les mails sont toujours signés de Roy depuis qu’il lui a
donné son
adresse personnelle, il a l’impression qu’il l’accepte dans sa vie
privée, et
qu’il a un peu d’importance pour lui.
Mais
c’était plus une petite pique qu’un besoin d’avoir un retour. Alors il
clique
sur ‘répondre’. Il a envie de jouer et de plus de contact, ça lui
arrivait de
plus en plus souvent. Tant que le sujet n’est pas trop personnel, il
aime ça.
Dès qu’on glisse plus sur du personnel, il prend peur et fait machine
arrière.
Après,
tu vas encore
te plaindre que ta boite mail est submergée.
Max.
PS
: Dis, c’est ton
numéro de Gsm qui était en dessous du mail ?
Duo
c’était posé la question la première fois qu’il l’avait vu en fin de
mail, il
avait trouvé ça étrange, parce que ça ne correspondait pas au numéro de
la
radio, mais depuis quelques jours, il le trouvait systématiquement à la
fin de
chaque mail.
La
réponse ne tarde pas à revenir, preuve que l’animateur doit être
également
derrière son PC. Duo se demande s’il travaille sur une nouvelle œuvre,
il y
avait un moment qu’il n’a plus posté sur son site ce qu’il fait, il
l’espère au
fond de lui-même pouvoir découvrir une toile ou un dessin en 3D qui lui
parle
de son passé également et en révèle un peu plus sur l’homme qui a l’air
d’avoir
souffert aussi vu les premières œuvres.
Oui,
garde-le pour
toi, on ne sait jamais,
si
tu as besoin de
parler et que tu ne trouves personne, je suis là.
Roy.
oOo
Heero
avait hésité pendant une semaine avant de laisser son numéro de Gsm en
dessous
des mails et de le réinscrire, il se doutait que l’homme finirait par
lui poser
la question. Il savait que Max avait besoin de parler de temps en
temps, à
force de lire ses mails, il se doutait qu’avec le bagage qu’il avait et
ce
qu’il subissait à son travail pour l’instant avec la maladie de son
patron. Il
n’en pouvait plus moralement parlant.
Il
voulait lui laisser la possibilité d’avoir une oreille attentive le cas
échéant, pour ne pas le retrouver aussi mal dans sa peau qu’au tout
début de
leur contact via la radio il y a de ça dix-huit mois maintenant. C’est
à ce
moment là, qu’Heero se rend compte qu’il y a déjà un moment que l’homme
ne
quitte plus ses pensées, qu’il voudrait le connaître, passer à autres
choses
avec lui. C’est la première fois qu’il a envie de rencontrer un
auditeur, lui
qui sort par les portes latérales quand on fait visiter les studios,
qui est
bien heureux que justement ses visites se fassent toujours en journée
et qu’il
ne risque pas de tomber sur les auditeurs en soirée, il est le seul
animateur à
avoir fait une caricature de lui à la place de mettre sa photo sur son
profil
et il ne laisse jamais la web cam branchée quand il anime. On lui a
demandé
plusieurs fois pourquoi la web cam était en panne quand il animait et
il avait répondu
deux ou trois fois, maintenant il ne le faisait plus.
-«
C’est de la radio, pas besoin d’avoir une image. »
oOo
Duo
sent des larmes lui venir aux yeux quand il lit la réponse à son mail,
il ne
s’attendait pas du tout à ça, il trouvait ça super gentil. Ca le
rassurait
d’avoir une porte de sortie, même s’il était persuadé qu’il ne
l’utiliserait
jamais. Il avait bien trop peur de faire le premier pas et puis quand
il
n’allait pas bien, il avait très dur de le dire, il avait envie dans
ces
moments là que les gens voient qu’il n’allait pas bien, et non devoir
courir
derrière leur sollicitude. Et puis il aurait l’impression d’être encore
plus
faible qu’il ne l’était devenu.
Duo
ne savait pas vraiment pourquoi il lui avait donné son numéro, il
n’arrivait
pas à se contenter de sa réponse, même s’il devait bien admettre que
Lloyd
devait commencer à bien le connaître depuis le temps qu’ils discutaient
par
mail, qu’il pouvait se faire une idée de son opinion sur les sujets
abordés. Il
avait en général un avis sur tous les sujets du moment qu’ils soient
sociaux.
Et puis, Lloyd abordait tout ce qui touchait à l’univers du moment, on
avait
l’impression qu’il avait envie de savoir si tout le monde avait comme
lui un
besoin d’être informer sur ce qui se passait dans le monde. Il avait
déjà
abordé des sujets très variés. Il avait demandé l’avis des auditeurs
sur les
adoptions, les femmes aux foyers, les filles-mères, l’alcoolisme, les
drogues.
Que trouvez-vous sexy ? Les tags. Son émission, Duo l’écoutait depuis
presque deux
ans en participant régulièrement.
Mais
ce qui touche le plus Maxwell c’est la marque de confiance, qu’un
étranger ait
confiance en lui, alors qu’il a si dur d’avoir confiance en son propre
jugement, il s’est déjà trompé deux fois lourdement sur ses compagnons.
Dès
qu’il est question de relation amoureuse, il prend peur, on dit bien :
« Jamais
deux sans trois » et Duo n’avait aucune envie de connaître un troisième
amant
qui puisse le détruire à nouveau.
A Suivre…
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