banniere

Accueil Qui suis-je ? Fanfictions Fictions originales Fictions en commun

Note de l'auteur : Un peu sur le principe des nuits du FOF, je me suis lancé le défi d'écrire la suite de cette histoire avec un mot clef. C'est sûr que ce n'est pas souvent écrit en une heure.

Début d'écriture : 06/11/2015


Chapitre 26


Le repas se passe sans problèmes, je souris en voyant mes frères et ma sœur émerveillés par la diversité de ce qu'il y a sur la table. Même s'ils goûtent d'abord du bout des lèvres.

Je suis heureux que Teogara se soit installé à côté de moi. Il a repris son apprentissage de la langue qui va me servir dorénavant. Il a une patience d'ange. Je vois bien que Bearigaya a l'air jaloux du lien qu'on a, seulement il n'a rien fait pour établir une réelle relation.

J'ai parfois l'impression qu'il croit que je dois l'aimer sans raison. Peut-être que si j'avais grandi près de lui ça serait le cas. Mais, je ne me rappelle rien de lui et je ne peux que faire des comparaisons entre lui et mon père, celui qui m'a élevé.

J'aimerais pouvoir lui écrire une lettre, lui dire à lui et ma mère que je vais bien, seulement, je crois sincèrement que Bearigaya se fâcherait et ne comprendrait pas mes raisons.

J'en parlerai avec Teogara mais pour cela il faut que j'apprenne cette langue au plus vite.

Je me sens complètement perdu dans cet univers où je ne comprends plus rien sans mon traducteur.

Après le repas, les femmes desservent et commencent à faire la vaisselle avec les gens qui sont là pour nous aider à nous intégrer. Il y a deux femmes qui s'occupent de la cuisine et de l'intendance. J'ai l'impression qu'elles sont les femmes des pilotes envoyés pour nous sauver.

Je trouve que c'est une belle preuve d'amour. S'ils avaient attrapé quelque chose, elles pourraient vivre avec eux.

Un peu sur l'organisation de la caverne, les femmes s'occupent des tâches du centre et les hommes ici n'ont pas la dure besogne de ramener à manger, alors ils se sont installés par petits groupes pour discuter. Je ne trouve pas cela logique. Depuis qu'on est ici, ils se comportent comme des pachas.

De toute façon ne sachant plus discuter, je préfère également rejoindre Aliciana et l'aider à essuyer la vaisselle, au moins je vais pouvoir lui demander le nom de tout ce que j'ai dans la main.

Tabata me sourit et me tend un essuie, comme je fais des signes à ma sœur pour obtenir le nom, j'ai la surprise d'entendre Tabata me parler en Botergranien.

-« Qu'est-ce que tu veux ? »

-« Le nom de cet objet. Tu parles ma langue ? »

-« Je suis traductrice, un métier qui tend à s'oublier depuis ces appareils. J'aimais les langues. On nous apprend à l'école notre langue nationale et également l'anglais. J'ai continué avec le français, l'espagnol, l'allemand et le botergranien. J'espérais régler les problèmes entre nations en faisant cet effort. »

-« Et ça n'a servi à rien ? » Demandais-je.

-« Non, je me suis présentée à la Capitale, j'ai expliqué mes motivations et on m'a enfermée. »

-« Je suis désolé. »

Et pour lui changer les idées, je lui dis.

-« Ce que j'ai en main ? »

-« Essuie » dit-elle en italien, la suite en Botergranien. « Je te donne un » « verre » dit-elle en italien.

Je lui souris avant de continuer mon travail. Je répète les mots lentement, c'est amusant. Aliciana s'amuse aussi à me tendre des objets de la vie de tous les jours et ne le lâcher que quand je donne le bon mot.

Ce qui m'arrange, c'est que je vais pouvoir parler à quelqu'un de mon envie d'écrire à mes proches rester au pays sans faire du mal aux personnes qui vont m'élever maintenant.

Il y a un léger brouhaha dans la salle quand nous y retournons après la vaisselle, c'est les discussions aux quatre coins du hangar qui donnent ça.

Puis c'est le silence complet qui arrive comme une vague. L'interruption des conversations est due à l'arrivée de l'homme qui s'occupait du sablier dans un fauteuil roulant. Je ne sais pas le nom de l'objet mais c'est ce qui le décrit le mieux. Il le fait avancer en tournant les roues.

Tout le monde se précipite vers lui, Bearigaya en premier. Il met ses mains sur ses épaules et lui parle fébrilement. Je ne l'ai jamais vu si nerveux.

Tabata vient vers moi après un moment.

-« Il n'est rien arrivé à Aménia, il n'avait pas envie d'être en isolement à l'hôpital alors qu'il doit attendre pour avoir une prothèse. »

-« Tu viens d'utiliser deux mots dont je ne comprends pas la signification » j'avoue un peu penaud.

-« Lesquels ? »

-« Hôpital et prothèse. »

Tabata me sourit avant de répondre.

-« Un hôpital c'est un endroit où on regroupe les malades pour les soigner. La prothèse c'est un objet qui remplace un membre inexistant. J'oublie souvent que Botergranen ne s'occupe pas des gens comme le reste du monde. Vous aviez au moins des docteurs pour soigner les gens ? »

-« Oui, on peut opérer aussi, on n'est pas si barbare. »

Bearigaya s'approche de nous tout sourire qu'il perd quand il constate que je parle ma langue avec Tabata.

Son regard vers elle est assassin, il lui crie dessus, me prend par la main et me tire à sa suite.

J'ai envie de hurler que je suis un être humain pas son objet mais il ne me comprendrait pas de toute façon. J'étais si heureux de le retrouver mais depuis qu'on est ici je l'aime de moins en moins. Il peut parler que mon peuple est dictateur, il n'est pas mieux, seulement je n'ai pas le choix, je ne peux pas rentrer chez moi et je n'ai pas d'autres endroits où aller que chez lui.

À Suivre…

Chap 25 - Chap 27

Si cela vous a plu, vous pouvez m'envoyer un MP

Merci de me signaler pour quelle histoire vous m'écrivez



Fin d'écriture : 14/11/2015

Le mot est interruption.

Suivant les mots que je vais tirer ou que vous me proposerez, je vais faire la suite de cette histoire. Je ne sais dans pas non plus où je vais, ni quand la suite arrivera ^_^