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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages sont ma propriété et mon invention

Genre : Yaoi. Séquelle de « Nous ne sommes pas des bêtes » et « Que j'ai été bête »

Rating : M

Acteurs : Heero, Duo, Wufei, Trowa, Sally, Lady Une


Ne cherche pas la petite bête.

Chapitre 11


Il y a six mois que Wufei n'a pas réussi à venir voir son ami. Entre ses missions et le déménagement de Duo, leurs horaires n'ont jamais concordé. Cette fois, il n'a pas laissé Maxwell le repousser. Il a accepté de venir après le travail à dix-huit heures, il tient à voir de ses yeux si Duo va réellement mieux.

Il marche sur la plage en l'attendant. Il peut comprendre que son ami ait voulu changer d'habitation pour chasser les souvenirs et essayer de se reconstruire.

Alors qu'il circule les pieds dans l'eau, il voit des personnes monter à cheval. Il les suit de loin pour voir jusqu'où ils vont, il a toujours aimé ces animaux majestueux. Il les regarde tous rentrer dans un bâtiment, Wufei se dit qu'il irait bien visiter ce haras puisqu'il lui reste encore un gros quart d'heure pour attendre Duo.

Alors qu'il avance dans cette direction, il croit apercevoir Heero qui sort un tenant un cheval à la longe. Cette personne de dos aide une jeune fille qui n'a qu'un bras à monter sur l'équidé en lui expliquant où mettre sa main.

Le sang de Chang se fige dans ses veines quand l'homme se retourne et qu'il réalise que c'est bien Heero. Duo n'a pas fait cela, il n'a pas été jusqu'à venir vivre près de son ancien amant pour se torturer l'esprit.

-« Hé ! »

Le Chinois se retourne et voit Duo qui arrive vers lui. Il boite toujours constate-t-il. Par contre en le voyant radieux, Chang n'est plus persuadé que son ami cache sa souffrance comme il l'avait imaginé.

-« J'ai cru que tu avais voulu l'effacer de ta vie ! » Lâche Wufei en montrant Heero.

-« Non, nous avons reconstruit autre chose. Il a voulu m'éloigner par amour, par peur de me faire souffrir. » Sourit Maxwell.

Puis il entraîne son ami vers son appartement, un très beau trois-pièces avec vue sur la plage qu'il a acheté avec la prime de l'assurance accident de travail qu'il avait prise. La cage des moineaux a trouvé sa place près des inséparables. Duo le guide jusqu'à la cuisine qui sert également pour les repas afin de lui servir une tasse de café.

-« Et ça te convient ? » Demande Wufei en s'installant à la table.

-« Bien sûr, on ne travaille plus ensemble. Lui travaille beaucoup, mais il resplendit. Ce qu'il fait c'est surtout vivre près des animaux et réconforter des gens en détresse. Il leur apprend de nouveaux gestes qu'ils doivent faire au jour le jour. Les patients acceptent plus facilement les conseils quand leur maître est aussi handicapé. » Explique Duo en lui tendant une tasse.

Il ouvre une armoire pour prendre une boîte de biscuits dans des emballages individuels.

-« Et il vient te retrouver le soir ? »

-« Parfois. Je vais aussi sur son lieu de travail. » Développe Maxwell en s'asseyant.

-« Et c'est bien pour vous ça ? Enfin, surtout pour toi ? »

-« Du moment que je peux passer du temps près de lui, je suis heureux. » Avoue-t-il.

-« Fini le dominé, dominant. » S'informe Wufei.

-« On ne vit presque plus ensemble. Il a son domicile au travail, il doit parfois y dormir plusieurs jours pour être disponible pour une personne en détresse ou donc il a la charge et également pour des gardes nocturnes. On ne se retrouve pas que pour le sexe, je te rassure, mais simplement pour pouvoir se consacrer un peu l'un à l'autre de temps en temps. »

-« En tout cas, ton sourire fait plaisir à voir. Tu veux qu'on aille manger quelque part ? »

Wufei avait bien vu qu'il n'avait pas grand-chose dans son réfrigérateur quand il a sorti le lait et dans les armoires quand il a présenté les biscuits.

-« Je soupe tous les soirs avec Heero au centre. Parfois, il revient avec moi suivant les personnes dont il a la charge. Il a eu son diplôme avec mention, je suis si fier de lui. »

-« Tu vas souper à quelle heure ? » S'informe Chang.

-« C'est prévu à dix-neuf heures trente. J'ai encore du temps à te consacrer, sinon je te l'aurai dit quand tu m'as dit que tu passerais à n'importe quelle heure mais que tu voulais me voir. » Sourit-il.

Les discussions reprennent sur leur travail respectif et sur la famille du Chinois jusqu'au moment où Duo se lève pour se préparer afin de rejoindre son compagnon.

-« Tu es le seul à y aller ? » S'informe Wufei.

-« Non, tous les conjoints y vont, les horaires du travail sont tellement décalés que le centre perdait beaucoup de travailleurs surtout à cause de problèmes familiaux. Alors ils ont pensé à faire le souper en famille, buffet et grande table pour que ce soit plus convivial. Cela aide aussi les pensionnaires de voir qu'on ne les regarde pas de travers. Tu peux venir avec moi si tu veux ? »

-« C'est gentil, mais je ne sais pas si je serais très à l'aise, je préfère rentrer chez moi. Cela m'a vraiment fait plaisir de te voir en si grande forme. »

Maxwell raccompagne son ami jusqu'au piétonnier à l'entrée de la ville. Il reste avec le lui le temps que le taxi vienne le chercher, puis il se rend au centre. Heero vient l'accueillir en l'embrassant tendrement.

-« J'ai cru voir Wufei. » Dit-il en passant un bras autour de la taille de Duo.

-« Non, tu l'as bien vu. Il est venu voir le nouvel appartement. »

-« Surtout voir comment tu allais ! » Rectifie Yuy.

Ils marchent d'un même pas jusqu'au buffet et ils se servent avant de trouver deux places l'un à côté de l'autre.

-« Tu as su le rassurer ? » Demande Heero en commençant à manger.

Il regarde comment la jeune maman qu'on vient de lui attribuer se débrouille pour couper sa viande. Il lui fait mettre son couteau dans la main gauche qui est entière qu'elle ait plus de force. Elle a perdu son pouce droit avec un couteau électrique qu'elle a voulu reprendre à son enfant avant qu'il ne se blesse. La greffe n'ayant pas pris, elle devra apprendre à faire certains gestes de la main gauche.

Comme souvent Duo aime voir Heero prendre soin des gens autour de lui, il semble si serein et confiant quand il agit. Il attend d'avoir à nouveau l'attention de son compagnon pour répondre à sa question.

-« Il paraît que je respire le bonheur, tu vois tu n'as plus à te tracasser. J'ai essayé de te l'amener, il t'aurait rassuré aussi. »

-« Je vais te croire. »

Le repas se passe dans une bonne ambiance, Duo discutant avec les trois personnes, dont Heero à la charge pour le moment. La jeune fille ayant perdu son bras droit dans un accident de la route est là depuis presque un mois maintenant. Elle pourra bientôt rentrer chez elle, comme la mère de famille, qui avait surtout besoin de repos même si elle est heureuse d'apprendre d'autres gestes pour tenir son ménage.

Hier, son compagnon est resté au centre pour Joachim, un homme ayant perdu son pied gauche suite à un staphylocoque doré après avoir été à l'hôpital pour soigner une plaie faite en bricolant dans son jardin. Heero doit toujours être présent à chaque nouvel arrivant pour le rassurer et lui montrer le centre. Aujourd'hui, il va pouvoir rentrer avec Duo.

En passant la porte, Yuy enlève ses chaussures, une fois de plus le regard de Maxwell est attiré par la chaussette recoupée au pied droit avant de reporter son regard sur son amant qui a l'air de marcher mieux que lui parfois. Ce dernier va voir les oiseaux qui l'accueillent avec des chants de joie. Heero s'en occupe un peu en changeant la nourriture et en leur plaçant la baignoire. Puis il retrouve Duo dans la cuisine qui range la vaisselle qu'il a faite, celle des tasses de la visite de Wufei.

Heero lui passe les bras autour du cou. Il fait le tour pour se trouver face à son compagnon. Il le regarde tendrement avant de l'embrasser pour l'exciter en lui caressant également la poitrine sous son t-shirt.

Pourtant quand il réalise que Duo ouvre un tiroir, la honte le reprend. Seulement, c'était ce qu'il voulait au départ, c'était le message qu'il avait fait passer à son amant. Néanmoins, la culpabilité le fait reculer un rien en disant :

-« Je suis un monstre. »

-« Bien sûr que non. J'avoue que la première fois que tu m'as excité de cette façon et que tu m'as demandé de t'attacher cela m'a perturbé, seulement j'ai bien vu que c'est ça que tu as besoin de temps en temps. Et puis rassure-toi, je sais que le reste de la nuit est pour moi. » Sourit Maxwell.

Il détache le pantalon de son homme qui glisse sur le sol. Il le tourne vers la table et lui attache les deux jambes aux pieds de la table, lui il l'étire pour lier les mains de l'autre côté.

Les gestes de Duo sont tendres, il en a besoin pour s'exciter et pouvoir satisfaire son compagnon en le prenant sans aucune préparation. Une fois fait, il n'y a plus aucune tendresse dans ses coups de reins. Pourtant s'il reste excité et qu'il prend même un peu de plaisir c'est d'entendre Heero grogner comme il n'a jamais grogné avant. Il sait à quel moment son amant se repend sur le sol parce que le plaisir est trop fort pour lui.

Duo lui n'a jamais réussi à jouir de cet acte qui n'arrive pas souvent mais il a au moins la satisfaction de savoir son homme apaisé. Il peut ralentir et détache les mains de Heero avant de jeter son essuie à vaisselle sur la table.

Il se rend dans la chambre sans un geste pour son amant, ce n'est pas le moment d'être tendre avec lui cela anéantirait ce qu'il vient de faire et qui l'écœure un peu. Il a besoin de s'isoler pour que son homme ne s'en rende pas compte, il le quitterait directement et il serait encore plus malheureux sans lui.

Heero viendra le rejoindre une fois revenu de sa petite mort et qu'il aura réparé les dégâts sur le sol de la cuisine.

Après une petite demi-heure, que Duo a mis à profit pour se sentir mieux dans son corps et son esprit, Heero vient se blottir contre son homme, il l'embrasse, le cajole pour tout ce qu'il vient de recevoir.

Maxwell lui caresse le dos en regardant le plafond, il se doute maintenant pourquoi son compagnon avait besoin de ce genre de relation, alors il demande.

-« Tu ne devais pas voir ton psy aujourd'hui ? »

Yuy soupire, il aurait préféré qu'on n'aborde pas le sujet seulement il doit bien cela à celui qui le rend si heureux et qui est revenu le chercher alors qu'il était certain devoir vivre sans lui, alors il répond.

-« Si, je l'ai vu et on a fait une séance d'hypnose. »

-« Au son de ta voix, ça n'a pas l'air de s'être bien passé. »

-« Si, on sait pourquoi je suis comme cela et le savoir ne changera rien, c'est trop profond à ses yeux. »

-« Tu as pourtant fait des progrès ! Tu sais quand tu me demandes des choses plus pénibles pour moi. »

-« Oui et ce que je te demande est encore pire que quand on était à Sank. Je ne sais pas si c'est un progrès ça. » Soupire Heero en essayant de s'éloigner.

Duo le tient serré contre lui et n'arrête pas ses caresses qui le rassurent en même temps. Duo l'aime toujours malgré tout ce qu'il lui fait subir, et le principal, il a l'air heureux.

-« Pour moi, c'est du progrès, tu sais quand tu abuses, tu t'excuses avant. Et de toute façon, sans toi je suis mort. » Rappelle Maxwell avant de l'embrasser sur le front.

-« Ce n'est pas une raison pour tout accepter par amour, Duo. »

-« Qu'est-ce que vous avez trouvé ? »

-« Ma mère et mon père s'aimaient dans la violence, sans tenir compte que je puisse les voir ou non. Ma mère énervait mon père jusqu'au moment où il la prenait violemment, ce qu'elle recherchait. La scène pouvait se reproduire plusieurs fois sur une journée. Quand j'ai eu trois ans plus ou moins, ma mère a mis au monde une petite fille. Quand ils m'ont vendu à Odin, ils me l'ont dit, c'était pour mon bien, pour que je ne meure pas de faim et que je reçoive une éducation. J'ai accepté ça comme un acte d'amour. Odin était juste, seulement je devais obéir comme pour J. J'avais beaucoup de règles et je devais les respecter. Le centre m'apporte cela aussi, une vie régie par des règles et ça me plaît. Tu sais, il est encore temps pour toi de reprendre ta liberté, Duo, je ne changerai pas. »

-« Je n'ai jamais voulu que tu changes, au moins je sais ce que je dois affronter et là en ce moment précis, je suis le plus heureux des hommes. »

Il lève le menton d'Heero pour l'embrasser tendrement. Le reste de la nuit lui appartient, ils vont pouvoir dormir dans les bras l'un de l'autre. Il a fait le choix de cette vie où il doit batailler pour rester avec l'homme qui lui permet d'être vivant et heureux, pas seulement en avoir l'air.

Fin

Chap 10 - Accueil

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Fin d'écriture : le 26/05/2014.

Note de l'auteur : Voilà, je ne sais pas quand je reviens avec une nouvelle histoire, je n'ai plus rien d'avance. La vie fait que je n'ai plus le temps d'écrire. J'ai une histoire en cours d'écriture mais je n'ai pas encore écrit le mot fin. Je ne tiens pas à commencer à la poster, on ne sait jamais que pour une fois je n'arrive pas au bout.

À la prochaine, merci d'avoir lu, merci d'avoir commenté pour certains, merci pour les alertes.