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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Tranche de vie.

Acteurs : Duo, Heero, Quatre, Dorothy, Sally, Wufei, Hilde, Trowa

Note d'auteur : début d'écriture 27/05/2014

Toutes ressemblances avec des personnes réelles ne sont pas fortuites.


On s'est aimé

Chapitre 15


En suivant les cris des enfants, Heero trouve rapidement son fils qui joue à chat avec d'autres gamins de son âge.

-« Timothy ! » gronde-t-il.

-« Oui ? »

-« On vient d'appeler pour mon concours. »

-« Oh ! Pardon, je n'ai pas entendu. »

L'enfant fait un geste vers ses nouveaux camarades et court vers son père.

-« Tu vas gagner ? »

-« Je ne sais pas, il faut voir le niveau des autres. Il y en a beaucoup que je ne connais pas », explique Heero en repartant vers le lieu du concours.

-« Et demain qu'est-ce qu'il y aura ? »

-« La grande finale avec les trois meilleurs de chaque catégorie. »

-« Oh, ce n'est pas juste. »

-« Pourquoi, ce n'est pas un concours de force, mais de précision, cela aurait été de la lutte gréco-romaine, c'est certain qu'un enfant contre un adulte ça aurait été difficile, mais de la précision. »

Arrivé à destination, Heero va se mettre avec les participants. Il récupère son arc et sa carabine qui viennent de passer l'examen de conformité.

Timothy s'installe près de Trowa pour regarder les épreuves. Il s'ennuie vite, il aurait préféré pouvoir continuer sa partie de puce, mais il sait qu'il fait plaisir à son papa, alors il reste et applaudit avec les autres.

Comme pour les enfants et les femmes, les tireurs à l'arc ont droit à trois flèches et c'est les deux qui ont le moins de points qui sont éliminés.

Après une heure de concours, Heero se qualifie sans trop de problèmes dans les trois finalistes, tout comme une heure plus tard pour la carabine. Avant le souper, Timothy à l'autorisation de repartir jouer. Seulement, les enfants se sont dispersés et il ne les retrouve pas. Un peu déçu, il retourne près de son père qui surveille le repas qui se prépare sur un grand feu de bois.

-« Tu ne les as pas trouvés ? » demande Trowa en arrivant derrière l'enfant.

-« Non. »

-« J'ai entendu dire que c'était les enfants du village voisin », réplique Barton.

-« Ils viendront demain tu crois ? »

-« Demain, il y a la grande finale », coupe Heero. « C'est pour cela qu'on est là. »

-« Toute la journée ? » s'étonne Timothy.

-« Non, le matin puis il faudra rassembler nos affaires, le départ est prévu à quinze heures. »

Après le repas, il y a des conteurs et des musiciens qui viennent animer la soirée. Il est déjà tard quand tout le monde va se coucher.

Le levé plaît moins à l'enfant qui doit se laver dans un paquet d'eau à peine tiède. Le repas se compose de fruits et d'un verre de lait.

La finale du concours peut commencer dans le principe des éliminatoires, c'est le plus éloigné au tir à l'arc qui est éliminé. Un garçon de dix ans va jusqu'à la troisième place. Heero est en compétition avec un autre homme d'un autre club de tir à l'arc. Comme on n'arrive pas à les départager après cinq séries de tir, les organisateurs décident de reculer de trois mètres la cible après chaque coup.

Pour finir, Heero rate d'un rien le centre de la cible, laissant la victoire à son adversaire. Il se sait de toute façon meilleur à la carabine.

Après une petite pause d'une demi-heure, la compétition reprend sans trop de difficulté, cette fois Heero l'emporte n'ayant jamais manqué le centre de toute la compétition.

Timothy se précipite dans les bras de son père pour admirer les deux médailles.

-« Allez va jouer. Reviens pour le repas de midi. »

Le gamin ne se fait pas prier, il part comme une flèche. Il retrouve les enfants dans la prairie où ils ont entrepris une partie de Colin-maillards.

Quand la cloche sonne pour appeler au repas, Timothy s'en va à regret. Il s'est bien amusé. En arrivant dans la cour, il voit la grande table dressée et un énorme barbecue fait dans un vieux tonneau où cuisent des saucisses et des côtelettes. Ça aussi, il n'est pas persuadé que c'est réellement d'époque.

Comme son père, lui fait signe de venir s'installer près de lui, il se glisse sur le banc. Heero lui sourit avant de reprendre sa discussion avec le premier du tir à l'arc. Timothy cherche Trowa du regard pour le trouver à l'autre bout de la table, aussi silencieux qu'il peut l'être. Il irait bien le retrouver au moins, il pourrait discuter avec lui, seulement il n'est pas persuadé que son père apprécie.

Un chanteur anime le repas, il clame les louanges du week-end et des champions. Après avoir fait la vaisselle et commencer à ranger les communs. Chacun repart vers sa couche pour plier bagage.

Alors qu'on attend le bus, certains échangent des adresses et des numéros de téléphone.

Il est tout juste dix-sept heures à l'Église quand le bus les dépose sur la place. Le temps de rentrer à l'appartement, il est dix-sept heures trente, il est bien trop tard pour que Timothy ose demander de prendre une douche. Trowa a déjà disparu dans la buanderie pour trier le linge. Et il doit encore commencer le repas du soir juste après.

Timothy ne sait pas trop ce qu'il peut faire, dans moins d'une demi-heure, il rentre chez lui. Il finit par se diriger vers la cuisine pour donner un coup de main à Trowa. Il a déjà pelé trois pommes de terre quand son père l'appelle. Il embrasse Trowa sur la joue et s'en va.

Un peu nerveux, il ouvre la porte avec sa clef, il a son père à côté de lui qui n'a pas l'air de vouloir partir comme les autres fois. Timothy entre et trouve Duo qui lui sourit.

-« Ç'a été ton week-end ? » demande Maxwell sans un regard pour Heero.

-« Oui », répond Tim.

Duo commence à fermer la porte en suivant son gamin du regard. Une main l'empêche de la clapper.

-« Nous sommes… »

-« Merci, mais il me racontera », coupe Duo.

Et cette fois, la porte claque au nez d'Heero.

S'il essaye d'attirer son attention avec une action en justice, pourquoi le repousse-t-il de la sorte, c'est à ne plus rien comprendre ? Encore plus perplexe, Heero reprend le chemin de son appartement de fonction.

µµµ

-« Alors où êtes-vous allé ? » interroge Duo.

-« Je peux prendre une douche ? » Répond Tim.

-« Qu'est-ce qui s'est passé chez papa que tu te sentes si sale ? » demande Maxwell, les tripes broyées dans son ventre.

Ce n'est pas possible, Heero ou Trowa n'ont pas abusé de lui en représailles pour son action en justice.

-« On est allé dans un château fort pour un tournoi de tir à l'arc, il y avait pas de commodités. Je peux ? » insiste Timothy.

-« File sous la douche, tu me raconteras durant le repas. »

Timothy court jusqu'à la salle de bain, il ôte ses vêtements qu'il met dans le bac de linge sale et file sous la douche avec bonheur.

Quand il descend, il est en pyjama et tout sourire. Duo a installé le repas à table et l'attend pour servir. Tout en mangeant, Timothy raconte son week-end, ce qu'il a apprécié comme le jeu avec les autres enfants, ce qu'il n'a pas aimé comme l'inconfort.

-« C'est vrai que tu n'avais pas tous les jours à manger, » demande tout d'un coup Tim.

-« Qui t'a raconté ça et pourquoi ? » rétorque sur la défensive Duo.

-« Papa et Trowa parce que je me plaignais justement qu'il n'y avait pas de douche. »

-« Oui, c'est vrai, je proviens de L2, là-bas, j'ai vécu avec une bande dans la rue jusqu'à ce que je me fasse recueillir par un grand-père qui a pris soin de moi et m'a appris tout ce que j'ai sais. »

-« Et tes parents ? » s'exclame-t-il.

-« Je n'en ai aucun souvenir. Les premiers que j'ai c'est avec cette bande. Puis un orphelinat. Quand celui-ci a été détruit, je me sentais mieux dans la rue », répond tristement Duo.

Timothy se lève et se précipite dans ses bras pour le consoler.

-« Allons, allons, ce n'est pas si grave. Mais c'est pour ça que je veux que tu puisses être un enfant et seulement un enfant. »

Tim retourne à sa place, recommence à manger avant de dire.

-« Et papa ? »

-« Il a été élevé par un tueur à gages jusqu'à huit ans. Quand son mentor a été tué, il a aussi été recueilli par un grand-père qui a fini sa formation. »

-« Vous avez eu une drôle d'enfance, tous les trois. »

-« C'était avant la guerre. »

-« Je n'ai pas de grands-parents, alors ? »

-« Non, tu penses bien que tu les aurais rencontrés sinon. »

-« Et les grands-pères qui vous ont élevés ? »

-« Ils sont morts pendant la guerre. »

-« Oh ! »

Le repas se passe presque en silence, chacun perdu dans ses pensées. Duo prépare la mallette de son fils après la vaisselle, puis ils regardent un peu la télévision avant d'aller le coucher.

µµµ

Comme tous les jeudis, Duo range ses extraits de compte qu'il est allé chercher à la banque. Il s'étonne de voir cent vingt-cinq crédits de la part d'Heero. Il ne devrait pas s'étonner, il devrait payer tous les mois et même le double. Seulement s'il s'en tient à sa façon de payer la pension, il n'aurait rien dû recevoir avant le mois d'octobre. En plus, il est bien mis en communication que c'est pour le mois de septembre.

Cela le fait réellement rager, juste au moment où la justice se met en mouvement pour lui. Il fait une photocopie de l'extrait ainsi qu'une courte lettre. Il dépose le tout dans la boîte aux lettres de son avocat, il passe devant en allant au travail.

Il est dix-sept heures, juste avant que Duo n'arrive à la garderie quand son GSM sonne dans sa poche. Il s'arrête pour décrocher.

-« Monsieur Maxwell, Maître Picard à l'appareil. »

-« Bonjour Maître. »

-« Je vous sonne pour un petit problème. J'ai aussi reçu un courrier de Monsieur Yuy qui stipule qu'il va payer dorénavant cent vingt-cinq crédits tous les mois. Nous ne pouvons plus attaquer sur non-paiements irréguliers de la pension alimentaire. Je dois réintroduire un nouveau recourt pour non-paiement du bon montant. »

-« Et ça va prendre combien de temps ? »

-« Six mois sauf s'il arrête de payer. Il faudra réintroduire l'ancienne procédure. »

-« Prions pour qu'il soit mal renseigné, mais je ne crois pas. Il va pouvoir me mener en bateau combien de temps ? » insiste Maxwell.

-« À la troisième rupture, j'aurai une carte dans ma manche pour rupture de divers contrats. »

-« Il peut tirer dessus pendant dix-huit mois, ça me promet de beaux jours. Merci Maître. »

-« C'est la loi qui est mal faite aussi. »

De toute façon, Duo ne sait faire que subir. Il sait pourquoi Heero l'ennuie à ce point. Il ne demande pas une pension alimentaire faramineuse pour Timothy, juste ce qu'il faut pour le rendre heureux.

Au moins, Heero paie convenablement la moitié de la maison, mais parce que son avocat a pensé à cette solution d'une domiciliation irrévocable uniquement par les deux. D'un autre côté, il n'est plus propriétaire, c'est Timothy qui l'est déjà, il n'en a plus que l'usufruit et s'il veut faire des modifications dans la maison jusqu'à la majorité de leur fils dans dix ans maintenant, il doit demander l'accord à Heero, comme pour les grosses réparations. Duo espère de tout son cœur que cela n'arrivera pas.

Il essaye de se mettre un masque de bonheur sur le visage seulement plus le temps passe, plus il prend en grippe Heero. Ne plus le croiser sur le lieu du travail avait même été bénéfique, il se sentait mieux dans sa peau, peut-être même prêt pour une nouvelle histoire d'amour.

Il y a deux ans, il aurait pu dire que Heero resterait le seul homme qu'il a aimé de toute son âme et de tout son corps. Maintenant, il sait que la page est tournée ! Heero en le traquant de la sorte a obtenu l'effet inverse.

Même s'il ne regrette pas du tout d'adoption de son fils, il regrette l'avoir fait avec Heero ce qui lui laisse une obligation de contact avec lui et un moyen de pression.

Poussant la porte de la garderie, il sourit à son enfant. Pour lui, il veut bien continuer à subir les tourments d'Heero. Il le protégera contre vent et marée.

Au moins avec les cent vingt-cinq crédits réguliers, il va pouvoir retourner à la piscine quand il a Timothy le Week-end. Il sait qu'il n'aura pas les moyens de l'emmener en vacances, mais il part toujours avec Heero.

Et puis il fait beaucoup d'activités avec son fils même si c'est dans la maison, quand ils ont besoin de quelque chose, ils font les boutiques de seconde main, les brocantes.

µµµ

Depuis qu'il a inscrit Timothy au club de tir, Heero le prend régulièrement. Il a plaisir de faire cette activité rien qu'avec son fils. Parfois, il a l'impression que le gamin préfère Trowa. Pourtant, son compagnon le fait travailler. Il devrait pouvoir être heureux de ne rien faire comme c'est le cas quand ils sont seuls tous les deux les rares fois où Trowa est en mission et pas lui. Ils vont au restaurant au lieu de manger à l'appartement.

Le week-end c'est fait pour se reposer pas pour travailler dans la maison. Ou à quoi que ce soit. En semaine, un peu de ménage, le week-end non, c'est pour reprendre des forces pour la semaine à venir. Ou alors du sport.

Un club de tennis vient d'ouvrir dans le quartier, Heero aime encore bien aller taper la balle. Du coup, il vient de s'y inscrire avec son fils. Il apprécie pouvoir donner des cours à son gamin, même s'il préfère un bon match. Seulement, s'il veut un adversaire à sa mesure, il doit bien lui enseigner les rudiments de cet art. Et puis ça lui rappelle les matchs qu'il faisait avec Duo avant que sa vie ne change et ne devienne insignifiante, trop redondante pour y avoir un peu de piment.

Alors qu'il va ouvrir un nouveau dossier, Heero soupire, cela fait des mois qu'il ne l'a même plus entraperçu dans les couloirs du QG. Il lui manque énormément. Même quand il va chercher Timothy, il ne voit plus son ex-mari. Quand il ramène l'enfant, celui-ci sort sa clef. Duo a-t-il tellement peur de succomber qu'il préfère ne plus le voir ? Cela resterait une solution. Il ne veut pas croire qu'il puisse le détester, non. Duo a toujours été plus fidèle en amour que lui, il n'y a aucune raison qui fait qu'il puisse ne plus l'aimer.

Au moins avec toutes ses activités, il apprécie venir chercher régulièrement son fils. Il ne trouve plus que c'est une corvée de le prendre deux week-ends par mois quand il n'est pas en mission.

µµµ

Même s'il est déçu, Heero s'y attendait en mars AC 210 il reçoit une convocation au tribunal pour réévaluation du montant. Il va devoir téléphoner à son avocat même s'il sait ce qu'il doit faire. Bien sûr que non, il n'a pas besoin de lui et de perdre encore de l'argent. Il lui suffit d'arrêter de payer tout simplement pendant deux mois comme avant.

Dommage qu'il ait déjà payé le mois de mars.

Profitant de la venue de son fils pour le week-end, Heero essaye d'en savoir plus sur les activités de son ex-mari. Peut-être qu'il pourrait faire semblant de tomber sur lui par hasard. La surprise lui serait favorable, il en est certain.

Ils sont en train de prendre leur déjeuner avant de se rendre au club de tennis comme certains samedi après-midi quand le temps le permet.

-« Et les autres week-ends qu'est-ce que tu fais ? » demande Heero.

-« Ça dépend ! On va encore souvent faire les courses ensemble le samedi matin, j'aime bien, c'est amusant de comparer les prix. »

Heero soulève un sourcil. À quoi cela peut-il servir de comparer les prix et qu'est-ce que cela à d'amusant ?

-« Tu ne fais pas que ça le week-end ? » s'étonne le père.

-« Non, on va parfois à la piscine le samedi après-midi. Dimanche matin, j'ai scout et parfois quand il ne fait pas mauvais, on fait des brocantes l'après-midi. »

-« Qu'est-ce que vous achetez ? » demande Trowa.

-« Rien, on se promène. Des fois, on achète, mais c'est rare. On va aussi en forêt, on s'occupe du potager, du jardin », explique Timothy en souriant.

Il ne s'ennuyait jamais avec son papa Duo pas comme chez son papa Heero, mais il aimait les deux de tout son cœur.

Heero quant à lui se demandait s'il aurait aimé faire ça avec Duo ? Des courses pendant des heures, sûrement pas. Les courses ça devait aller vite, acheter ce qu'on avait besoin et repartir, s'il pouvait, il laissait cette corvée à Trowa. La piscine de temps en temps pour faire plaisir à son homme, mais pas régulièrement. Les brocantes, il ne sait pas, mais il y en a tellement et pas toujours tout près, s'il doit toutes les parcourir, il risque de les rater.

Trowa se disait que chiner, ça aurait pu être amusant, mais si le but de son amant c'est plus tomber par hasard sur Duo plus que son fils, cela ôtait du charme à l'aventure. Il se rendait bien compte que les activités de son compagnon se faisaient sans lui. Le sport à part la gymnastique, il n'aimait pas trop cela. Il préférait un bon livre, paresser en regardant les autres vivre.

Oui, il le savait, il n'était là que parce qu'Heero n'aimait pas la solitude et qu'il aimait être mis sur un piédestal. Il sait qu'Heero le trompe, mais il préfère garder ce qu'il a que ne plus rien avoir.

À Suivre…

Chap 14 - Chap 16

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