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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Tranche de vie.

Acteurs : Duo, Heero, Quatre, Dorothy, Sally, Wufei, Hilde, Trowa

Note d'auteur : début d'écriture 27/05/2014

Toutes ressemblances avec des personnes réelles ne sont pas fortuites.


On s'est aimé

Chapitre 20


Le mois de juin touche à sa fin et Duo n'a pas reçu l'argent de la pension alimentaire. Il décide de téléphoner à son avocat, on ne sait jamais qu'il peut faire quelque chose avant que le tribunal passe en horaire de vacances.

-« Bonjour Maître, ici Monsieur Maxwell. Je sais qu'il n'y a pas deux mois, mais Monsieur Yuy n'a rien payé au mois de juin. »

-« Cette fois, je vais introduire une demande pour recouvrir tous les montants indus pour irrégularité chronique, cela couvre tellement de cas qu'on ne devra pas l'arrêter. »

-« Vous connaissez mieux votre travail que moi, mais on n'aurait pas pu introduire ce genre de recours dès le début ? »

-« Malheureusement non, il faut un certain nombre de démarches échouées pour ça. C'est comme la mauvaise foi, je ne peux pas le faire sans preuve. »

-« Je suppose que ça sera pour septembre ? »

-« Oui, je vais faire les démarches maintenant et ça passera début septembre. Passez de bonnes vacances. »

Maxwell soupire en raccrochant. De bonnes vacances, il a vite dit. Même si ce qu'il fait avec Timothy est agréable, cela lui manque de ne pas pouvoir être dépaysé, dépenser sans compter, sans faire de folie tout de même. C'est une chose qu'il n'a jamais comprise dépenser sans réfléchir parce qu'on vient de toucher son salaire. Non, il faut rester raisonnable, justement parce qu'on ne sait jamais de quoi demain est fait.

Ce soir, il doit préparer la valise de son petit bonhomme. Un mois sans le voir, un mois sans contact, ça va être dur. Mais il n'a pas le choix.

Le premier juillet tombant un mercredi, Duo dépose Timothy à la garderie, il l'embrasse très fort en le serrant dans ses bras.

-« Je contacterai Trowa pour avoir de tes nouvelles. »

-« Je lui demanderai pour te sonner », répond-il.

-« À dans un mois, amuse-toi bien. »

Avant de ne plus avoir partir, Duo se relève et s'en va vers le travail, le cœur gros. Encore une chance qu'il travaille, il serait devenu fou.

µµµ

Tim reste le visage collé à la vitre jusqu'à ce que son père passe le coin de la rue. Il soupire avant d'aller jouer avec Samuel.

Il est dix-sept heures trente quand Trowa arrive à la garderie. Timothy est le dernier à rester comme souvent, il a aidé les moniteurs à tout ranger.

-« J'ai cru que vous l'aviez oublié », plaisante un éducateur.

-« Non, mais je devais finir un dossier. »

-« Trowa, tu n'avais pas à te justifier », sourit le gamin.

-« À demain, Timothy », dit le moniteur.

-« À demain », répond-il en emboîtant le pas à Trowa.

Celui-ci part déjà avec sa valise.

-« Demain, on va à la piscine, j'aurai besoin de mon maillot. »

-« Duo l'a mis ? »

-« Oui, sûrement. »

-« S'il y a un supplément, je le payerai en venant te chercher. N'en parle pas à ton père. »

-« Je suis désolé de te compliquer la vie. »

-« Mais non, ton père te conduit, et je te reprends comme ça il n'a pas à s'interrompre dans son travail », rassure Barton.

-« Il est toujours de mauvaise humeur ? »

-« Un dossier difficile et ça l'ennuie que les vacances approchent. »

-« Il peut annuler ? » panique Timothy.

Il voit au loin l'appartement de son père, c'est plus loin que chez lui de se rendre là-bas.

-« Je n'en sais rien. On partirait tous les deux sinon. Il nous rejoindra sinon », lâche Barton.

Timothy s'installe dans sa chambre, il prépare son sac pour demain en y mettant son maillot, son bonnet puis un essuie qu'il va chercher dans l'armoire. Il revient dans la cuisine avec sa boîte à tartines et sa gourde.

-« Papa rentre quand ? » demande-t-il.

-« Il ne me l'a pas dit. Sers-toi pour faire tes tartines pour demain. Par contre pour ta gourde, on n'a pas de sirop. »

-« De l'eau c'est bien. Et on part quand ? » demande-t-il en faisant son encas.

-« Samedi en huit. »

-« Vous prenez vos congés quand ? » s'informe Tim.

-« Vendredi avant le départ. »

Heero n'est toujours pas rentré quand Timothy va se mettre au lit.

µµµ

Le reste de la semaine est pareil, Tim ne voit son père qu'au moment où celui-ci le conduit à la garderie le matin. Mais il a le visage tellement fermé qu'il préfère ne pas lui demander les projets pour les vacances.

Samedi matin, Timothy se lève heureux de pouvoir passer du temps avec son papa. Quand il arrive à huit heures trente à la cuisine, c'est pour y trouver seulement Trowa qui déjeune devant le journal.

-« Papa n'est pas là ? »

-« Non, il est parti au travail dès six heures. »

-« Tu ne sais pas quand il rentre », soupire le gamin.

-« Non. »

-« On peut faire ce qu'on veut ou on doit attendre qu'il rentre ? »

-« Ce qu'on veut. »

µµµ

Heero, assis à son bureau, regarde les écrans de surveillance, il cherche son revendeur de drogue dans tous les badauds. Ce type le mènera à son patron qui revend des armes et des pièces pour construire des bombes artisanales.

Cela fait des semaines qu'il essaye de remonter cette filière et devoir prendre ses vacances maintenant ne l'enchante pas du tout.

Il en veut à son avocat de ne pas l'avoir mieux défendu. Il en veut à Duo de l'obliger à prendre son fils pendant un mois. Il ne sait plus s'il en veut plus à Duo ou son avocat. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il n'est pas heureux pour l'instant, à part son travail, rien ne lui apporte du bonheur.

Encore une chance, il a une semaine avant ses congés, il va peut-être réussir à mettre la main sur son homme. Sinon qu'est-ce qu'il fait ? Il n'aimerait pas que ce soit un de ses soldats qui tire la gloire de son travail. Et s'il n'attrape pas lui-même ce mercenaire de l'ombre même son travail ne le satisferait plus.

Depuis quand n'est-il pas bien dans sa peau, subit-il la vie sans y trouver du plaisir ? Pendant la guerre, il avait la satisfaction d'être en vie après une mission, de voir que la paix s'instaurait jour après jour, il avait un réel but.

Puis, ç'a été de conquérir Duo, de lui apporter ce qu'il désirait, de le voir sourire, de voir qu'il était le centre de son univers. Quand ils ont eu un enfant, il a perdu cette place-là dans le cœur de son mari. Il avait aussi espéré avoir cette place dans le cœur de son fils, mais il avait toujours préféré Duo à lui.

Quand Trowa avait fait partie de ses amants, il avait espéré une réaction de Duo qu'il lui prouverait qu'il l'aimait plus que tout et la réaction de son mari avait été de demander le divorce, preuve qu'il n'était rien pour lui.

Il en avait marre de sa vie sans intérêt à part le travail. Seulement, la vie de Duo a l'air d'être tellement morose également. Est-ce qu'il serait heureux de vivre ainsi ? Retourner près de Duo serait aussi admettre qu'il s'était trompé. Et ça il n'était pas encore prêt à le faire ! Il avait eu raison depuis le début, c'est Duo qui a changé pas lui, ce n'est pas à lui de revenir en arrière, mais à Duo de comprendre son erreur et de revenir vers lui. Il resterait sur sa position.

Ses pensées sont interrompues brusquement. Devant lui et ses écrans vient d'apparaître son revendeur, il va pouvoir mettre la machine en route. Il sonne à ses hommes sur le terrain, il leur signale la position de leur proie. Une longue attente va commencer avant que le dealer ne se rende chez son patron pour se réapprovisionner, c'est à ce moment-là qu'ils ne devront surtout pas le perdre. La dernière fois, il n'avait pas assez d'hommes sur le terrain pour les échanger. Ils avaient fini par se faire repérer. Et il n'avait pas su le suivre avec les caméras, car il était passé par des rues non surveillées.

Cette fois, il y a dix hommes, ils devraient y arriver.

µµµ

Il est dix-neuf heures quand Heero revient à son appartement. Il est ravi d'avoir assez d'éléments pour continuer son enquête. Il a l'adresse de l'entrepôt, le nom de la personne à qui il appartient. Un politicien qui ne devrait pas être mêlé à ce genre de commerce.

Il est surpris de trouver son fils en train de jouer aux cartes avec Trowa.

Timothy se tourne vers son père tout sourire, il dépose ses cartes sur la table et se précipite dans ses bras même s'il voit qu'il n'est pas aussi heureux que lui de ces retrouvailles.

Yuy serre son enfant dans ses bras, il essaye de sourire, seulement ses projets tombent à l'eau. Coucher avec son jeune caporal ne l'a pas calmé de la tension de cette mission qu'il doit évacuer, comme peut le calmer un amant régulier qui le connaît et avec qui il peut se laisser aller. Il voulait aller manger au restaurant après une bonne partie de jambes en l'air. Il croise le regard de Trowa, celui-ci à l'air aussi ennuyé que lui.

-« Vous avez déjà mangé ! » finit par demander Yuy.

-« Oui, mais je peux te préparer autre chose rapidement », propose Barton.

-« Non, je n'avais qu'à être là à l'heure », lâche Heero.

-« Ce n'est pas comme si tu étais allé t'amuser », tente Trowa.

-« Je vais au restaurant, je ne sais pas quand je rentre. »

-« Reste ! » supplie Timothy.

-« On se voit demain », dit Yuy avant de partir.

Barton soupire, il le perd de plus en plus et ne sait pas ce qu'il doit faire pour le garder. Est-ce qu'on sait le garder seulement ? Il regarde le gamin, il lui sourit et tend son GSM.

-« Tu veux téléphoner à Duo ? » dit-il pour lui rendre le sourire.

-« Je veux bien, merci. »

Timothy fait le numéro qu'il a appris par cœur et discute quinze minutes avec son papa.

µµµ

Timothy se lève en entendant du bruit dans la cuisine. La soirée a été triste, il a essayé de remonter le moral de Trowa sans succès.

Quand il est allé se coucher à vingt et une heures trente, son papa n'était pas encore rentré. Il vient dans la cuisine, il n'y a que Trowa qui prépare le petit déjeuner. Voyant qu'il n'y a que deux bols, Timothy soupire.

-« Papa est déjà reparti au travail ? »

-« Il n'est pas encore rentré. »

Puis Trowa s'en veut en voyant le visage du gamin stupéfait.

-« Il doit avoir eu un accident », s'estomaque Tim en cherchant son air.

-« Non, sinon on m'aurait déjà téléphoné », rassure-t-il.

-« Il a dormi avec quelqu'un d'autre ! » s'horrifie Tim.

Cette fois sa respiration se bloque.

-« Certainement, ce n'est pas la première fois », répond Trowa en haussant les épaules.

Puis, il tend l'inhalateur de réserve au gamin qui fouille ses poches de son pyjama plus par réflexe qu'autre chose.

Timothy ne sait pas trop comment il doit réagir alors il vient serrer son beau-père dans ses bras ce qui surprend Barton. Au bout de trente secondes, Trowa le repousse un peu.

-« On va déjeuner », propose-t-il.

-« Oui, d'accord. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? »

-« Je n'en sais rien », rétorque Trowa en beurrant son pain.

-« On doit l'attendre ? »

-« Il faut mieux. »

Le petit déjeuner se passe en silence.

Il est dix heures quand Heero pousse la porte de l'appartement, il a l'air bien dans sa peau, satisfait de lui. Il passe sa main dans les cheveux de son fils qui regarde la télévision.

-« Viens, on va préparer ton sac pour ton camp de la semaine prochaine. »

De suite, l'enfant sent une boule se faire dans son estomac et au niveau du cœur. Son papa Heero ne l'aime pas, il passe son temps à s'en débarrasser. En soupirant, il se lève.

-« On peut mettre la TV sur pause si tu veux voir la suite ? » propose Yuy se méprenant sur le soupir.

-« Non, je ne vais pas en vacances avec vous ? »

-« Si bien sûr ! Tu reviens vendredi soir et on part tous samedi », répond Heero.

-« C'est un stage de quoi ? » interroge Timothy quand ils entrent dans la chambre.

-« De natation. Tu vois que je sais ce que tu aimes. »

Timothy lui sourit bravement, oui ça il aime, il a eu peur que ce soit à nouveau celui de tir. Mais, il aurait encore préféré aller à la garderie comme ça il aurait au moins vu son papa un peu le matin et il aurait partagé la soirée avec Trowa.

Ensemble, ils préparent le sac avec son maillot et des vêtements pour cinq jours.

-« Tu me conduis ? » s'informe le gamin.

-« Le départ est à neuf heures. Je serai au travail, c'est sur la place, tu peux y aller seul, tu es grand maintenant. »

Oui, c'est à lui de faire de son fils un homme. Il y a pensé cette nuit dans les bras de son collègue. Il ne peut pas compter sur Duo pour ça et encore moins sur Trowa. Il ne les comprend pas à neuf ans, tous les trois se prenaient déjà en main, pourquoi ne peuvent-ils pas se rendre compte que Timothy est à un âge où on doit le laisser seul faire certaines choses. Il ne soignera jamais son asthme s'ils le couvent ainsi.

Voyant le gamin ajouter ses inhalateurs dans son sac, Heero les ôte et les remet dans la table de nuit.

-« Tu n'en as pas besoin. Pense à respirer calmement comme durant les cours de relaxation du terrain de tir et ça ira. »

-« D'accord. »

Timothy se dit qu'il en mettra dans son sac avant de partir, s'il ne rentre pas dans le jeu de son papa, celui-ci va les cacher et ça sera pire. Papa Duo ne serait pas content de savoir qu'il ment, mais là il est bien obligé.

Dimanche se passe de façon monotone, Heero n'a envie de rien faire. Trowa souffre de l'attitude de son compagnon. Timothy est malheureux de ne pas pouvoir passer plus de temps avec son père. Il est venu plusieurs fois avec des jeux et à chaque fois, il lui a dit de jouer seul, qu'il était fatigué.

C'est presque avec soulagement que le gamin va se mettre au lit, même s'il angoisse pour le départ du lendemain. Et s'il y avait plusieurs cars sur la place ? S'il montait dans le mauvais ? Il sent qu'il respire de moins en moins bien. Il essaye de se calmer en faisant les exercices du club de tir, mais rien n'y fait. Il finit par ouvrir son tiroir et faire aller son inhalateur. Il prend celui de réserve qu'il va mettre dans son sac, il a trop peur de l'oublier.

Au matin, le déjeuner se passe dans le silence. Heero est déjà au travail dans sa tête, cela n'a rien d'alarmant. Trowa a essayé de faire changer d'avis à son amant et qu'il accepte qu'il accompagne Timothy au car. Yuy a été intransigeant, s'il y va il peut faire ses bagages.

Tim est toujours avec ses angoisses. Une fois les deux adultes partis, il range la table du petit déjeuner, il se met devant la télévision, mais toutes les cinq minutes, il regarde l'heure pour être certain de partir à l'heure et d'arriver sur la place vers huit heures trente. Il vérifie qu'il a bien son inhalateur sentant une crise d'asthme arriver.

Heero n'est pas aussi irresponsable que son amant a voulu lui faire croire. Il envoie une jeune recrue surveiller le départ du car après lui avoir montré une photo de son fils, il doit le suivre à distance depuis son domicile. Yuy est satisfait de voir que Timothy est capable de se prendre en main quand il a le rapport de son agent.

Voilà une semaine qui risque d'être agréable. Ils vont pouvoir souffler et vivre comme ils en ont envie. Le restaurant c'est plus amusant que de manger à l'appartement. Quand on ne se parle pas, il y a au moins de l'animation autour de soi.

À Suivre…

Chap 19 - Chap 21

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