banniere

Accueil Qui suis-je ? Fanfictions Fictions originales Fictions en commun Autres auteurs Liens 

Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Tranche de vie.

Acteurs : Duo, Heero, Quatre, Dorothy, Sally, Wufei, Hilde, Trowa

Note d'auteur : début d'écriture 27/05/2014

Toutes ressemblances avec des personnes réelles ne sont pas fortuites.


On s'est aimé

Chapitre 22


Mercredi, Maxwell guette les annonces à la radio qui fonctionne en fond, craignant d'entendre qu'il y a eu un accident impliquant un bus de scouts et autre chose. S'il est moins anxieux quand Tim circule avec Heero, les voyages scolaires et scouts sont sa hantise.

C'est avec bonheur à sa pause de quatorze heures entre deux entretiens de voitures qu'il voit le message de son fils, lui disant qu'il est bien chez Samuel.

Quand il reprend le travail à quatorze heures et quart, c'est en sifflotant. Du coup son collègue lui dit :

-« Toi, ton gamin est rentré sain et sauf. »

-« Oui, dans trois heures, je vais pouvoir le serrer dans mes bras. »

-« Et vive les vacances. »

-« Je ne comprends pas comment mon ex peut se passer de sa présence pendant des mois. »

-« Tu m'as dit qu'il allait le voir à l'école. »

-« Oui, tu as raison, juste cinq minutes c'est peu ! »

-« Ma fille, je ne la vois pas plus vu que sa mère s'est remariée à l'étranger. Je l'ai toutes les vacances, mais aucun week-end », explique-t-il.

-« Je te plains. »

-« On s'y fait, merci à la technologie », sourit le collègue.

-« Où est-elle pour l'instant ? » demande Duo.

-« À la garderie, au moins on passe nos soirées ensemble. »

-« Mon ex, chaque fois qu'il l'a et qu'il travaille l'envoi en stage », soupire Duo.

-« Ton gamin aime peut-être ? » prévient l'homme en démontant une soupape.

-« Je peux t'assurer que non. Il s'y amuse, mais préférait pouvoir grappiller du temps près de son père. La preuve, il m'a demandé s'il était obligé d'y aller un mois. »

-« Il a quel âge ? » demande-t-il en changeant de clef.

-« Il vient d'avoir neuf ans. »

-« Dans trois ans, il pourra demande au juge de ne plus y aller. Ma gamine attend de les avoir pour demander un changement de garde. »

-« Je n'aimerai pas avoir cette épée de Damoclès sur la tête. »

-« Méfie-toi tout de même les gosses, c'est manipulateur. Ça te donne souvent l'impression que tu es le plus important pour tirer le maximum de l'un et de l'autre surtout en cas de divorce. »

-« Je ne crois pas qu'il soit ainsi. »

-« J'ai gardé de bons contacts avec mon ex-femme, elle m'a dit alors que je lui sonnais pour autre chose, que Abby attendait ses douze ans pour demander au juge de ne plus venir chez moi parce que toutes les vacances loin d'elle c'était pénible. »

-« Tu n'as pas pris ta gamine à part pour lui faire la morale ? » S'étonne Maxwell en rabattant le capot.

-« Je lui dirais en la ramenant à l'aéroport qu'elle n'est pas obligée de venir à Noël on verra sa réaction », rigole-t-il avant de se mettre au volant pour sortir la voiture et en chercher une autre.

À dix-sept heures trente, Duo poinçonne sa carte, il a envie de courir sur le trajet tellement, il est impatient de retrouver son fils. De le voir assis sur le muret avec Samuel lui broie le cœur. Il y a combien de temps qu'il attend ainsi ?

-« Tim ! »

-« Papa ! », crie-t-il en sautant bas du mur puis courir vers lui.

Ils entendent Samuel éclater de rire et dire.

-« Pas certain que mes parents étaient aussi contents de me revoir à la fin du camp. »

Maxwell revient en portant son fils serrer contre son cœur.

-« Je suis persuadé que s'il y avait six semaines que tu étais parti, ils seraient aussi heureux de te revoir », dit Duo en arrivant à la hauteur du gamin.

-« C'est trop long six semaines », soupire Tim quand son père le dépose sur le sol. « Et tu n'es content que parce que je suis parti six semaines ? »

-« Tim ! » s'exclame Maxwell.

Son fils lui fait un grand sourire preuve qu'il plaisante. C'est à ce moment que la mère de Samuel apparaît avec une petite fille à la main.

-« Ah vous êtes là, j'ai pris peur quand il est parti en courant. Il se languit tellement de vous. »

-« Je vais chercher mes sacs », dit Tim en partant vers la maison.

-« Et de son chien », ajoute Samuel avant de rire.

-« Encore un tout grand merci pour l'avoir gardé cette après-midi. »

-« Quand on peut se rendre service. Il ne faut pas hésiter. J'y vais, elle prenait son souper avant que je ne la mette au lit. »

-« Bonne fin de journée. »

Timothy réapparaît rapidement avec ses deux sacs plus son sac à dos. Ils disent au revoir à Samuel qui rentre chez lui.

-« Sa maman est enceinte. Dis papa, tu as connu ma vraie maman ? » demande Timothy.

Le cœur de Duo manque un battement, il réajuste le poids d'un sac qu'il porte, soupire. Il savait que cette question viendrait un jour, elle était naturelle, mais elle lui faisait peur également. Comme son fils attend sa réponse, il se lance.

-« Personnellement, je n'ai jamais eu de contacts avec elle. Ton père ne voulait pas, il a arrangé ton adoption avec ta mère et Relena avec mon accord. »

-« D'après une conversation que j'ai entendue, elle travaillerait dans le home où je suis né. Relena disait qu'elle ne regrettait pas mon adoption, mais j'aimerai la voir, la rencontrer. »

-« Tim, elle était encore elle-même une gamine quand tu es né, elle avait tout juste quatorze ans. Tu ne dois pas lui en vouloir pour son geste. »

-« Je ne lui en veux pas, je ne sais pas ce qu'aurait été ma vie avec elle ou mon vrai papa. Je suis très heureux près de toi. »

L'expression vrai papa fait mal au cœur de Duo, mais il trouve charmant que Heero ne soit pas associé à cette joie, puis il s'en veut. Son exaspération vis-à-vis de son ex ne doit pas transparaître dans son éducation. Il doit laisser Tim faire ses choix, ses opinions.

-« Je peux toujours me renseigner et voir si elle accepte de te rencontrer. Si elle ne veut pas, il faudra admettre son choix. »

-« Merci, papa. »

Ils arrivaient enfin à la vue de la maison.

-« Je peux avoir les clefs ? » demande Tim.

Maxwell sourit et lui tend. Puis, il le voit courir. Quand il arrive, il voit Sam frétiller de la queue à un tel point qu'il fait pipi en même temps alors que son fils le caresse.

-« Tim emmène-le dehors, s'il te plaît. »

Ce dernier s'exécute, attrape la laisse et entraîne le chien dans la rue, là il l'attache pour aller le promener. Avec un léger soupir, Duo sort son matériel de nettoyage, il ne se voyait pas commencer ses congés en faisant ça. Une fois, les dégâts réparés, il trie le sac de son gamin pour lancer une machine.

Il est temps de préparer le souper. Timothy vient lui donner un coup de main après avoir fait une promenade d'une demi-heure avec le chien.

Tout en cuisinant, il raconte son camp à son père, ce dernier ne peut que constater que son fils est plus volubile quand parlant de son mois chez son père.

Après le repas et la vaisselle, ils retournent faire une longue promenade, le temps est trop beau pour s'enfermer. Au retour, ils pendent le linge dans le jardin.

Timothy file à la douche et se met au lit, il est épuisé par sa longue journée. Maxwell, son bonhomme sous les couvertures, se rend dans la cuisine, il prend une bière qu'il va boire dans le jardin, heureux de retrouver son enfant et d'être en congé.

Qu'est-ce qu'ils feront demain ? Le potager et le jardin ont besoin d'être entretenus, les haricots doivent être ramassés, il annonce du très beau temps, ils pourraient aller au lac. En emmenant un piquet, ils attacheraient Sam à la berge et leur coin. Ils trouveront bien, ils pouvaient décider à la dernière minute également.

Sa bière finie, Duo enferme le chien dans la buanderie et monte se coucher.

C'est son réveil qui sonne qui le tire de son sommeil, il est huit heures trente, deux heures et demie plus tard qu'en période scolaire et qu'il travaille. Cela fait du bien. Il ouvre les volets, le soleil brille déjà haut. En bas de pyjama, il va ouvrir au chien qu'il puisse faire ses besoins dans le jardin. Il se dirige vers la cuisine pour faire couler son café matinal.

Il a envie de paresser, de ne rien faire pourtant hier, il avait plein de projets. Il verra bien quand son bonhomme se réveillera. Le chien revient pour quémander son repas, Maxwell lui dépose une grosse poignée de croquettes.

Timothy entre dans la cuisine en se frottant les yeux.

-« Tu as bien dormi ? » demande Duo.

-« Oui, bonjour papa. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? » dit-il en s'asseyant à la table de la cuisine.

-« Je ne sais pas trop. »

-« J'ai pas envie de bouger », avoue Timothy.

-« OK, ça me va. »

Ils déjeunent en discutant de tout et de rien. Tim demande ce que son père a fait en son absence, mais en étant beaucoup plus taiseux sur ce qu'il a fait au mois de juillet. Duo se demande s'il saura jamais comment s'est passé ses vacances avec son papa.

Après le déjeuner, Timothy est heureux de pouvoir aller faire un tour sur son vélo, de retrouver ses copains du quartier. Maxwell en profite pour faire du ménage et surtout s'occuper du linge qu'il repasse sur la terrasse.

Quand Tim revient, Duo arrache de mauvaises herbes dans le potager. Pour lui, c'est aussi ça les vacances, vaguer à son rythme dans la maison et le jardin. Profiter de l'air pur et du soleil lui qui respire des pots d'échappement à longueur de temps au travail.

-« Je peux aller à la piscine chez Mathieu ? » dit le gamin en venant donner un coup de main à son père.

-« Maintenant ? » s'étonne-t-il.

Il va être midi dans une demi-heure.

-« Non, après-midi. Il a une grande tubulaire, sa maman sera là pour surveiller. On pourrait en avoir une aussi, tu ne crois pas. »

-« Tim, c'est beaucoup d'argent, en eau, entretien et achat. »

-« Oui, mais on pourrait nager plus souvent sans devoir aller à la piscine », insiste l'enfant.

-« Dans une comme ça, tu ne sais pas nager, Tim ! Viens, on va préparer le dîner », propose Duo.

-« Tu ne m'as pas dit si je pouvais ! » rappelle-t-il légèrement bougon.

-« Oui, tu pourras », sourit Maxwell avant de vouloir lui mettre les cheveux en bataille.

Geste qu'il interrompt quand il voit l'état de ses mains.

-« Qu'est-ce qu'on mange ? »

-« Des tartines. Tu veux un bol de soupe ? »

-« Non. »

-« Je m'en fais une minute. »

Pendant ce temps-là, Timothy sort les deux boîtes du frigo, celle avec la charcuterie et celle avec les fromages. Dans la huche à pain, il prend le demi-pain sorti du congélateur au matin, avant de se mettre à table, son père ayant sorti les planches à tartiner et les couteaux.

-« Et tu dois être chez Mathieu à quelle heure ? »

-« Quatorze heures, je ferai la promenade de Sam avant », promet Tim.

-« OK, je tondrai le gazon l'après-midi comme cela tout sera en ordre ici pour faire d'autres choses à partir de demain. »

-« Comme quoi ? » demande-t-il en mordant dans sa tartine.

-« Comme aller dans le bois, ramasser des mûres, des myrtilles. »

-« Pour faire des confitures ? »

-« Oui et des sorbets ou des glaces. J'ai trouvé une sorbetière sur une brocante. »

-« Cool, on doit encore aller à la mer aussi », rappelle Tim.

-« Oui, mais en semaine, il y aura moins de monde dans le train pour Sam. »

-« On pourra nager, si on le prend ? »

-« Il faudra choisir la bonne plage c'est tout. »

-« Parce qu'on le laisse seul pour travailler. »

-« Tim, un animal c'est une responsabilité, c'est penser à son bonheur et pas seulement quand on en a envie » sermonne Maxwell.

-« Je sais », soupire-t-il.

-« Ne me dis pas que tu regrettes déjà ? Il n'a que cinq ans, c'est un engagement à long terme. »

-« Comme un enfant », sourit-il.

-« Voilà tu as trouvé. »

Timothy soupire en refaisant une autre tartine.

-« Quelque chose ne va pas Tim ? » insiste Duo.

-« Je pensais à papa. Je ne veux pas me comporter comme lui avec Sam. Pourquoi m'a-t-il adopté ? »

-« Il voulait me faire plaisir. Il n'a pas imaginé tous les changements que cela amènerait dans sa vie. Il t'aime n'en doute jamais, mais à sa façon, pas à la manière que tu aimerais. »

Ça Duo en était certain. Parfois, son ancienne vie lui manquait. Est-ce qu'il aurait dû accepter quand Heero lui a demandé pour revenir ? De suite, il dit stop, ce n'est pas ce qu'Heero a proposé, il voulait venir coucher avec lui quand il en avait envie pas réintégré le noyau familial. Il aurait peut-être pu réorganiser sa vie pour qu'il reste tous les jours, mais avec quel sacrifice pour lui. Est-ce qu'il avait fait assez d'efforts pour ne pas perdre son mari ? Il le croyait alors il allait arrêter de ressasser tout ça. Une grande partie de son cœur l'aimerait toujours c'était certain, mais son esprit savait que ce n'était plus possible.

Réalisant que le repas se passe en silence, Duo relance la discussion sur ce que son fils a fait durant sa matinée.

Une fois la table débarrassée, Timothy part faire une promenade à son chien pendant que Duo lui prépare un sac avec de la crème solaire et un essuie. Il l'enverra mettre son maillot en rentrant, il y a déjà un slip propre dans ses affaires pour s'il veut se rhabiller.

µµµ

Maxwell s'était douché après avoir sué en tondant le jardin. Il allait partir voir s'il pouvait trouver des renseignements sur la mère de Tim. Il ne pourrait pas faire ses démarches avec lui, autant y aller quand son fils est occupé, il aura très difficile de les faire quand il reprendra le travail. Sinon, il devra attendre les vacances de Noël.

Il dépose une écuelle d'eau à Sam et le laisse dans le jardin qu'il puisse profiter du beau soleil. Il se rend au bout de la rue pour prévenir son fils et demander à la maman de Mathieu s'il peut lui laisser puisqu'il part.

Rassuré, il prend le bus jusqu'au centre des femmes battues. Il pousse la porte directement une femme s'interpose.

Duo est frappé par la ressemblance entre elle et son fils, il sait à qui il a affaire.

-« Les hommes ne peuvent pas venir ici », dit-elle d'une voix autoritaire.

-« Je venais vous voir. Je suis l'un des pères de l'enfant que vous avez eu », dit-il calmement.

Il ne parle pas trop haut pour ne pas ébruiter peut-être son secret.

-« C'était confidentiel ! Comment avez-vous fait pour me retrouver ? » panique-t-elle.

-« Madame Peacecraft a dit à mon ex que Tim vous ressemblait quand elle l'a vu et où vous travailliez devant mon fils. Du coup, ça l'a intrigué et il veut vous rencontrer. »

-« NON, jamais, si j'avais pu, je ne l'aurai pas eu. Quand j'ai pu me sauver, il était trop tard pour le faire partir. Sortez d'ici ! »

-« J'essayerai de lui expliquer sans le blesser. Désolé d'avoir réveillé de mauvais souvenirs. »

Maxwell se retourne et s'en va. Est-ce qu'il doit lui en parler directement ou attendre qu'il lui repose la question ? En tout cas, il ne lui dira rien pendant les vacances et s'il l'interroge, il lui dira même si c'est tout à l'heure, c'était le plus logique à ses yeux. Pauvre gamine, elle avait vraiment dû passer par de sales moments pour avoir cette réaction aussi longtemps après les faits.

Il reprend le bus, s'arrête à la boulangerie, achète un gâteau de la veille et des sandwichs, il allait faire un barbecue pour le souper.

Il fait une halte chez Mathieu pour prévenir qu'il est revenu. Il est dix-sept heures trente. Il est temps de s'activer s'ils veulent manger à des heures raisonnables.

-« Papa attend, je rentre avec toi. »

Le gamin dit au revoir et court derrière son père.

Comme souvent les tâches sont partagées. Pendant que Duo sort la viande du congélateur, Tim va couper de la salade, des tomates et les nettoie pour les préparer. Il frotte aussi des pommes de terre qu'ils font aussi en robe de chambre dans de l'eau, ça va plus vite. Pendant ce temps, Duo a sorti le barbecue et l'a allumé qu'il ait de la braise pour cuir leur repas.

-« Tim, pas trop de pommes de terre, j'ai des sandwichs. »

-« Oh j'adore ça les saucisses dans le pain. »

-« Je sais », sourit-il.

-« On mange dehors ? »

Comme il y a beaucoup d'ombres dans le jardin, Duo accepte, ils doivent sortir la table de la cuisine, mais c'est vite fait à deux.

-« On devrait acheter des meubles de jardin », lâche Timothy.

-« C'est vrai que ça serait plus pratique que de sortir à chaque fois la table de la cuisine. Je regarderai combien ça coûte. »

N'empêche que le réflexe premier de Tim, c'est toujours acheter, il est persuadé qu'il pourrait les faire lui-même avec des claies et d' anciennes palettes, du bois de récupération.

Enfin, c'était une chose que Heero lui reprochait d'accumuler l'argent et non le dépenser quand ils en avaient, mais Heero n'avait jamais manqué de rien dans son enfance ni après sauf peut-être de tendresse, lui ça avait été l'inverse.

Maxwell retourne les saucisses pendant que le gamin joue avec le chien.

-« Qu'est-ce qu'on va faire demain ? »

-« Tu veux aller dans les bois et y piqueniquer ? »

-« Oh oui ! Toute la journée dehors ! »

Une chose est sûre, Timothy n'est pas difficile à contenter.

Ils font une partie de pétanque dans le jardin, jouent au foot. Vers vingt et une heures, Duo envoie son fils à la douche. Une fois son fiston au lit, il prépare le sac de demain. Il y met les sandwichs à la confiture, des bouteilles d'eau, un bol pour Sam. Tout ce qu'il faut pour ramasser et conserver les fruits qu'ils pourraient trouver. Les maillots et des essuies pour s'ils trouvent un bassin dans la rivière.

Satisfait d'avoir tout préparé, même une petite pelle pour enterrer les crottes du chien, il va se mettre au lit avec un bon livre.

Tous les jours, ils font de nouvelles activités, ils se rendent dans un magasin de seconde main dans l'espoir de trouver des meubles de jardin, sans succès, un jour plus gris et menaçant.

En rentrant chez eux, Duo s'arrête chez le marchand de foyers au coin de leur cité.

-« Qu'est-ce qu'on vient faire ici ? » demande Tim.

-« Tu vas voir », sourit-il.

Quand la commerçante arrive, il demande.

-« Est-ce que vous n'auriez pas quatre vieilles palettes que je pourrais avoir ? »

-« Oui, oui, en hiver, on a beaucoup de monde qui les veut, et en été elle s'accumule. Je vais vous montrer où elles sont vous pouvez en prendre autant que vous voulez. Vous allez faire un stock pour l'hiver ? » demande-t-elle en les guidant.

-« Non, je vais construire notre table de jardin. »

-« Oh, c'est une bonne idée. Voilà servez-vous. »

-« Merci beaucoup, on est à pied, on va faire plusieurs voyages. »

-« À votre guise. Venez me montrer le résultat. »

-« Je n'y manquerai pas. »

Maxwell choisit quatre palettes en bon état, plus ou moins de la même couleur. En quatre trajets, ils les ont ramenées. La première chose que Duo fait s'est attacher deux palettes ensemble en les clouant avec de longs clous.

-« Papa, avec les trous ça n'ira jamais et c'est trop bas. »

-« Aie confiance Tim. On va désosser les deux dernières. Avec les montants, on va faire les pieds et les planches on va les mettre dans les trous pour les boucher. »

-« Je te ramène le pied de biche », dit-il en partant vers la cave.

C'est là que Duo range tout le matériel de bricolage.

À deux, le travail avance plus vite, en une heure les deux palettes sont démontées. Maxwell s'attaque au pied, il fait des entailles pour emboîter certains morceaux et augmenter ainsi la hauteur. Pendant ce temps, Tim cherche les planches qui pourraient s'intercaler dans le vide du dessus de la future table.

-« Je peux les clouer ? » demande-t-il quand il a rempli tous les trous.

-« Oui avec des clous de trois centimètres sinon ils vont ressortir de l'autre côté. »

Une fois les pieds assemblés, Duo les ponce avec du papier émeri. Il surveille tout de même ce que fait son fils.

Ils peuvent travailler à leur aise sur la terrasse, le ciel s'étant dégagé sans qu'une goutte d'eau ne tombe.

Au soir, elle est finie, il faudra encore la poncer et mettre une couche de vernis pour la protéger des intempéries, mais il doit l'acheter.

Duo recule, la photographie pour la montrer à la commerçante.

-« On peut manger dessus ? » demande impatient Tim.

-« Il ne fait pas assez chaud pour manger dehors, on va la rentrer pour s'il pleut. Demain, on ira acheter le vernis. »

-« Et deux pinceaux », sourit le gamin.

-« S'il n'en reste pas oui. »

µµµ

Le temps s'était écoulé, même s'il était heureux de retrouver ses camarades d'école, Tim aimait passer autant de temps avec son père. Et puis, allez en classe, s'était aussi à nouveau courir beaucoup, aller à la garderie qu'il n'aime pas.

Maxwell soupire également en préparant les boîtes à tartines pour le lendemain. Fini de se lever à huit heures. Demain, il devra être au travail pour cette heure-là, avoir déposé son fils à l'école avant.

Jusqu'à Noël, pas de congé, dès que son enfant allait tousser, il allait craindre qu'il ne soit malade.

Heero avait payé cent vingt-cinq crédits pour le mois d'août, ce qui leur avait permis plus d'activité

À Suivre…

Chap 21 - Chap 23

Si ça vous a plu, il y a l'option

Commentaire