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Disclaimer : Tous les personnages m'appartiennent, toute ressemblance avec des personnes ayant existés seraient fortuites.

Genre : drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.

Rating : M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer


Nouvelles bases


Elle se rappelle avoir demandé à Gary de venir sans lui donner de raison. Tout en téléphonant, elle se tourne vers le mur, elle ne veut pas regarder son père affalé dans le divan. Cela lui brise le cœur de le voir si mal.

Elle a décidé de respecter la volonté de Nicolas seulement quand elle voit le regard paniqué de son amant en lui ouvrant la porte. Elle lâche directement la raison de son appel.

-« Gary, papa a tout découvert ! »

-« Tout seul ? » S'étonne Duncan encore plus inquiet.

-« Non, la police fait une enquête sur la mort de Dorothy. » Avoue-t-elle en le guidant vers le salon.

Elle lui a directement passé un bras autour de sa taille pour sentir sa force et se rassurer.

En les voyant entrer dans le salon tendrement enlacés, Nicolas ordonne à sa fille.

-« Barbara, tu vas te coucher, je veux discuter avec lui. »

-« Papa ! Je ne dirai rien, mais j'aimerais rester. » Supplie-t-elle.

Nicolas se gratte un peu le crâne néanmoins il finit par dire dans un soupir.

-« D'accord. »

Il fait asseoir les deux jeunes gens dans le divan en face du sien et questionne directement.

-« Vous êtes à combien de doses par jour surtout toi, Barbara, puisque vous, vous arrêtez ce soir. C'est dans votre intérêt si vous ne voulez pas retourner en prison. » Gronde Nicolas.

-« Quatre doses, papa. » Murmure la jeune fille.

-« Il te faut douze doses jusqu'au spectacle. Tu en as combien ? » Interroge l'homme.

-« Trois, juste ce qu'il me faut pour tenir, jusqu'au soir après les cours. » Avoue Barbara en se tordant les mains.

-« Et vous ? » Demande plus sèchement Nicolas en plantant son regard dans celui de Gary.

-« Deux, je commence à travailler, à gagner de l'argent avant elle. » Répond Duncan pour qu'il comprenne la raison de la différence.

-« Il en manque sept ! Où trouve-t-on ça ? Et pour combien ? » Questionne l'avocat en se grattant le crâne.

-« Trente dollars la dose, monsieur Reuter. »

Nicolas ouvre des yeux horrifiés.

-« Mais où trouvais-tu cent vingt dollars par jour ? » S'exclame son père quand il revient de sa surprise.

-« Je te l'ai déjà dit, papa. » Soupire Barbara qui n'a pas envie de devoir le dire à nouveau.

Elle n’a pas vraiment honte d'avoir fait ça. C’est surtout que son père le sache qui la met si mal à l’aise.

-« Il faudra aussi que vous fassiez un contrôle sida et autres maladies vénériennes. » Réalise l'avocat.

-« Mais on est sain, papa, c'est sûr. Je n'ai jamais eu de relations complètes avec des clients. » S'indigne Barbara.

Elle ne veut pas penser aux fellations qu'elle faisait qui auraient pu la contaminer. Surtout que certains clients donnaient plus si elle ne mettait pas de préservatif. Ceux-là vérifiaient qu’elle n’était pas blessée dans la bouche.

Il faut dire qu’elle a une faculté étonnant, celle d’oublier ce qu’elle n’aime pas comme si ça n’avait jamais existé.

-« Tu oublies Peter ! » Lâche Gary.

Il sait qu'elle se ment à elle-même quand elle dit ne pas avoir eu de relations complètes avec d’autres que lui. C’est ce qui l’a attiré dans la jeune fille, cette faculté de rester dans son monde et d’oublier la réalité.

-« Il n'est pas sain, tu crois ? » Questionne la brune.

-« Qui est Peter ? » Demande Nicolas en regardant Gary pour qu'il réponde.

-« Un client qu'on faisait à deux qui m'avait trouvé le job quand je suis sorti de prison. » Répond Duncan.

-« Vous ne travaillez plus là ? » S'étonne l'avocat.

-« Non, il devenait trop entreprenant. On ne voulait plus y aller, alors il a viré Gary pour nous obliger à revenir dans son lit. » Raconte Barbara en prenant la main de son copain.

-« J'ai vu votre dossier passer dernièrement chez le procureur, vous êtes toujours inscrit là. Il dit que vous y travaillez, il envoie vos fiches de paie. » Réfute Nicolas.

-« Je sais, je paie ce service autrement. » Murmure Duncan en regardant sa main restée sur son genou.

-« Comment ? » Se fâche Barbara.

-« De ma personne, Barbara. Ton bonheur était plus important pour moi, tu ne voulais plus y aller. J'ai essayé de sauver la situation comme je pouvais. Il m'a menacé de me dénoncer quand il a vu qu'on avait replongé, si je ne revenais pas au moins moi dans son lit. » Avoue honteusement le jeune homme en regardant de temps en temps sa copine.

-« Mais pourquoi t'a-t-il viré alors ? » S'exclame la jeune fille outrée.

Seulement elle ne sait plus si c'est contre Peter ou contre Gary.

-« Le travail réel c'était pour nous deux, avoue le châtain. Ici, il donne des fiches de paie d'un tiers temps, et me paie mes passes qu'il facture sur sa société. »

-« Voilà, pourquoi tu n'avais jamais l'air d'être à court d'argent, toi ! » Gronde la jeune fille. « Et Bruce, tu le payais aussi de ta personne ? »

-« Non, Barbara, rit Gary. Il m'aurait donné son bisness pour que tu vives avec lui. Il avait un bon revendeur et le moyen d'avoir un contre-rendu de ce que tu faisais par moi, Dorothy, Emma, Sally et Rudy. »

-« Deux cents dix dollars pour tes doses, Barbara. » Reprend Nicolas.

Il n’a pas envie d'en savoir plus sur la vie privée de sa fille. Il n'a pas envie de la détester parce qu’il en sait de trop.

-« Supprime celle de la nuit, il n'en faut plus que quatre. Les cent vingt dollars, je les ai, je vais aller acheter les doses. » Dit Gary en se levant.

-« Je viens avec vous pour être sûr que vous reveniez. » Lâche suspicieusement Monsieur Reuter en se levant directement.

-« Barbara, donne-moi tes trois doses. » Ordonne Gary en tendant la main.

-« Non, je vais les garder. » Dit-elle en plaquant sa main sur la poche arrière de son jeans.

-« Donne-les-moi, je te connais, si tu peux, tu vas les prendre avant l'heure pour ne pas avoir mal. Je vais les donner à ton père pour qu'il les gère. Tu n'auras qu'à revenir à midi ici pour te faire ta dose. Je ne veux pas te savoir en train de faire le tapin sans ma surveillance. Si j'ai bien compris ton père, je vais rester ici pendant ma désintox. Je ne te serai d'aucune protection pendant quatre jours. Je veux prévenir également Rudy. Dans six heures, je ne serais plus bon à rien. Il faut qu’il prévienne aussi Bruce. » Expose Duncan avec conviction pour que Barbara obéisse.

-« Gary, j'ai peur de la douleur, ne me laisse pas sans mes doses de nuit. » Pleurniche la jeune fille.

Si elle garde ses doses elle-même, elle va en prendre une durant la nuit. Elle l’espère encore. Elle a toujours fait céder Gary avec ses larmes.

-« Je serais là, Barbara, je n'ai pas les nonante dollars de différence et pas le temps d'aller faire des passes pour te les avoir. » Plaide le jeune homme en lui prenant les deux mains.

-« Les voilà. » Dit Nicolas en ouvrant son portefeuille.

Puis il se tourne vers sa fille, il ordonne.

-« Donne-moi tes trois doses et vous, vos deux. Je vous fais confiance. Je me rends compte que vous êtes raisonnable et quelqu'un de bien, j'aurai dû faire confiance à ma fille à votre sujet. Je vous attends ici, Barbara va te coucher, tu as école demain. »

µµµ

Dans l'heure qui suit, Gary se couche dans le lit à côté de sa copine. Ils font l'amour comme si c'était la dernière fois.

Vers deux heures du matin, Barbara se réveille à cause des crampes. Gary est couvert de sueur. Par habitude, elle ouvre sa table de nuit pour se faire sa dose nocturne. Elle a beau fouiller, elle ne trouve rien.

Le retour à la réalité est pénible.

-« Ton père a ta dose. Va lui demander, mon cœur, dit Gary la bouche pâteuse. Demande-lui aussi une bouteille de vin rouge que mes crampes diminuent. »

Barbara se lève péniblement, elle frappe à la porte de la chambre de son père.

-« Papa, Gary voudrait du vin et je vais avoir besoin de ma dose, tu me l'as donne. » Supplie la jeune femme en s'accrochant à la poignée.

-« Va cherche une bouteille dans le cellier et pas mon meilleur. Je sors ta dose de sa cachette. Tu te feras ton injection dans ma salle de bain. Je ne veux pas que tu partages avec Gary. Il doit être propre le plus vite possible. S'il y a une inspection sanitaire et qu'on fait une analyse d'urine, il va en prison illico finir son temps. Je me demande même comment il a passé le test toutes les semaines. » Réalise tout d'un coup l'avocat.

Quand Barbara revient dans la chambre, Gary tremble de tout son corps. Avec un gant de toilette qu'elle trempe dans une bassine qu’elle vient de ramener. Elle lave son copain de manière à faire baisser sa température et le rafraîchir, il transpire énormément.

Au bout d'une demi-heure, il se calme suffisamment pour que la jeune femme puisse lui donner un peu de vin. Vingt minutes après, Gary est pris de tremblements et il vomit en jet ce qu'il a pu ingurgiter.

Courageusement, Barbara change les draps et relave un peu la chambre. Duncan pleure de mal dans un coin de la pièce en se balançant d'avant en arrière. Il lui demande pardon pour le travail supplémentaire. Il est lamentable, néanmoins la jeune fille l'en n'aime pas moins. Comme ça il lui semble si fragile, si pareil à elle. Pour une fois, elle peut faire plus pour lui, lui rendre tout ce qu’il lui a donné également.

Quand Barbara a tout relavé, changé les draps. Gary vient se blottir dans les bras de la jeune femme. Sa sueur est vraiment écœurante. Elle plisse un peu le nez, seulement elle supporte. Elle sait très bien que dans trois jours ce sera elle qui sera dans cet état, et lui qui la soutiendra pour passer l'épreuve, du moins elle l'espère cependant elle ne doute pas trop.

Au matin, Monsieur Reuter vient réveiller Barbara qui a des petits yeux. Il lui signale que sa dose est dans sa salle de bain.

-« Papa, je ne peux pas le laisser, je vais rester avec lui. »

-« Quand j'ai entendu ses gémissements cette nuit, j'ai pris une décision. J’ai téléphoné au travail et j’ai demandé un congé de trois jours pour m'occuper de ton copain. Je vais aussi téléphoner à mon médecin pour voir s'il ne peut pas lui donner quelque chose qu'on l'ait pour toi aussi. » Précise Nicolas.

µµµ

Au bout de deux jours, Gary va mieux, il est suffisamment bien pour venir voir jouer sa copine qui va tenir le rôle de Dalila dans « Sanson et Dalila. »

Avant de monter sur scène, la jeune fille se fait sa dernière injection. Elle regarde sa seringue en soupirant fréquemment.

-« Tu en fais une tête, on dirait que tu es à un enterrement ? »Dit Rudy en la regardant faire.

-« J'enterre ma vie de Junkie. C'est ma dernière dose. Rudy, j'ai si peur. » Avoue la jeune fille en déposant la seringue vide sur son sac.

Elle passe ses bras autour de son corps pour se rassurer.

-« Tu es déjà passée par-là, tu n'en es pas morte. Avec ou sans, tu es la meilleure danseuse que je n'ai jamais vue. Dis, c'est pour moi que Freddy s'est fait si beau ? » Questionne Barac après avoir regardé à travers le rideau tiré.

-« Touche pas à un seul de ses cheveux ! » Rugit Barbara.

-« Tu vas mieux, allez souris-moi. Ta vie vire au rose. Ton père accepte ton copain, il cherche à vous aider. Je devrais suivre votre exemple. » Lâche pensivement le danseur en se grattant le menton pour ne pas se décoiffer.

-« Pauvre Bruce. Perdre tous ses revendeurs et travailleurs. » Sourit Barbara.

-« Si tu lui demandes, il me laissera partir. » Affirme Rudy en s'appuyant sur une partie du décor.

-« Même s'il a été réglo pour Gary, je ne suis pas sûre que ça marche. Tu sauras danser sans rien prendre, tu risques d'avoir trop mal ? » S'informe la jeune femme.

-« Depuis le temps que ça ne me fait plus rien. » Soupire Barac.

-« Tu veux que je lui demande ? Si je joue sur le fait que j'ai besoin de toi clean comme danseur, ça peut marcher. » Réalise Barbara après un moment de réflexion.

-« Je te changeais les idées. Je n'ai pas besoin de toi. Allez viens, on va bientôt monter sur scène. »

A suivre… 

 Chap 14 - Chap 16

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