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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : K +

Acteurs: Heero, Duo, Wufei, Quatre, Trowa, Hilde.

Début d'écriture le 24/09/2018


Tu avais promis ?

Chapitre dix


08/01/AC 246

Mercredi, une urgence sort Duo de son sommeil. Il tient Heero dans ses bras. Pourquoi cette impression ?

Puis son regard accroche le réveil. Huit heures trente.

Il doit être à neuf heures trente de l'autre côté de Sank pour chercher Madame Azzouzi.

-« Heero ! Le réveil n'a pas sonné ! »

-« Tu es en retard ? » s'exclame Yuy de suite prêt à l'action.

-« Pas encore, mais il ne faut pas traîner. Pas le temps pour un long petit déjeuner comme on les aime. »

-« Va t'habiller, je fais passer le café. Je peux toujours descendre en ville à pieds. »

-« Ça va aller en mettant le turbo. »

Pendant que Duo se prépare, Heero fait les tartines en rangeant directement tout. Il passe à la salle de bain dès que son homme en sort. Tant pis, il se rasera demain même s'il commence à faire négligé là.

Ils boivent une tasse de café en avalant une tartine sur le pouce.

-« Heero n'oublie pas ton médicament ! »

-« Merci, vivement que ce soit une habitude. »

-« Ça va venir. Tu es prêt ? »

-« Oui, le temps de mettre les tasses dans l'évier. »

-« C'est un truc que je n'ai jamais compris. Pourquoi pas directement dans le lave-vaisselle, il est vide en plus. »

-« Pour vérifier s'il ne faut pas rincer avant de le charger », dit Heero en mettant sa veste.

-« Je trouve ça stupide et inutile. Autant le faire en un mouvement quand l'appareil est vide et chargé sale. Tu les as dans les mains, tu rinces ou grattes et tu charges », expose Maxwell en ouvrant la porte.

-« Le pire c'est que tu as raison. »

-« Tu as ton téléphone ? OK, sonne-moi quand tu as fini, je te dirais où j'en suis. »

-« Duo, ça ne sert à rien. Je reviens à pied, en taxi ou en bus. Ne t'occupe pas de moi. »

-« Mais j'aime m'occuper de toi ! »

µµµ

Duo dépose Heero au centre-ville avant de partir chercher sa cliente.

Yuy regarde partir la voiture avant d'aller chercher son morceau de marcassin. Il ne lui a pas dit que ce n'était pas de la biche. Il veut lui en faire la surprise.

Alors qu'il doit traverser la grande route, il s'arrête, regarde à gauche, à droite et s'engage. Il entend une femme hurler, des pneus crisser sur la chaussée puis il se fait tirer en arrière. Une douleur fulgurante lui traverse la cuisse gauche. Des gens se précipitent autour de lui.

Un jeune homme d'une vingtaine d'années s'excuse.

-« Je ne voulais pas vous faire tomber. Je n'ai pas compris pourquoi vous traversiez alors qu'une voiture arrivait. J'ai agi par instinct, désolé. »

D'où sort ce jeune homme, il y avait bien une femme à sa droite, mais rien à sur sa gauche pourtant c'est bien de là qu'on l'a tiré brusquement.

-« Vous allez bien ? » demande un homme en sortant de sa voiture.

Une grosse américaine à moitié sur le passage pour piétons.

-« Oui, j'ai dû être distrait. Pour moi la chaussée était libre c'est pour ça que je me suis engagé. Vous n'avez pas à vous excuser de m'avoir sauvé la vie. »

Le jeune homme l'aide à le remettre debout, la douleur dans sa cuisse réapparaît. Il la frotte légèrement, il faudra qu'il regarde les dégâts à l'appartement. Au moins son jeans n'est pas abîmé juste sale.

-« Ça va aller ? »

-« Oui, oui, je vais être plus prudent, merci. »

Il traverse et se rend à la boucherie-grossiste. Malgré la petite douleur due au frottement du pantalon, Heero revient à pied. Une belle balade de trois kilomètres.

Il pousse la porte de l'appartement doucement, écoute les bruits puis ose un

-« Duo ! »

Soulagé qu'on ne lui réponde pas, il entre, dépose son sachet à la cuisine dans le réfrigérateur avant de se rendre à la salle de bain. Là, il évalue les dégâts. Il se mord la lèvre en constatant qu'il est éraflé du genou qui a un peu saigné, à la cuisse gauche.

Il glisse le pantalon dans la machine avec le reste de linge de couleur sombre et lance le programme. Après avoir désinfecté ses blessures, il repasse un nouveau pantalon qu'il prend dans le même coloris. Il ne veut pas inquiéter son amant, d'autant plus qu'il ne comprend pas comment il n'a pas vu cette voiture arriver.

Il sort de la salle de bain, au moment où Duo revient, il lui fait un large sourire. Ensemble, ils cuisinent le repas de midi comme souvent en se répartissant les tâches.

Après le repas, Heero serait bien resté à l'appartement. Seulement, Duo a envie de profiter du beau temps. Courageusement, malgré les tiraillements, il l'accompagne, même s'il aurait préféré rester dans le salon à lire. C'est vrai qu'il aurait pu évoquer qu'il a déjà marché, simplement il ne veut pas priver son compagnon de sa promenade quotidienne.

Au moment de se coucher, Heero est heureux d'ôter son pantalon. Comme de se glisser dans le lit avant que son homme n'ait fini son tour d'inspection du soir, qu'il ne voit pas l'état de sa jambe qui vire au bleu à certains endroits.

Maxwell éteint et vient se mettre en cuillère derrière son amant. C'est comme ça qu'ils dorment le mieux. Il remonte sa main le long de la jambe de son homme, puis s'éloigne de lui pour allumer. Il relève la couette pour comprendre pourquoi la texture lui semble si différente.

Il retient un soupir. Pourquoi Heero ne lui a rien dit ? Il ne veut pas commencer à le surveiller comme un gosse et il a un peu l'impression que c'est ce qui se passe pour l'instant.

-« Tu es tombé ? »

-« On m'a empêché de passer sous une voiture », avoue-t-il.

-« Heero ! »

-« Je ne l'ai pas vue. Je devais être distrait, trop impatient d'avoir ce morceau de marcassin. »

-« Même si c'était bon, ça ne vaut pas ta vie. Bon Dieu Ro' !... »

-« Je sais », coupe-t-il d'une petite voix.

-« Tu veux dire que tu es revenu à pieds, fais la promenade dans cet état ! Ro', tu ne peux pas me cacher ce genre de chose », réprimande Maxwell.

-« Tu aimes ta promenade digestive. »

-« Oui, mais ce n'est pas une raison », soupire Duo.

Il lui donne un baiser dans le cou avant de l'embrasser. Il coupe la lumière et reprend Heero dans ses bras.

Ses pensées continuent de tourner dans sa tête. Quand est-ce que son amant arrêtera de s'écraser devant lui de peur de le perdre ? Il avait cru que l'épouser devant les hommes réglerait le problème, même si ce n'était pas la seule raison qui l'avait poussé à le faire.

-« C'est pour ça que tu as fait tourner une machine ? » réalise Maxwell.

-« Oui. »

-« Au moins, tu as une certaine logique. »

-« Duo, je vais bien, crois-moi, je t'en prie. »

-« Ne tue pas ma confiance, c'est là que tu risques de détruire notre amour. »

Heero a le cœur qui se broie en entendant cette phrase, pourtant il sait que son compagnon a raison. Alors, il prend la main sur son ventre et la serre.

-« Je ne le ferai plus. »

-« Je n'ai pas besoin de l'entendre Ro'. »

-« Tu as besoin de le croire », réalise-t-il.

-« Je suis désolé, mais oui. La confiance ne vient pas des paroles, mais des actes. »

-« Je voulais juste te protéger. »

-« Mais de quoi ? Ro', je ne te comprends plus là ! »

-« Ne pas te faire des soucis supplémentaires », dit-il plus doucement.

-« Sincèrement, tu crois que ça a marché ? »

-« Non. »

-« Je sais que je ne te le dis pas souvent Ro', mais je t'aime. Je ne me suis pas marié deux fois avec toi sans raison. »

-« Je suis désolé. »

-« Je le sais. Essayons de dormir. Tu dois être fatigué. Tout vient peut-être du réveil trop brutal et de ton adaptation aux médicaments. »

Heero ne voyait pas le rapport, mais il ne va pas le contredire. S'il lui offrait cette porte de sortie à leur conflit, il allait la prendre.

09/01/AC 246

Il est sept heures trente quand le réveil sonne. Heero sort du lit pour préparer le petit déjeuner pendant que Duo se rend à la salle de bain pour s'apprêter. Aujourd'hui, il doit aller chercher Madame Maréchal pour ses séances d'aquagym et de kiné pour neuf heures. Il la reprend à onze heures trente, en espérant ne pas encore tomber juste à la sortie des écoles comme l'autre fois.

Tout en se lavant, Duo réalise qu'il y a seulement une semaine que Heero passait ses examens. Il lui sourit quand il entre dans la salle de bain. Petit ballet matinal pour ne pas se gêner de trop. Il l'embrasse avant de lui laisser la place.

Au bout d'une vingtaine de minutes, Heero arrive. Maxwell écarquille des yeux.

-« Tu veux lancer une nouvelle mode ? »

Yuy cligne des paupières, surpris par la réplique.

-« Ro', tu ne t'es rasé qu'un côté. Tu crois que ça peut marcher », rigole-t-il.

-« Arrête de me faire aller. »

Maxwell se lève et l'entraîne vers la salle de bain.

-« Enfin, regarde ! »

-« Regarde-toi, je suis rasé », gronde Heero.

-« Tu es sérieux là ! » panique un peu Duo, au ton de son amant.

Comme Heero veut sortir de la salle de bain, Duo l'arrête, sort son téléphone pour photographier son compagnon. Puis il tourne l'appareil vers lui.

-« Ro', regarde ! » somme-t-il.

Surpris par l'ordre, c'est ce qu'il fait. Yuy écarquille les yeux en voyant sur la photographie que oui, il n'a pas rasé le côté gauche.

Il pousse légèrement son mari pour aller se regarder dans le miroir, puis il regarde Duo qui se trouve sur sa gauche. Il le sait pourtant il ne le voit pas se réfléchir à côté de lui.

Est-ce qu'il serait sorti ?

-« Duo ! »

-« Oui ? » répond celui-ci légèrement paniqué.

Non, il est bien là, alors pourquoi ne le voit-il pas ?

-« Duo, je crois qu'il faut qu'on retourne à l'hôpital », dit-il d'une voix sans vie.

-« Pourquoi ? »

-« Tout ce qui est sur ma gauche, je ne le vois pas dans le miroir. Mon visage est entier. Mais je me vois rasé entièrement en plus. »

-« Je préviens Téléservice pour Madame Maréchal », dit-il en faisant volte-face.

-« Non, on va la déposer. S'il te plaît, rase-moi. »

Maxwell lui sourit, l'embrasse et s'exécute.

-« Tu veux déjeuner ? »

-« Il faut peut-être mieux que je reste à jeun s'il y a des examens à faire. »

-« Tu sens quand je te rase ? »

-« Oui, je commence à comprendre pourquoi je n'ai pas vu cette voiture. »

-« Et avec le bruit de la ville, tu ne l'as sûrement pas entendue », rassure Maxwell en finissant le rasage de son homme.

-« J'espère qu'il y a un traitement. »

-« Sinon, on avisera. »

Duo range la salle de bain et se dirige vers la cuisine pour y finir de déjeuner.

-« Je vais t'empêcher de voyage », soupire Yuy en s'installant en face de son mari.

-« Bien sûr que non, on peut repousser le voyage à Tahiti le temps qu'on sache ce qui en est. Et puis on peut voyager moins. Ro' on va déjà sur L2 une fois par mois. Même si j'ai envie de découvrir le monde avec toi, on peut le faire plus lentement. »

-« Quand on sera devenu impotent tous les deux ! Tu vas déjà devoir te traîner un boulet à moitié aveugle », râle Heero.

-« Tu as fini ! Gronde Duo. Voyager, c'est bien, mais c'est être avec toi qui m'importes. »

Yuy ne répond rien, plus perturbé par tout ce que ça va modifier dans leur vie. Il ne va plus pouvoir conduire, il en est sûr. Et qu'est-ce qu'il va encore perdre ? Est-ce qu'il va pouvoir continuer son bénévolat à l'hôpital ? Non, parce que ça va entraîner un surcroît de travail à Duo de le conduire à droite ou à gauche. Il va devenir un boulet, il le pense. Il aurait peut-être mieux valu qu'il passe sous cette voiture.

À Suivre…

Chap 9 - Chap 11

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