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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : K +

Acteurs: Heero, Duo, Wufei, Quatre, Trowa, Hilde.

Début d'écriture le 24/09/2018


Tu avais promis ?

Chapitre onze


09/01/AC 246

C'est la voix de Duo qui le sort de ses pensées noires.

-« Tu es prêt ? On doit aller aux urgences ou en cardiologie à ton avis ? »

-« En cardiologie, ils nous diront ce qu'il faut faire. J'espère que je ne vais pas devoir attendre un rendez-vous. »

Ils se lèvent tous les deux pour ranger la table. Ils prennent l'ascenseur pour se rendre au sous-sol.

Maxwell se met au volant, ça lui fait un peu bizarre, ce n'est pas si fréquent qu'il serve de chauffeur à son compagnon surtout quand ils sont seulement eux deux. Cela a toujours été Heero qui conduisait d'autant plus qu'il connaissait mieux la région que lui. C'est vrai qu'avec son bénévolat, il a acquis une bonne maîtrise des routes, maintenant.

Duo est soulagé de voir qu'il y a une place devant l'immeuble de Madame Maréchal.

-« J'arrive », dit-il quand il a fini son créneau.

-« Je m'installe déjà à l'arrière. Prends ton temps. »

Comme la vieille dame attend dans le hall, c'est rapide.

-« Bonjour », dit-elle à Heero.

Elle s'installe à la place du mort.

-« Si j'ai du retard, demandez qu'on me sonne sur ce numéro », précise Duo en lui tendant une carte de visite.

Il met le contact directement après.

-« Sans problème. Vous allez vers des courses ? »

-« Oui, on risque de ne pas voir le temps filer, surtout », rétorque Heero.

Il sait que son homme est contre le mensonge.

Maxwell lui sourit dans le rétroviseur, puis il se demande s'il le voit vu qu'il est sur sa gauche. Cela doit être déroutant.

Arrivé au centre de convalescence, Duo veut sortir pour aider Madame Maréchal, seulement Heero le devance. Il accompagne la dame jusqu'à l'intérieur avant de s'installer à côté de son homme.

-« On n'aurait pas dû te faire un sac ? » demande le conducteur.

-« J'espère ne pas être hospitalisé. Sinon, tu iras le chercher en reconduisant Madame Maréchal. »

-« Oui, j'espère aussi que tu ne vas pas l'être », dit-il en mettant la première.

Duo a une boule dans l'estomac. Est-ce que c'est arrivé parce qu'Heero n'a pas fait les trois jours d'hospitalisation après son AVC ?

Une fois à l'hôpital, Maxwell se gare. Comme souvent quand ils marchent ensemble, Duo est à la droite de son homme, il lui tient la main. Il n'a pas trouvé de place à proximité et ils doivent marcher six cents mètres avant de pouvoir entrer dans le bâtiment.

Voyant que son homme va heurter contre une poubelle, il le tire légèrement vers lui.

-« Tu sais que les dernières fois qu'on a marché sur la place, c'est déjà arrivé que je sente que tu dévies ma trajectoire. Tu crois que tu me faisais éviter des obstacles inconsciemment ? » demande Yuy.

-« Oui, mais plus du style, on ne passera jamais à deux à côté de ce château de sable et je n'avais pas envie de te lâcher la main. »

-« Comment on va faire sur L2, tu ne vas pas me tenir la main ? »

-« Ro' chaque chose en son temps. Il y a peut-être une solution médicale. Tu as vu la poubelle ? »

-« Non, pas avant que tu ne tires sur ma main, sourit-il. J'ai voulu savoir pourquoi tu me tirais à toi, surtout en rue. »

Ils montent directement en cardiologie.

-« Messiers, messiers, les visites ne sont pas autorisées le matin », entendent-ils derrière eux.

Maxwell se retourne pour trouver une des infirmières qui a soigné son homme.

-« Bonjour, mon mari a été hospitalisé pour un AVC dimanche, seulement depuis on a constaté qu'il a un problème de vision. On aurait voulu savoir si c'était dû à son AVC. »

-« Il faut vous rendre aux urgences ou chez votre médecin traitant. »

-« Merci, on va descendre aux urgences », répond Duo avant de prendre la main de son compagnon.

Voyant son geste, elle demande.

-« Il est devenu aveugle ? »

-« Non, il ne voit plus certains objets sur sa gauche. »

-« Tu sais que je ne suis pas muet », murmure Yuy.

-« Attendez, je vais vous faire un papier prioritaire. »

-« Désolé Ro' », lâche-t-il en se mordant la lèvre.

La femme revient rapidement de son bureau.

-« Voilà, de toute façon, il n'y a pas de médecins dans les services sauf urgence. Vous serez mieux renseigné en bas. »

Maxwell prend le papier, puis la main de son homme plus par habitude que pour le diriger. Arrivé aux urgences, il laisse le soin à son compagnon de s'exprimer. On prend le document à l'accueil.

-« Installez-vous, on va vous appeler. »

Duo regarde sa montre, il ne faudrait pas qu'il oublie Madame Maréchal.

À dix heures trente, ils sont toujours installés dans la salle d'attente.

-« Encore une chance qu'on a un papier prioritaire », ricane Maxwell.

Quinze minutes passent encore.

-« Je vais sonner à l'ASBL qu'on envoie quelqu'un d'autre chercher Madame Maréchal. »

-« Vas-y, Duo, je peux attendre et passer ces examens seul. »

-« Tu ne rentres pas à pied, si je ne suis pas là », exige-t-il.

-« Je te le promets. »

-« D'accord, alors j'irai dans cinq minutes. »

Au moment où il se lève pour partir, on appelle son compagnon. Maxwell peste intérieurement. Mais il n'a pas trop le choix, il doit respecter ses engagements. Heero a raison.

µµµ

Au bout d'une petite heure, Duo revient aux urgences. Il râle que Madame Maréchal lui ait demandé de passer par la grande surface pour effectuer deux, trois courses. Mais c'est vrai que les boissons ce n'est pas toujours évident pour son aide familiale de les ramener à pied. En plus, c'est lui qui lui avait proposé dès leur première rencontre, mais ça tombait vraiment mal aujourd'hui.

Heero l'attend à nouveau assis sur une chaise. Il a sa tête des mauvais jours. Il s'assied près de lui.

-« Les nouvelles ne sont pas bonnes ? »

-« Héminégligence. Même s'il l'avait constaté durant mon AVC, c'était trop tard. Il aurait voulu m'hospitaliser pour faire une rééducation, mais vu ma mobilité, j'ai obtenu un suivi extérieur. »

-« Et qu'est-ce que c'est ? Héménéglitruc ? »

-« Héminégligence, c'est la perte de la perception du côté gauche, pour mon cerveau, il n'existe plus. »

-« OK, on va devoir apprendre à vivre autrement, c'est tout. On va annuler les voyages d'agrément. Je réglerai plus de choses par mail avec Annie. De toute façon, il va y avoir ta rééducation dans un premier temps pour nous occuper. »

-« Depuis des années, je me suis efforcé de te montrer qu'un beau visage de moi, à aplanir les difficultés. Maintenant que je suis malade, tu vas partir », soupire Yuy.

-« Pourquoi veux-tu que je fasse ça ? Je t'aime Heero pour le meilleur et pour le pire. J'aurais aimé que tu me le dises quand ça n'allait pas, pouvoir te soutenir dans tes épreuves, comme tu sais si bien le faire. Je ne vais pas te lâcher maintenant. Je n'ai pas signé un contrat de mariage que pour les beaux jours. Tu endures mon sale caractère depuis des années. Il est temps que je te rende tout ce que tu m'as apporté. »

-« Si c'est pour te donner bonne conscience », soupire à nouveau Heero.

-« Tu écoutes quand je te parle ! On s'en sortira à deux. On va encore profiter de la vie, crois-moi, alors bats-toi. Ne t'enlise pas dans la morosité. Ne me laisse pas sur le côté, je ne suis rien sans toi ! » lâche Duo avant de se lever.

Heero le regarde surpris qu'il lui montre autant d'amour en public et surtout ces derniers temps, tant d'armes pour lui faire du mal, tant de faiblesses aussi. Puis il sourit, il a réellement conquis le cœur de Duo, il n'a plus peur de se montrer tel qu'il est devant lui. Oui, il va se battre, il veut vivre encore près du seul homme capable de le faire sentir vivant.

Alors il se lève pour retrouver son compagnon près de la porte.

-« On rentre ? » demande Maxwell.

-« Non, je dois aller à la mairie. Je dois rendre mon permis de conduire. »

-« Je suis désolé, Heero. »

-« Dans un premier temps, je dois aller au CRF tous les jours. »

-« Ça, je connais le chemin », sourit Duo en lui tenant la porte.

-« J'ai un document pour annuler notre voyage à Tahiti. »

-« On ira plus tard, quand tu maîtriseras mieux et qu'on nous donnera l'autorisation. Il y a pire que ça. »

-« Il paraît qu'en général, il y a une paralysie du côté gauche. J'y ai échappé », sourit Heero.

-« Tu utilises moins ton bras gauche, tu traînes un peu la jambe à gauche et ton œil gauche est légèrement plus fermé. Je ne me suis pas alarmé et mis ça sur l'AVC, que ça allait revenir avec le temps », avoue Duo.

-« Ils ont raison, on ne se rend pas compte de son état », soupire Heero.

Maxwell lui prend la main pour le guider jusqu'à la voiture.

-« Je n'ai rien trouvé tout près, on doit traverser le parc. Tu vas faire des progrès rapidement, tu es un battant. »

-« Je veux aller sur L2. Je veux aller voir le bébé d'Annie quand elle aura accouché dans deux mois. »

-« Tu iras », rassure Duo.

-« J'en reviens que tu ne vas pas pouvoir me donner la main. »

-« Je me mettrais sur ta gauche pour pallier à ça. Même si tu ne me vois pas, tu as confiance non ? »

-« En toi, plus qu'en personne d'autre, plus qu'en moi parfois. »

-« Alors, on y arrivera. Chaque chose en son temps. Tu ne dois pas prendre rendez-vous au CRF ? »

-« Le médecin l'a fait. Demain à dix heures, une séance de trois quarts d'heure », répond Heero.

-« Qu'est-ce que tu vas faire ? »

-« Je ne sais pas. »

Par deux ou trois fois, Heero se sent tirer légèrement vers la droite. De voir ce qu'il aurait dû remarquer tout seul, lui fait peur. Comment va-t-il s'en sortir ?

µµµ

10/01/AC 246

Au matin, Duo attend Heero dans la salle de bain.

-« Tu veux que je te rase ? »

-« Si tu veux bien, je vais me laisser pousser la barbe, ça évitera les erreurs. »

-« C'est ton corps Ro' fais à ton idée. »

-« Je pourrais moins te plaire », lâche-t-il.

-« C'est ce que tu es que j'aime », répond-il avant de lui donner un baiser et de partir.

Même s'il doit l'admettre que ça le perturbe un peu ce qu'il va voir est différent.

Ils déjeunent en discutant, Maxwell essayant de changer les idées de son homme.

Après avoir rangé la table, ils partent jusqu'au sous-sol. Une fois sorti de l'ascenseur, Duo lui tient la main.

Lui qui avait toujours aimé ce geste plein de tendresse, commence à la détester, c'est devenu pour lui un signe de son handicap. Il sait qu'ici son compagnon ne l'aurait pas fait, mais il y a d'autres voitures, les délimitations avec des piquets.

Duo le conduit jusqu'au centre de revalidation fonctionnel.

-« Je viens te reprendre dans trois quarts d'heure », dit-il.

Il a bien senti que son mari se sentait en infériorité de devoir être guidé de la sorte.

-« Duo, qu'est-ce que tu vas faire ? Tu n'as pas le temps de faire l'aller-retour ! »

-« Deux, trois courses pour le repas de midi. »

-« J'aurai aimé les faire avec toi. »

-« Alors comme d'habitude, lire dans la voiture sur le parking plus haut. »

-« Je t'ennuie », soupire Yuy.

-« Bien sûr que non. Va à ton rendez-vous. Tu m'expliqueras ce que tu y fais », sourit Maxwell.

Heero sort enfin de la voiture, il pousse la porte du CRF. Il soupire un grand coup et se dirige vers le centre de la pièce.

-« Bonjour, je viens pour une rééducation », dit-il quand il croise une personne en blouse blanche.

-« On vous a donné le nom, le local à l'accueil ? »

-« Je n'ai pas vu l'accueil. »

L'homme lui montre une direction, Heero se retourne et voit la réception légèrement enclavée. Bien sûr, c'est sur sa gauche en entrant. Enfin lundi, il se forcera à regarder par là.

Après avoir remercié l'homme, Heero s'y rend. Il donne son nom et sa carte d'identité.

-« Salle 34, suivez les flèches rouges sur le sol. La salle est sur votre droite. Il y a une chaise devant, vous pouvez attendre là. N'oubliez pas de récupérer votre carte après les soins. »

Il soupire de soulagement quand il arrive à destination. Depuis quand est-il pris d'angoisses de devoir affronter l'inconnu ? Il y a une sonnette qu'il active, une lampe verte clignote pour lui dire d'entrer. En face de lui une jeune femme, les cheveux bouclés.

-« Heero Yuy », dit-il en tendant la main.

-« Bonjour, je m'appelle Agathe. Asseyez-vous. Nous avons rendez-vous pour une rééducation après un AVC et Héminégligence, c'est bien ça ? »

-« Oui. »

-« Vous n'êtes pas hospitalisé ? » s'étonne-t-elle après avoir consulté son dossier.

-« Non, mon mari m'amène et vient me chercher. Il est pensionné. »

-« Ça ne va pas être trop lourd pour lui ? »

-« Je ne crois pas. »

-« Bien, nous allons commencer par une évaluation que je me fasse une idée précise. Voici une feuille de papier et un crayon. Pouvez-vous me reproduire cette maison ? » dit-elle en montrant une image.

Heero s'exécute, il s'applique, il veut que cette rééducation qui vient bouleverser leurs vies dure le moins longtemps possible. Ils ont tellement de projets pour cette pension.

Quand il a fini, il est fier de lui. Il n'a rien oublié, maintenant qu'il sait, il va juste faire plus attention. Il redresse la tête pour signifier qu'il a fini.

-« Bien, vous allez me dessiner une horloge maintenant. »

-« À quelle heure ? »

-« Trois heures. »

Heero trace un cercle puis installe les chiffres dedans sans oublier l'heure. Puis il redresse la tête.

-« Bien. »

La kinésithérapeute ramasse le papier et le tend face à Heero.

-« Regardez, vous avez utilisé que le côté droit de la feuille, comme si je vous avais donné une toute petite feuille. Et qu'est-ce que vous voyez aussi ? »

-« J'ai mis les chiffres entièrement à droite, ça ne suit pas le cercle à gauche. »

-« Oui, mais vous avez mis les douze chiffres, c'est bien. Et la maison, regardez-la mieux. »

Yuy écarquille des yeux en constatant qu'il a oublié tout le côté gauche, la maison n'est pas terminée, il a oublié un pan de mur, il manque aussi l'arbre à gauche et une fenêtre. Pourtant, il était persuadé avoir tout fait impeccablement.

-« Dites-moi qu'on va pouvoir rectifier tout ça ! »

-« Il y a des astuces, on va vous apprendre à porter votre attention sur la gauche avec votre vision. Mettez-vous debout, vous allez marcher droit vers la porte comme si vous sortiez. »

Heero espère qu'il va réussir mieux ça que le dessin. Il ferme les yeux pour se concentrer, les rouvre et avance.

-« C'est bien, un peu de raideur du côté gauche, mais ça va, revenez vers moi. »

Heero se retourne et constate qu'il n'y a plus personne derrière le bureau.

-« Vous êtes toujours là ? » finit-il par demander.

-« Bien sûr », dit-elle.

Il a beau regarder, il ne la voit pas, un peu comme Duo l'autre jour dans le miroir.

-« Obligez-vous à regarder sur la gauche. Vous allez m'y trouver, tourner la tête vers la gauche, ça existe toujours. »

Heero fait ce qu'on lui demande et voit la dame debout à côté de son bureau, il se dirige vers elle.

-« Bien, on va arrêter là pour aujourd'hui. Je ne veux pas que vous circuliez à l'extérieur seul, sinon on vous hospitalise. »

-« D'accord, je ne veux pas être hospitalisé. »

-« Autre chose ? »

-« Je veux aller sur L2 dans deux mois. »

-« Il faudra peut-être repousser. »

-« C'est ma filleule qui accouche », justifie-t-il.

-« Elle ne peut pas vous amener le bébé ? »

-« Elle est chef d'entreprise là-bas. »

-« Je ne peux pas vous l'interdire, mais je trouve que c'est risqué. »

-« Je n'irai pas seul. »

-« Avec votre mari ? »

-« Oui. »

-« Je ne crois pas que ça pose de problèmes, dans deux mois vous aurez fait des progrès. »

-« À combien de temps estimez-vous ma rééducation ? »

-« Minimum six mois. »

-« Six mois ! » S'estomaque-t-il.

-« Ce genre de problème entraîne souvent une hospitalisation d'au moins neuf mois quand il y a en plus des problèmes de mobilité. Estimez-vous heureux ! »

-« Oui, à demain alors, à la même heure ? »

-« Non, à lundi, mais à la même heure. »

Heero sort de là légèrement abasourdi. Six mois, il a encore perdu plus qu'il ne l'avait imaginé.

En arrivant dans le hall, il sourit, son homme est debout près de l'entrée du côté droit, son livre à la main en train de le lire.

-« Tu aurais pu t'asseoir. »

-« J'aurai été sur ta gauche. »

-« Tu es adorable. Je t'aime », lui murmure-t-il à l'oreille.

-« Moi aussi, on va faire les courses », répond Duo.

-« Je dois récupérer ma carte d'identité et on peut y aller. »

Yuy vient retrouver son homme qui lui prend directement la main en lui disant.

-« Alors qu'est-ce que tu as fait ? »

Tout en se laissant guider, Heero raconte les exercices qu'il a faits, ce qu'il a découvert sur sa maladie, son handicap, il ne sait plus comment il doit l'appeler. Et bien sûr, le temps de la rééducation.

-« Elle ne veut pas que je circule seule à l'extérieur », achève-t-il.

-« Oh ! Pourtant à ce point, j'avais pas remarqué. Franchement, sur la digue à part tomber, il n'y a pas grand risque, pas de voitures. »

-« Oui, je trouve aussi, mais bon, on ne va pas tente le diable non plus. À force de tomber, je peux me casser quelque chose. »

-« Pas faux, voilà on est arrivé, qu'est-ce que tu veux manger ? »

-« C'est ici que tu fais tes petites courses quand tu ramènes après le CRF ? » s'étonne Heero.

-« Oui en marchant autour du parc un jour où il faisait beau, j'ai découvert ce petit commerce familial qui résiste aux grandes surfaces. »

-« Je croyais qu'on descendait en ville. Franchement, je te complique la vie », soupire Yuy.

-« Mais non, au moins tu découvres encore des choses sur moi », sourit Duo.

-« J'ai envie de manger du bœuf, des carottes en potée. »

-« C'est parti », lâche Maxwell en poussant la porte du commerce.

À suivre…

Chap 10 - Chap 12

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