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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : K +

Acteurs: Heero, Duo, Wufei, Quatre, Trowa, Hilde.

Début d'écriture le 24/09/2018


Tu avais promis ?

Chapitre deux


27/10/AC245

Heero avait rentré les sacs rapidement pendant que Duo restait devant leur future maison. Puis ils étaient partis pour l'aéroport.

Debout, Heero et Duo attendent. Lundi, ils seront tous les deux pensionnés. Mercredi, ils partent pour Sank.

Yuy lui montre les arrivées et une petite femme aux cheveux noir de jais, des yeux bridés bleus, le teint doré. Derrière elle, son mari Bruce, un homme grand, un mètre quatre-vingt, aussi blonds qu'elle avait les cheveux noirs, les yeux bruns foncés, la bouche charnue.

Annie se jette dans les bras de son parrain après avoir déposé une petite valise. Pendant ce temps, Bruce serre la main de Duo.

-« Papa va bien ? » demande ce dernier.

-« Oui, il est un peu triste que je m'éloigne, mais c'est la vie », dit-elle.

-« Tu as d'autres bagages ? » s'informe Heero.

-« Question stupide, parrain. Tout ce qu'on pouvait porter, le reste arrive lundi par transporteur. »

-« Prête pour ta nouvelle vie ? » demande Maxwell en se dirigeant vers les tapis.

-« Oui, si ça se met dans le hangar, on va essayer d'avoir une presse comme ça on fera les livres nous-mêmes en plus. Mais on doit encore calculer si c'est intéressant », explique Annie.

-« Oui, il faut toujours calculer un maximum. Tenir compte des pertes éventuelles. Si ça te coûte moins cher de le faire à la pièce que d'avoir un stock qui peut ne pas s'écouler », expose Duo.

-« C'est ce qu'on m'a appris à l'école. Parfois, il faut prendre un risque pour gagner de l'argent. Je suis ébahie, sans étude le commerce à l'air inné chez toi, tonton. »

Maxwell a le rouge qui lui arrive aux joues. Il détourne le regard vers le tapis pour masquer sa gêne.

Une fois les bagages récupérés, ils se dirigent chargés tous les quatre vers la sortie. Duo attrape sa casquette dans la poche arrière de son pantalon. Heero remonte son col. Bruce est surpris de voir sa femme mettre aussi une casquette et lui en tendre une. Il cligne plusieurs fois des paupières. Duo écarquille les siennes, surpris par l'attitude du mari d'Annie. Il regarde son compagnon en soupirant légèrement.

Heero prend les choses en main.

-« On vous explique à la maison, mettez-la et regardez droit devant vous. »

D'un bon pas, ils marchent deux par deux, Annie a préféré se mettre à côté de Duo. Heero aime marcher à côté de son homme, mais on ne lui a pas laissé le choix.

En montant dans le bus, Maxwell le premier pour payer les quatre places, Annie en deuxième. Elle s'installe derrière son tonton sentant un regard de reproche sur elle tout le temps qu'ils ont marché.

Bruce voulant s'installer à côté de sa femme, Heero intervient.

-« Annie à côté de ton oncle, vous ici. »

-« Mais ! » s'indigne Bruce.

Alors que la jeune femme s'exécute, Bruce se retrouve derrière Duo, Heero derrière sa filleule. Ça n'empêche pas l'homme de toucher l'épaule de sa compagne. Elle se retourne en lui souriant.

-« À quoi rime tout ça ? » a-t-il le temps de dire avant que Maxwell se retourne et lâche d'une voix sourde.

-« Plus tard. »

Heero met sa main sur le bras de Bruce.

-« Quand il dit plus tard, ça aura toujours lieu. Attendez, un peu de patience. »

Bruce n'en revient pas. Il connaît les deux hommes, il ne les a jamais vus aussi froids, fermés à tout.

À cette heure, le bus s'arrête sur la place, à six cents mètres de la décharge. Ils repartent deux par deux. Maxwell ouvre la porte, coupe les alarmes et laisse entrer tout le monde avant de rebrancher l'alarme sur les vitres, les portes et le grillage seulement.

Il retrouve Annie, son mari et Heero dans la cuisine, les valises près de l'escalier. Bruce cherche toujours à obtenir des informations en interpellant sa femme.

Il vient se planter devant la filleule de son amant.

-« Tu as décidé de venir sans rien lui expliquer », accuse Duo.

-« Je lui aurai expliqué les règles pour l'extérieur. La vie est belle ici, j'aime L2, justement parce qu'elle est tout en extrême », se défend Annie.

-« Annie, je t'avais pourtant dit de le faire avant de me donner de l'espoir », intervient Heero.

Devant les yeux écarquillés de son compagnon, il ajoute en lui souriant.

-« Je peux finir ma vie ici, je suis heureux près de toi. Je parlais de l'espoir de remettre la société dans de bonnes mains et aimantes. »

-« On peut m'expliquer à quoi rime tout ça ! » s'impatiente Bruce.

-« Plus tard ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ? Je n'oublie pas, je ne suis pas sénile, j'ai juste un oignon à peler avant », gronde Maxwell.

Ça fait sourire Heero, il y a longtemps qu'il n'a pas vu son amant aussi remonté. Il aime le voir ainsi, comme de voir que ça n'impressionne pas Annie.

Duo reporte à nouveau son regard améthyste presque noir sur la jeune femme.

-« Non, je ne lui ai rien dit parce que je voulais venir. Je voulais la place. J'ai des choses à prouver que je ne suis pas une faible femme », admet-elle péniblement.

-« Annie, la communication est la base d'un couple qui dur. Si tu crois qu'on te voit faible, c'est que c'est ta vision que tu as de toi. Bon sang, je croirais entendre ton grand-père à quinze ans. Il rabaissait les gens en croyant qu'il prendrait de la hauteur. Ce n'est pas comme ça que ça marche », explique calmé Duo.

-« Grand-mère et papa ne veulent pas me parler de lui, tu le feras ? demande-t-elle. Je regrette de ne pas l'avoir connu. »

-« Bien sûr ! » réplique Maxwell.

-« Toi aussi parrain ? » insiste Annie.

-« Si tu veux ses bons côtés, il ne faut pas », lâche Heero.

-« Ce n'est pas vrai, il y a vingt ans qu'il est mort et tu ne lui as pas encore pardonné ! » s'indigne Duo.

Voyant Bruce se dandiner, il ajoute plus calmement.

-« Je ne vous oublie pas. Vous êtes la clef de cette situation. »

Il aurait pu ajouter de nos espoirs, seulement il ne sait pas grand-chose du jeune homme. Est-ce qu'il n'accepterait pas juste pour ne pas les décevoir ?

-« Annie, je sais que tu essayes de me faire glisser sur un autre sujet, mais ce n'est pas le moment. J'ai besoin de réponses claires, j'ai besoin de savoir si je vais devoir reprendre des recherches. Rien n'est signé, on peut faire marche arrière », reprend Maxwell.

-« Nous pas, intervient Bruce. Tout est vendu sur Terre. Alors, explique-moi. »

Duo soupire et se tourner vers l'homme qui le dépasse facilement de dix centimètres.

-« Je ne vais pas vous dire que la vie est idyllique sur L2. Mais oui, elle est beaucoup plus facile qu'il y a cinquante ans. Seulement, elle est régie par des gangs, par quatre grands gangs et des plus petits par quartier. J'ai été longtemps le chef de zone du quartier Est, du coup, il y a moins de risque à avoir surtout que je paie encore le squatte des jeunes. Dans les murs de sa maison, on est libre. Dès qu'on est dehors ou à vue de l'extérieur, tout est observé, analysé, réglé. La casquette, le visage fermé, c'est juste pour ne pas donner d'emprise aux autres, un moyen de pression, qu'on ne voit pas les faiblesses. »

-« On risque de nous attaquer en rue ? Est-ce que les gangs des autres quartiers ne risquent pas de venir ? »

-« Non pour les deux. Si vous respectez les règles. S'il y a une bagarre de gangs, ça se fait toujours à la limite des deux territoires. Annie les connaît, elle vous les précisera, si vous restez. »

-« On va rester, de un parce qu'Annie en a envie et de deux parce qu'on n'a plus d'endroit où aller ! » s'indigne Bruce.

-« Si, vous avez mon appartement à Sank. Si nous restons, il est libre », coupe Heero.

-« Alors, discutez vraiment et lundi, on fait un bilan de la situation avant d'aller ou pas chez le notaire », annonce Duo.

Il passe son bras autour de la taille d'Heero et part vers son nouveau logement. Le découvrir enfin.

Il débranche l'alarme de la porte, il sait que son amant a installé un boîtier dans leur demeure pour pouvoir être libre de sortir et entrer comme ils veulent, même s'ils doivent passer par le commerce. Ils ont gardé des clefs.

-« Tu sais ce que j'ai envie de te faire passer le seuil comme une mariée. »

-« Heero ! » s'exclame-t-il.

-« Si la décharge n'avait pas vue sur la rue, je l'aurai fait. »

-« Tu l'as déjà fait à Sank », dit-il en lâchant son homme.

Il l'avait tenu tant qu'ils étaient dans le hangar.

-« Oui, je sais, mais je t'aime et parfois je ne sais plus comment te le montrer. »

-« Heero, ce serait plus à moi de le faire. Je vois tes gestes au quotidien et je n'ai pourtant pas l'impression dans faire autant. »

-« Pourtant, j'en vois, comme ton bras autour de ma taille, m'avoir laissé décorer notre maison à ma guise. Te déraciner prochainement, avoir mis la société à nos deux noms et tenir compte de mon opinion. »

-« Ah bon, parce que ne pas vendre à la dernière minute, c'était une preuve d'amour ? J'appelle ça un acte égoïste moi », lâche Maxwell qui attend qu'Heero ouvre la porte.

-« Et vouloir mettre Andy en gérance pour partir plus vite, moi un acte d'amour. Tu fermes les yeux ! »

Avec un léger soupir, Duo le fait, il entend à son oreille, lui déclenchant des frisons.

-« Et un acte d'amour de plus. Garde les yeux fermés », dit-il en voyant les paupières frémir.

Duo entend la clef tourner dans la serrure.

-« Voilà, c'est ouvert, il y a une marche vers le haut et puis fait deux pas. »

Maxwell entend la porte se fermer quand il a avancé. Il reste les paupières closes pourtant il entend son compagnon circuler. Qu'est-ce qu'il peut bien faire ?

Comme s'il l'avait entendu, la réponse arrive.

-« Je dégage les sacs que j'ai posés au hasard. »

-« Tu aurais pu le faire avant qu'on aille chercher Annie et Bruce, je n'aurai pas regardé. »

Une main vient prendre la sienne et le tire vers une pièce, il entend qu'on ouvre une porte. On le pousse dans le dos.

-« Tu peux ouvrir les yeux. »

Devant lui, Maxwell découvre sa maison en miniature. Son coin cuisine est là avec sa table ronde et ses deux chaises. Plus loin, Heero avait reproduit l'âtre et mis son Titanic comme de l'autre côté. Un foyer à gaz avec de fausses flammes y était installé. Cela lui avait fait mal au cœur de voir disparaître son bateau, mais il avait pensé le retrouver chez son compagnon à Sank.

Sur le mur face au divan trois places se trouvent la TV.

-« Où sont le deux places et le solitaire ? » demande Maxwell.

-« J'ai été le déposer au squatte avec Andy. J'ai bien précisé au nouveau chef de zone que même si on partait, tu continuerais à payer l'immeuble et qu'Annie faisait partie de notre famille. C'est Alicia qui me l'a conseillé pour sa facilité. Tout ce que je n'ai pas su déménager ou mettre ici, je l'ai amené avec un camion, ils ont choisi et j'ai porté le reste au 3R. »

-« J'aurai tout porté au 3R sans penser au squatte. Tu aurais fait un meilleur chef de zone. »

-« Je ne crois pas. Ça te plaît ? »

-« Heero, c'est magnifique ! Je retrouve mon chez-moi. Je ne sais pas comment je vais pouvoir te remercier », dit-il les larmes aux yeux.

-« Par contre la chambre est totalement différente. »

-« Ro' ne te tracasse pas. Je me sens revivre. J'adore tes brise-vue, au moins même si les ouvriers travaillent, on est chez nous. »

-« Je tiens à mon intimité aussi », sourit Yuy.

-« Tu n'as rien amené de nos affaires à Sank ? » demande Duo en venant se nicher dans les bras de son homme.

-« Plus en bibelot et vêtements. Ta table de salle à manger est plus belle que la mienne, elle est là. »

-« Je t'aime Ro'. »

Heero l'embrasse trop heureux d'entendre cette phrase qu'il ne lui dit presque jamais, même si elle est sur son alliance.

Ensemble, ils vident les sacs pour mettre dans les armoires ce qu'ils ne prendront pas à Sank mercredi, si Annie reste. Enfin, ils l'espéraient tous les deux sans vouloir lui forcer la main. Duo ne voulait pas recommencer à chercher. Heero avait des projets qu'il rêvait de mettre en route.

-« Tu as rempli le frigo ? » demande d'un coup Maxwell.

-« Oui de choses non périssables surtout. Le petit congélateur est plein d'une partie de nos préparations. J'ai laissé le reste pour Annie, ça ne tiendra de toute façon pas le voyage. »

-« Ro' pourquoi n'arrives-tu pas à pardonner à Wufei ? » réalise-t-il.

-« C'est un égoïste de première. Ça m'énerve en plus qu'il s'en sorte toujours avec les honneurs », clame-t-il.

-« Il n'avait pas que des défauts ! » s'indigne Duo.

-« Je ne lui ai pas encore trouvé une qualité. Mort en mission, tu parles. Suicide en mission. On lui dit qu'il ne pourra plus partir, qu'il a atteint l'âge limite. Bizarrement, il meurt alors qu'il aurait perdu la seule chose qui lui donnait l'impression d'être un homme. Je n'y crois pas une seconde », s'énerve Heero.

-« C'est ce que j'ai pensé aussi. Mais au moins, il a offert une grosse pension de veuve à Hilde puisqu'il lui a toujours refusé le divorce. »

-« Duo ! Elle n'a jamais pu épouser Patrick avant le décès, chose qu'ils ont faite dans les six semaines. Ce n'était pas un acte charitable. Elle n'a jamais pu avoir son deuxième enfant, il aurait porté le nom de Chang. Elle ne voulait pas avoir un enfant de l'âge de sa petite fille. Wufei lui a pourri la vie jusqu'à ce qu'il meurt. »

-« Parlons d'autres choses. »

-« Oui, il vaut mieux. »

-« On va devoir acheter une voiture en arrivant à Sank », propose Maxwell.

-« Oui, ce sera plus facile que d'en louer une comme pendant les vacances. »

-« On le fera en arrivant. »

-« Non, la première chose que je veux faire, c'est me promener en te tenant par la main ou la taille », lâche Heero en rangeant son dernier pantalon.

Il regarde la pièce qui sera leur chambre à coucher en levant la tête. Il est satisfait et heureux que tout plaise à son compagnon. Il jette un œil à sa montre, il est presque dix-huit heures, le moment de commencer le repas à moins qu'ils ne ressortent pour souper au restaurant.

Alors qu'il va demander à Duo ce qu'il préfère, on vient frapper à la porte. Il s'y rend en souriant sachant que ça ne peut-être que sa filleule. Il ouvre et lui sourit.

-« Est-ce que vous voulez venir souper avec nous ? » demande-t-elle.

-« Tout dépend. Où veux-tu manger ? » répond Duo en arrivant dans le dos de son homme.

-« Près du port spatial. Je dois lui montrer la vie de nuit avant de décider », précise-t-elle.

-« Je ne sais pas. Si on sort à quatre et vous avec moi, ça peut changer la donne », rétorque Maxwell.

-« Moi qui voulais te proposer un restaurant aussi », soupire Yuy.

-« OK, pas de problème. Tu as raison comme toujours tonton. Passez une bonne soirée également », dit-elle avant de partir.

-« Et tu veux te rendre à quel restaurant ? » demande Duo en refermant la porte.

-« J'aurai bien été au grill près du cinéma. »

-« Adjugé, laisse-moi me changer et passer par la salle de bain. »

-« Tu es très bien comme ça. Je ne vais pas faire de frais. »

-« J'arrive. Tu m'invites ou on paie chacun sa part ? » demande Duo avant d'entrer dans la salle de bain.

-« On a toujours partagé ! » s'étonne Yuy en passant sa veste, le regard rivé sur son compagnon.

-« Donc, on ne fête rien », répond Duo en revenant déjà.

-« Qu'est-ce qu'i fêter ? Elle n'a pas encore dit oui. »

-« Alors, je t'invite pour cette maison magnifique. Je m'y sens à l'aise. J'avoue que j'avais peur de ne pas retrouver mes racines. »

-« Je me sens aussi très bien dans ta maison, c'est pour ça que j'ai voulu recréer l'ambiance », dit-il en venant lui voler un baiser.

Duo lui sourit, lui passe la main sur la joue avant d'ouvrir la porte. Un masque se met directement sur son visage.

Comme souvent, ils marchent l'un à côté de l'autre. Leurs mains s'effleurent parfois au fil des pas, seule petite entorse que Maxwell a tolérée au cours des années.

Arrivés au restaurant, ils s'installent à une table pour deux. Il y a un léger brouhaha dû aux discussions à voix basse. Le menu étant inscrit au-dessus du bar, Maxwell tourne son visage vers là. Il lâche un soupir avant de dire à son compagnon.

-« Dis-moi que ce n'est pas le menu ses lignes illisibles. »

Yuy regarde, se tourne vers son homme en souriant doucement.

-« Je peux te le dire, si ça te fait plaisir. Tu peux avoir du steak à la sauce tartare ou béarnaise, des côtelettes avec les mêmes sauces, il y a aussi saucisses et merguez. En accompagnement, frites, pommes de terre persillées et salades de légumes ou betteraves rouges. »

-« Ce n'est pas possible que j'aie tellement perdu. L'année passée, je savais le lire. »

-« Tu es très mignon avec des lunettes sur le nez », rassure Heero.

Un serveur se présente en demandant.

-« Vous avez choisi ? »

-« Un steak sauce béarnaise, frites et salade de légumes pour moi », dit Yuy.

-« Une côtelette béarnaise et les mêmes accompagnements. Un pichet d'eau et une bière brune en boisson », commande Maxwell.

L'homme parti, Duo reprend.

-« Pourquoi tu ne perds rien ? »

-« Duo, ce n'est pas vrai, il faudra que je fasse vérifier mon audition. Il y a des fois où je lis plus sur tes lèvres que je ne t'entends. Tu te plaignais que je mettais la TV trop fort, c'est pour ça que je ne la regarde plus. »

-« Nous devenons des vieux croulants. »

-« J'aime ce qui reste de toi », sourit Heero.

Maxwell lui fait des gros yeux d'oser le dire en public.

-« Je n'ai pas honte de t'aimer, je ne l'ai jamais eu », insiste Yuy.

Le serveur revient avec les boissons, Heero tend sa bière à son compagnon.

-« Tu sais que je l'ai déjà goûtée ? »

-« Je sais », dit-il en la reprenant.

Ça l'amusait que depuis le temps son homme ne se laisse pas aller à boire un peu les rares fois où ils sortaient. Pas qu'il voulait qu'il tombe dans l'alcoolisme, loin de là, mais ça aurait voulu dire qu'il était moins méfiant.

Le repas se passe en discussions diverses qui n'ont rien d'important. Ils rentrent d'un bon pas. Heero est rassuré de voir de la lumière dans la maison et des ombres bouger. Il n'est rien arrivé à sa filleule, même s'il se demande pourquoi elle se serait fait agresser.

Des vols, d'accord, mais il y a rarement des agressions sur des civils sur L2.

À Suivre…

Chap 1 - Chap 3

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