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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : K +

Acteurs: Heero, Duo, Wufei, Quatre, Trowa, Hilde.

Début d'écriture le 24/09/2018


Tu avais promis ?

Chapitre trois


28/10 AC 245

Dimanche, Heero et Duo ne savent pas réellement comment ils vont l'occuper. Si Annie ne reste pas, il n'y a pas besoin de faire les bagages pour les défaire directement. Ils finissent par installer un puzzle qu'ils font à deux. Ils pourront le continuer plus tard s'il faut.

Il est dix-sept heures quand on vient frapper à leur porte.

-« Est-ce qu'on peut avoir la discussion maintenant ? » demande Bruce quand Heero va ouvrir.

Yuy se tourne vers son compagnon qui accepte d'un mouvement de tête.

-« Oui, nous arrivons », dit-il avant de refermer la porte.

Duo part directement vers la salle de bain pour se changer. Même si ça reste la famille, il ne va pas aller à une réunion d'affaires en jogging.

Heero en profite pour mettre la nappe sur leur puzzle avant de le rejoindre dans la salle d'eau pour mettre également une tenue plus appropriée.

S'ils rentrent dans la surface commerciale sans prévenir, Duo frappe sur la porte qui mène à son ancienne cuisine. Sur une table carrée qui remplace leur table ronde, il y a quatre tasses et un gâteau. Il y a comme une gêne dès qu'ils sont tous installés autour de la table.

Heero retient un soupir, ils vont devoir à nouveau chercher quelqu'un, il va encore falloir repousser ses projets.

Le premier à se lancer, c'est Bruce. Maxwell sent la main de son homme venir le soutenir sur sa cuisse.

-« Je voulais vous remercier pour avoir aménagé le grenier que je puisse y faire mon bureau. »

-« Mais ? » coupe Duo.

-« Il n'y a pas de mais, Bruce voulait savoir si on pouvait signer un contrat d'un an. On veut tenter l'expérience, mais pas sans porte de sortie », continue Annie.

Heero se tourne vers son compagnon. Lui serait partant, seulement c'est souvent Duo qui a le dernier mot pour « Allnonsense »

-« Un an, mais si ça ne vous convient pas, vous nous donneriez le préavis quand ? » s'informe Maxwell.

-« On fait une année pleine et on vous laisse six mois pour me remplacer si Bruce ne s'adapte pas », précise Annie.

-« Ça me semble raisonnable », tente Heero.

-« Une épée de Damoclès d'un an, ce n'est pas ce que j'appelle raisonnable », peste Duo.

-« Je n'ai rien vu qui puisse me faire peur. Seulement, je n'ai jamais vécu dans les colonies », essaye de rassurer Bruce.

-« D'accord, ça ne m'arrange pas, je ne voyais pas la passation comme ça. Mais ça reste une solution acceptable. »

Annie se sent soulagée, elle décide de proposer le goûter qu'elle avait prévu. Les discussions reprennent directement moins tendues.

-« Où est-ce que vous êtes allé souper hier ? » demande Heero.

-« J'ai voulu manger chinois, mais c'était thaï », soupire Annie.

-« Tenu par des Vietnamiens », rit Yuy.

Maxwell sourit en secouant la tête.

-« Ce n'était pas mauvais », défend Bruce.

-« Je suis d'accord avec vous, c'est très bon », rassure Duo.

-« Alors ? » s'étonne Annie.

-« Quand ton grand-père a voulu y aller, il est ressorti vexé. La première fois que j'ai pu y aller, c'est avec Heero. C'est ta réaction si proche de la sienne qui le fait rire », réplique Duo.

-« Mais pourquoi détestes-tu autant papy, parrain ? » s'étonne Annie.

-« Parce que quand il est parti d'Allnonsense, il a fait beaucoup de mal à Duo. Il a mis la société en danger », répond-il.

-« Mais ça devrait être à tonton de lui en vouloir pas à toi ! » s'indigne sa filleule.

Bruce prend la main de sa femme en disant.

-« Non, je le comprends. Il a pris la souffrance de Duo pour sienne et c'est parfois plus dur à s'atténuer. »

-« Et puis, Heero est plus rancunier que moi aussi », sourit Maxwell en regardant son homme.

-« N'empêche que je ne trouve pas normal que même mort, tu gardes son secret », s'indigne Heero.

-« Parce que je veux voir le positif. Sans son départ et la souffrance, tu ne serais pas apparu dans ma vie et ta présence, la rends chaque jour plus belle. Tu as vaincu la malédiction », expose Duo.

-« Rien n'aurait pu me chasser de ta vie », avoue Yuy.

-« Mais tu m'aurais regardé être heureux », soupire Duo.

-« Ah bon, tu étais heureux à l'époque ? J'ai un doute », raille Heero.

Annie tient toujours la main de son mari et lui sourit tendrement. C'est si rare de les voir ainsi.

-« Je le croyais avant de te connaître. »

Yuy reste sans voix, surpris par cette déclaration faite en public, surtout devant un étranger. Il ne sait plus quoi dire, alors il finit son assiette en regardant son compagnon.

-« Merci pour le goûter, on va retourner dans nos pénates. On se retrouve demain à dix heures chez le notaire », dit Duo en se levant.

-« Oui, passez une bonne soirée », répond Annie, en les raccompagnant.

Heero continue d'être silencieux. Cela tracasse pour finir Duo. Alors, il se retourne pour observer son homme. Il le voit le dévorer des yeux, alors il lui sourit.

-« La pension te va bien », lâche Yuy.

-« Tu trouves ? J'ai l'impression de devenir un vieux gâteux, incapable de tenir ma langue. »

-« Tu regrettes de l'avoir dit ? » demande Heero un petit pincement au cœur.

Il ouvre la porte, coupe les alarmes et se tourne vers Duo qui entre et les remets.

-« Bien sûr que non ! Ro' que vas-tu imaginer ? Je n'ai jamais eu honte de l'amour que je te porte. »

-« Si radoté, te le fait dire, alors radote, j'ai besoin de l'entendre, même si je le sais. »

-« Besoin de l'entendre, alors qu'il perd l'audition », rigole Duo.

Avant de le tirer à lui pour l'embrasser.

µµµ

29/10/AC 245

Chez le notaire, Duo prend encore bien le temps de tout relire, ses petites lunettes de lecture sur le nez. Il prévient qu'il y a une clause d'un an avant une signature définitive.

Le notaire l'inscrit rapidement et fait imprimer de nouveaux documents. Alors seulement, Maxwell conçoit de mettre son paraphe sur toutes les feuilles et de signer. Heero l'imite puis Annie.

Après cette formalité, la jeune femme se dirige vers l'entreprise pour y prendre ses fonctions.

Duo et Heero vont vers le marché plus pour se promener que faire des courses. Ils partent mercredi matin, ils ne vont pas s'encombrer.

Une fois de plus, Heero se dit que cette activité serait plus agréable à Sank où il pourrait prendre la main de son homme, lui parler sans faire attention aux mots qui sortent de sa bouche.

Dès leur retour à la maison, Yuy envoie un mail à An pour lui dire que cette fois, ils arrivent et qu'il peut mettre la dernière touche au projet qu'ils réalisent ensemble.

Il sourit en pensant à dans trois semaines.

µµµ

31/10/AC 245

C'est tout de même avec un petit pincement au cœur que Duo monte dans la navette. La prochaine fois qu'il reviendra sur son satellite, c'est avec un visa de vacances puisqu'il va se faire domicilier sur Terre.

Même s'il est impatient de faire ce plaisir à Heero, il y a une déchirure en lui.

-« Tu as pris rendez-vous chez l'oculiste ? » demande Heero pour changer les idées de son compagnon.

-« Oui, directement à l'hôpital où nos dossiers sont. Et toi, tu as pensé à faire un bilan auditif ? »

-« Oui, il est prévu, j'ai pris rendez-vous quand je m'en suis rendu compte, il y a deux mois. J'espérais ne pas devoir le repousser. Je dois y aller lundi matin. »

-« Tu pouvais y aller sans repousser, Heero ! Moi, c'est pour mardi après-midi, il y a eu un désistement », sourit Maxwell.

-« Nous voilà déjà bien occupés. »

-« Mercredi, ce sera déjà le calme plat. »

Ils continuent de discuter doucement jusqu'à l'atterrissage. Après avoir récupéré les bagages de la soute, Heero hale un taxi et donne son adresse.

-« Tu voulais acheter une voiture neuve ou d'occasion ? » demande Duo alors qu'ils descendent du taxi.

Ils ont fait le trajet presque en silence.

-« Je n'en sais rien. J'ai acheté l'autre neuve, mais on peut prendre une occasion », répond-il en sortant ses clefs.

Pendant ce temps-là, Duo et le taximan sortent les sacs du coffre.

Chargés, Maxwell et Yuy se rendent jusqu'à l'ascenseur. Heero ouvre la porte avant de remettre le gaz. Il soupire d'aise, il a profité de ses petites visites pour reprendre possession des lieux. Il n'y a plus aucun cadenas sur les armoires.

Maxwell va jusqu'au salon pour ouvrir les fenêtres afin d'aérer après avoir ouvert les tentures. Il se retourne et écarquille les yeux en voyant un faux âtre où un foyer au gaz a été installé par son amant à la place de son radiateur. Sa table de salle à manger a remplacé celle d'Heero, ainsi que son meuble TV.

Les larmes lui viennent aux yeux, même si ce n'est pas ses divans, il a l'impression d'être chez lui.

-« Ça te plaît ? » demande d'une petite voix Heero.

-« Ro' c'est magnifique, mais toi ? » demande-t-il en le prenant dans ses bras.

-« J'aime, je suis chez moi et avec toi. J'ai tout pour être heureux. »

-« J'espère qu'une tuile ne va pas nous tomber dessus. »

-« Tu ne vas pas recommencer », soupire Yuy.

-« On vide les sacs et on va se promener ? »

-« Très bon programme. »

Une fois que tout est à sa place, ils vont marcher jusqu'au bout de la jetée main dans la main. C'est le bonheur suprême pour Heero, il n'a pas besoin de plus pour être heureux. L'air est froid, mais pour le mois d'octobre cela reste normal.

Alors qu'ils se promènent, Yuy cligne des yeux en réalisant que beaucoup de choses ont changé en quarante ans. Même s'ils revenaient régulièrement pour les vacances, ils se rendaient en général vers le piétonnier, le port et la plage et non vers le centre-ville. Presque arrivés à la jetée, ils découvrent un nouveau garage.

-« Tu veux qu'on y jette un œil ? » propose Yuy.

-« Il faudra une voiture, l'avantage, c'est que c'est pas loin à pied pour les entretiens. »

-« Occasion ou neuf ? »

-« Occasion, on s'y connaît assez pour ne pas se faire arnaquer. »

Ils circulent entre les voitures avant d'aller voir un vendeur pour une occasion. Ils n'avaient pas eu de coup de cœur pour une neuve et avaient été surpris des prix surtout.

Leur choix finit par s'arrêter sur une petite cylindrée qu'ils payeront par banque à leur retour de promenade.

-« Si on allait jusqu'à la mairie pour faire notre changement de domicile ? » lâche Heero.

-« Tu crois que ce sera encore ouvert ? »

Yuy regarde sa montre, il est quinze heures. Oui, le temps d'arriver ce sera fermé. Par contre, il n'a pas grand-chose dans les armoires même s'il a des conserves et dans le congélateur qu'il a rempli au fil de ses dernières visites pour aménager l'appartement. Ils feraient bien d'aller réaliser quelques courses pour demain matin.

Ils s'arrêtent à la poissonnerie pour acheter le repas du soir et dans une petite supérette ouverte depuis peu sur la promenade.

-« Tu crois qu'on aura vraiment besoin de la voiture ? » demande Duo.

-« Oui pour la facilité des grosses courses, pour aller jusqu'à l'hôpital, à la piscine. Ce n'est pas L2 ici, ce n'est pas aussi bien desservi que là-bas. »

-« C'est idiot, ça limiterait les véhicules privés. »

-« Je suis d'accord avec toi. »

Ils soupent d'un bon morceau de cabillaud avec une sauce aux petits légumes et des pommes de terre vapeur.

Ils repartent en promenade digestive en soirée pour regarder le port éclairé. Ce genre de chose leur avait tellement manqué.

01/11/AC 245

Au matin, cela fait bizarre à Duo quand il se réveille de penser que sa vie va être rythmée maintenant par l'amusement et non le travail. C'est vrai qu'il va avoir le temps de faire tout ce qu'il repousse toujours parce qu'il n'a pas le temps. Avant, il rêvait de se mettre sur la terrasse d'Heero face à la mer et pouvoir lire. Maintenant qu'il en a l'occasion, ça à moins d'attrait, il n'a pas de livres en retard en plus.

Il soupire. Qu'est-ce qu'il va faire aujourd'hui avec tout ce temps. Les démarches qu'il veut effectuer, c'est sans son compagnon. Il devra attendre lundi matin, comme Heero aura la voiture, il devra prendre un taxi ou aller à pied.

Donc, qu'est-ce qu'ils vont faire ? C'est un peu froid pour aller nager dans la mer. Il soupire à nouveau. Il se retourne dans le lit pour regarder son amant et voit qu'il l'observe.

-« Dis, qu'est-ce qu'on va faire ? » demande-t-il.

-« Tu t'ennuies déjà », sourit Yuy.

-« Un peu. »

-« Il y a moyen de faire du bénévolat. On peut aller à la piscine, s'inscrire dans des activités. Ne t'inquiète pas, il y a toujours à faire. »

-« Qu'est-ce qu'il y a comme bénévolat ? »

-« L'hôpital en puériculture, dans les écoles comme lecteur bénévole. On peut s'inscrire dans un club de marche, on va trouver. On doit encore voyager, visiter le monde », rappelle Heero en lui passant une main sur le visage.

Il aime toutes ses petites rides autour de ses yeux.

-« On ne va pas déjà partir d'ici ! Laisse-moi me réenraciner d'abord. »

-« On va au rythme que tu veux, de toute façon avant mardi on ne sait pas bouger très loin. »

-« Je suis content d'être passé à un examen complet par an comme vous depuis dix ans. J'aime bien ce médecin qui a repris nos dossiers. »

-« Allez, on se lève, on peut discuter en déjeunant. Dès qu'il fera plus chaud, on mangera sur la terrasse en mettant un parasol. »

Une fois qu'ils sont installés devant leur petit déjeuner, les discussions reprennent.

-« Je n'ai pas envie de faire du bénévolat à l'hôpital. Ça ne l'intéresse pas vraiment, mais tu peux y retourner Ro'. Parfois, je me dis que j'aurai dû te laisser adopter, tu recherches toujours la présence des enfants », soupire Duo.

-« J'aime beaucoup la présence des enfants, mais je ne suis pas persuadé qu'en avoir à temps plein m'aurait convenu. Ceux des autres ont cet avantage. J'irai certainement faire du bénévolat à l'hôpital. On ne va pas rester collé continuellement l'un à l'autre. »

-« Je finirai par trouver mon passe-temps, ne te tracasse pas. »

-« Ça ne m'a même pas effleuré l'esprit », lâche Heero en reprenant une tartine.

Une fois la table du déjeuner rangée, le passage à la salle de bain pour s'habiller réalisé. Maxwell se rend sur la terrasse avec son manteau pour regarder les badauds se promener en se demandant ce qu'il va faire. Il n'y a pas encore de ménage à réaliser. Alors qu'Heero vient le retrouver, il lui sourit.

-« C'est beau, ça repose. J'ai tout le temps envie d'aller me promener sur la plage. »

-« J'allais te proposer d'aller en bus jusqu'au centre-ville. Le garage n'a pas encore les papiers et reçu l'argent. On doit aller voir l'assurance m'ont-ils dit. »

-« Faisons ça. »

-« Je peux le faire pendant que tu vas te promener. »

-« Non, j'ai envie d'être près de toi », réplique Maxwell.

-« Alors, allons-y. »

D'un même pas, main dans la main, ils vont jusqu'à l'arrêt de bus. Duo respire à pleins poumons, heureux d'être là, heureux de ne pas devoir mettre un masque.

Heero espère avoir la voiture samedi au plus tard pour se rendre à l'hôpital lundi. Est-ce que Duo pourra conduire avec sa mauvaise vue ? Lui doit déjà faire plus attention, il est parfois surpris d'avoir des gens dans son dos sans les avoir entendus. Pourtant il le sait qu'il entend moins bien. Il vit dans un brouillard de sons et de murmures. Est-ce qu'ils n'ont pas faire une bêtise d'acheter une voiture ? Est-ce que cette loi est passée où à un certain âge, il faut repasser la conduite pour vérifier les aptitudes ? Il sent l'angoisse monter lentement. Il doit se calmer, il refrène son stress depuis tellement d'années pour le bien être de Duo que c'est un processus qu'il connaît bien. Penser aux bons moments, oublier le reste. Penser : 'On s'en occupera si ça arrive', sourire et repartir.

Duo vient de lui passer un bras sur les épaules. Pour des moments pareils, il est heureux de ses petits sacrifices. Le bonheur est là où on veut qu'il soit et non dans l'avoir.

-« On ne devrait pas passer à la mairie avant ? » lui demande Maxwell.

-« Ce serait bien aussi. »

Pour Duo, c'était ça aussi le bonheur, faire les choses à son rythme sans être pressé dans la vie. Rentier, cela avait du bon. Et de savoir qu'il pouvait passer pour surveiller et conseiller Annie, il était plus serein également.

Il est treize heures quand ils rentrent à l'appartement, l'estomac plein d'un sandwich acheté chez le poissonnier qu'ils ont mangé sur une terrasse couverte en regardant la mer.

Heero allume son ordinateur pour envoyer un mail au garage pour dire qu'ils ont les papiers d'assurance. Il avait tellement peiné au matin qu'il préfère ne pas renouveler l'expérience du téléphone.

Il craint de devenir sourd, il sera content lundi d'être rassuré, il a l'impression que son audition s'est dégradée tellement rapidement.

-« Tu veux toujours aller te promener sur la plage ? »

-« Oui, je vais passer un jogging que je puisse rouler un peu le bas. Tu as sonné au garage ? » demande Duo.

-« J'ai envoyé un mail. »

-« Je suis bête, tu veux que je sonne ? »

-« S'ils n'ont pas répondu à notre retour. »

-« Heero demande, j'ai tellement l'habitude de me laisser vivre ici que je te laisse tout sur les épaules, je suis désolé. »

-« J'aime m'occuper de toi », rétorque-t-il.

Ça aussi ça le tracassait et s'il n'avait plus les moyens de biens traiter Duo, est-ce qu'il partirait ?

Ils passent tous les deux un jogging, ils n'avaient pas l'intention de marcher dans l'eau, surtout en novembre, mais on ne sait jamais.

Il y a une demi-heure qu'ils longent la mer dos au port, main dans la main en silence quand Duo se tourne vers son homme et lui touche l'épaule. Heero le regarde directement des interrogations clairement marquées dans les yeux. Qu'est-ce qu'il a encore loupé ? Le sourire de son amant le rassure.

-« Qu'est-ce qui te tracasse autant ? Tu n'as pas ouvert la bouche depuis qu'on a choisi la direction. »

-« Toi bien ? »

-« Un peu, mais tu ne me réponds pas », sourit-il en continuant de marcher.

La panique passe dans les traits basanés toute l'année. Il doit annuler le mariage qu'il a prévu dans trois semaines, il ne peut pas imposer un handicapé à son compagnon. Il n'aurait pas dû le déraciner. Duo avait raison, il y a toujours des conséquences à des actes égoïstes.

-« Ro' parle-moi ! » supplie Maxwell.

-« Tu devrais retourner sur L2. Je vais rester ici. »

Duo s'arrête de stupeur, il tire son compagnon pour le mettre face à lui.

-« Non, il est hors de question. Je t'aime, tu es bien resté près de moi quand je n'étais qu'une loque, quand j'avais peur du bonheur. Si tu deviens sourd, on apprendra le langage des signes. Ro', ce n'est pas comme ça que je voulais le faire. J'ai pas encore tous les renseignements. Mais veux-tu m'épouser devant les hommes cette fois ? »

Heero cligne plusieurs fois des paupières.

-« Tu prépares notre mariage ici », finit-il par dire.

-« Oui, j'en ai déjà parlé avec le notaire. Cette fois pas de contrat, aux survivants les biens du moins si tu veux. Je ne dis pas que je saurai rester ici si tu mourais avant moi. Je comprends enfin que vouloir que tu restes sur L2 pour faire tourner ma boîte aurait été un calvaire pour toi, si je n'avais pas survécu à ma chimio. »

Yuy lui passe une main sur la joue, lui sourit.

-« Qu'est-ce que tu comptais faire ? »

-« Un truc simple un resto avec Trowa pour toi, Quatre pour moi et leur conjoint respectif puisqu'ils auraient été nos témoins à la mairie. »

Heero éclate de rire et vient se serrer dans les bras de son homme.

-« Tu ne veux pas d'une fête avec tous nos amis, Hilde, Patrick, Quatre, Trowa, Bertrand, An, Annie, si elle veut dans la salle de bal de Relena ? »

-« Tu prépares notre mariage ? » s'estomaque Duo.

-« J'ai déjà dû le reporter quand tu n'as pas signé avec Monsieur Rablais. C'est An qui s'occupe de tout. »

Il va lui laisser la surprise du voyage de noces en Afrique pour voir des animaux dans une réserve.

-« Oui, je veux devenir ton mari et pas que devant Dieu », finit par répondre Duo.

-« Alors ne prévoit rien le 29 novembre. »

-« Quatre et Trowa ont bien du rire quand je leur ai demandé de bloquer le 6 décembre parce que je voulais t'épouser », sourit Maxwell.

-« En tout cas, ils ne m'ont rien dit. »

-« Peut-être à An, tu devrais lui demander. »

Il reprend la main de son homme pour continuer leur promenade.

Au retour, le garage les ayant prévenus que la voiture était prête, ils vont la chercher. Ce n'est pas que les courses dans les petits commerces ne sont pas agréables, seulement, ils se sentent plus libres en la sachant dans le garage.

À Suivre…

Chap 2 - Chap 4

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