banniere

Accueil Qui suis-je ? Fanfictions Fictions originales Fictions en commun

Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : K +

Acteurs: Heero, Duo, Wufei, Quatre, Trowa, Hilde, Sally, Relena, Dorothy.

Début d'écriture le 24/09/2018


Tu avais promis ?

Chapitre sept


30/11/AC245

Avec deux grands verres d'eau, Heero n'a pas trop la gueule de bois.

Duo va chercher le petit déjeuner pour une fois qu'ils prennent sous la couette. Pour les autres repas, ils ont de toute façon un peu du reste du buffet qui a été déposé chez le concierge pour eux, ce matin. Il y a plusieurs parts de gâteau également. Le régime ne sera pas pour tout de suite.

Ils sont fatigués, mais décident tout de même de partir se promener main dans la main sur la plage. Quand ils rentrent, ils ne font pas grand-chose. Pour Duo, c'est ça la vraie vie, même s'il sait qu'il ne va pas savoir faire ça pendant des années. Il faut qu'il se trouve une activité qui l'occupe comme Heero a l'hôpital. Faire des bonnets pour les prématurés, c'est bien, mais pas assez. Il ne se sent pas assez utile pour la collectivité.

Il voudrait bien un travail plus manuel, cela lui manque atrocement quand il retourne sur L2 pour la comptabilité. Ils ne restent pas la semaine entière comme ils l'avaient décidé au début. Dès le troisième jour, Duo a trop envie de mettre un bleu de travail et de se mêler aux ouvriers. Ce n'est plus sa place, il n'est pas persuadé non plus qu'Annie apprécierait.

Après le repas de midi, ils sortent à nouveau faire une longue promenade. À leur retour, Duo décide de regarder la liste des bénévolats, il a trop traîné avec cette idée.

Heero s'installe dans un fauteuil, il sent directement ses yeux se fermer.

-« Tu veux aller au lit ? » propose Duo.

-« Je crois que pour une fois, une sieste me ferait du bien. Ne me laisse pas dormir plus d'une heure », dit-il en se levant.

Le pas lourd, Heero se rend dans la chambre, il ôte son pantalon et pull pour se glisser dans son lit. Il sombre presque de suite.

Duo en profite pour mieux regarder le listing des bénévolats. Il supprime ce qui ne l'attire pas, ainsi que l'hôpital. Il ne veut pas aller sur les plates-bandes de son homme. Il reste Téléservice qui conduit des gens sans voitures à droite, à gauche pour de bonnes raisons. Il serait prévenu trois jours à l'avance. Si Heero est d'accord de prêter la voiture pour faire cela, ça l'intéresse. Sinon il reste tenir des magasins sociaux, mais ça lui fait moins envie.

Au bout d'une heure, Duo entre doucement dans la chambre pour ne pas faire sursauter son homme. Il l'appelle avant de mettre sa main sur son épaule en constatant que ses appareils auditifs sont sur la table de nuit.

-« Ro', il va être quinze heures. »

-« Ne me laisse plus jamais boire autant », dit-il en se frottant le crâne.

-« Tu veux du paracétamol ? »

-« Je veux bien. »

Quand il lui ramène avec un demi-verre d'eau, il ne peut pourtant s'empêcher de lui dire quand il constate que son compagnon a remis ses appareils auditifs.

-« Rien ne t'empêchait de refuser les verres. »

-« Je sais. Tu ne t'es pas ennuyé ? »

Heero avale le comprimé et s'appuie sur le coussin. Il n'a aucune envie de sortir du lit. Duo s'assied près de son amant.

-« Non, je crois que j'ai trouvé mon bénévolat, si je peux utiliser la voiture. »

-« Pourquoi ne pourrais-tu pas, c'est la nôtre », sourit-il en lui caressant la joue.

Jamais sur L2, il n'aurait demandé pour utiliser quelque chose. Cela lui plaît assez d'être devenu le dominant dans la relation surtout sans rien changer à leur relationnel.

-« Qu'est-ce que c'est ? »

-« Téléservice… »

-« Je connais. Oui, ça peut te convenir », coupe Heero.

-« Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ? »

-« Je ne sais pas. Enfin si, j'estimai que c'était à toi à trouver ta voie comme je l'ai fait. Pas qu'on te l'impose. »

-« Et maintenant qu'est-ce que tu veux faire ? »

-« Consommer ma nuit de noces », dit-il.

Duo vient l'embrasser. Ce n'est pas une mauvaise idée. Il n'allait pas contacter Téléservice de toute façon avant de revenir de voyage de noces et de L2 dans la foulée.

µµµ

07/12/AC 245

La semaine était passée rapidement en préparation des bagages pour leurs vacances. Pour finir, Duo avait téléphoné pour prendre les renseignements. Le responsable de Téléservice se réjouissait de cette nouvelle recrue. Il pourrait commencer directement à leur retour.

An avait bien choisi un hôtel dans une réserve naturelle. Il y avait des sentiers pour se promener fait de couloirs en plexi glace comme on en voit dans certains parcs océaniques. Une ribambelle de petits trous en forme d'entonnoir les rendait presque climatisés, ça ne gâchait rien à la vue et en plus ça permettait d'entendre les bruits de la savane.

Les circuits étaient fléchés et circulaires. On pouvait marcher des heures durant, sur des kilomètres sans risquer de se perdre.

Il était recommandé de se munir de boissons et de nourritures, des postes sanitaires se trouvaient dispersées sur le parcours, tous les vingt kilomètres.

Le couple marchait main dans la main, en regardant la beauté extérieure, un plaisir pour les yeux. Pour les passionnés de photographie, régulièrement des encoches étaient réalisées. Ainsi les animaux vivaient à l'état sauvage, les hommes n'intervenaient que pour les protéger et aider les espèces les plus menacées, aussi bien faune que flore.

10/12/AC 245

Heero et Duo s'installent dans un bivouac, un grand espace avec quatre tables en bois et bancs. Il y a un parasol au-dessus de chaque ensemble. Dans un coin, une cabane ayant les commodités ainsi que l'eau courante pour remplir les gourdes.

Le couple s'assied pour manger les sandwichs préparés par l'hôtel. Maxwell attire le regard de son compagnon, un peu plus loin sous un arbre, il y a une famille de lions qui mange une gazelle qu'ils viennent d'attraper. Les lionceaux tentent de prendre de petits morceaux de viande qui tombent de la carcasse déchiquetée par les lionnes. Elles les repoussent de coups de patte, alors que le roi de la jungle se repose plus loin la panse pleine.

-« Pourquoi ils ne peuvent pas manger ? » lâche désespéré Duo.

-« Leur tour viendra sûrement. »

-« Le lion ne fait pas grand-chose et il est le premier à manger », soupire Maxwell.

-« C'est la loi de la jungle ! » sourit Heero.

Alors qu'ils rassemblent leurs affaires pour reprendre leur promenade, Yuy attire l'attention de son mari.

-« Regarde. »

Couchée dans les herbes hautes, une lionne offre ses tétines gorgées de lait aux lionceaux, alors que d'autres se disputent de petits morceaux de viande.

-« Tu vois, il vaut mieux que les mamans mangent à leur faim pour chasser et les nourrir. »

-« Oui, je dois être trop sensible. »

-« C'est aussi ce côté que j'aime en toi », avoue Heero.

-« Un petit tour dans la cabane et on peut repartir. »

-« Je serai curieux de savoir le nombre de kilomètres qu'on fait en une journée. »

-« Il y a un grand plan dans le hall avec les kilomètres si ça t'amuse de calculer. Moi, je serai curieux de remonter sur la balance en rentrant. »

-« Tu t'es pesé ? » s'étonne Heero en le suivant dans les commodités.

-« Avant de commencer un régime, c'est mieux. Tu te rends compte, j'étais arrivé à vingt-neuf kilos. J'ai jamais fait autant. »

-« Je ne sais même pas le poids qu'il y a sur mon dossier médical. »

-« Moi, je ne me plaisais plus. J'ai des bourrelets partout, de la bedaine, on dirait un type qui boit de la bière alors que j'y touche jamais », soupire Duo en poussant la porte.

-« Tu goûtes les miennes quand j'en teste des nouvelles », sourit Heero.

-« C'est toi qui bois et c'est moi qui enfle », râle Maxwell en se lavant les mains.

Il remplit sa gourde puis celle de son homme, mouille deux mouchoirs qu'ils utilisent pour se rafraîchir et les remet dans le petit sac frigidaire. Ils vont pouvoir repartir.

-« Tu trouves que je bois trop ? »

-« Ro', une bière la semaine, ce n'est pas boire. Tu aurais même envie d'en boire une par jour, je n'y verrais pas le mal. J'avoue que je n'aimerai pas te voir tous les soirs comme après notre mariage. »

-« Je ne comprends pas qu'on puisse boire tous les jours pour être dans cet état-là. Ça m'a même ôté l'envie de vin au repas », dit-il en frissonnant.

-« J'ai vu. On y va ou tu veux qu'on continue de discuter dans les toilettes publiques ? »

Heero lui sourit et pousse la porte pour sortir. Ils reprennent leur marche en choisissant une flèche qui indique un lac, un endroit qu'ils n'ont pas encore visité.

Au soir, Heero s'installe avec un carnet devant le plan. Il soupire au bout de dix minutes et se tourne vers la salle. Son homme lit dans le divan. Est-ce qu'il l'ennuie avec ça ?

-« Duo ? »

Ce dernier redresse la tête, ôte ses lunettes de lecture pour mettre celles de vue.

-« À part aujourd'hui, je ne sais plus par où on est allé les autres jours. »

Directement, son compagnon se lève en souriant.

-« Et aujourd'hui, on a fait combien de kilomètres ? »

-« D'après le plan, quarante-quatre. »

-« Sacrée trotte. »

Duo vient le prendre dans ses bras, regarde le plan qui pose tellement de problèmes à son homme. Lui l'avait à peine regardé, juste au départ pour savoir ce que c'était. Quand il avait vu que le parcourt était fléché à l'extérieur, il avait préféré cette solution. Il voit le lac où ils sont allés aujourd'hui en suivant les flèches lac. Les autres parcours qu'ils ont faits sont clairement notés.

-« Qu'est-ce qui te pose problème ? »

-« Où est-on allé ? »

-« Aux chutes d'eau, là, dimanche et lundi, nous sommes allés dans les plaines aux éléphants, là », montre Maxwell.

-« Je ne comprends pas pourquoi j'oublie autant pour l'instant. Maintenant que tu le dis, c'est tout à fait clair dans ma tête. »

-« Tu as donné beaucoup de toi pour notre pension. Tu assumes trop tout seul. Heero, j'ai besoin de toi, ménage-toi », lui murmure-t-il à l'oreille avant de partir.

Devoir lui avouer ses faiblesses, le rendait toujours aussi mal dans sa peau. Même si lui marquer de la tendresse en public était déjà rentré dans ses habitudes sauf sur L2.

Cela le tracassait ce qu'il venait de dire à son amant. Oui, pourquoi oubliait-il ? Est-ce vraiment dû à la fatigue ? Est-ce la vieillesse qui le gagne ? Il n'a plus vingt ans, il sait bien qu'il s'essoufflait plus vite, mais il n'a pas l'impression comme Duo d'avoir pris du poids.

À part son audition, il n'a pas besoin de lunettes, c'est vrai qu'il attrape de plus en plus de cheveux gris à devenir presque blanc. Sa peau ne se ride pas comme celle de Duo. Il a continué à vouloir vivre comme avant, voilà son problème. Reposé, il oubliera moins. Son compagnon est moins actif, il va suivre son exemple et faire attention à son alimentation. C'est lui qui goûte à tout et Duo qui grossit, sourit-il.

Il reprend ses calculs avant de venir rejoindre son mari dans le fauteuil.

-« Alors ? » demande Maxwell.

-« Dimanche on a fait trente-huit kilomètres, lundi quarante-deux. Tu ne crois pas qu'on exagère ? »

-« On dort bien pour l'instant. Mais si tu veux aller moins loin, on peut aussi. Tu es fatigué le soir ? Heero, si ça ne va pas tu dois me le dire ! » panique-t-il un rien.

-« Non, physiquement ça va. Tu dois avoir raison, j'ai voulu trop en faire, trop te faire des surprises aussi. Je voulais te permettre de te reposer du coup c'est moi qui suis fatigué maintenant. »

-« Promets de lever le pied ! »

-« Oui ! Où veux-tu aller demain ? »

-« À moins de trente kilomètres », rétorque-t-il du tac au tac.

-« Aller ? »

-« Bon Dieu divine, aller-retour. »

Heero éclate de rire.

-« Tu ne vois jamais quand je plaisante. Je vais voir ça sur le plan », dit-il en se levant.

-« Reste, j'y vais. »

Maxwell observe le plan longtemps sans rien trouver d'intéressant dans de s'y proche parage, ça le fait soupirer. Yuy a fini par se lever pour venir le retrouver. Il n'aime pas être seul sans rien faire.

-« On peut aller là, c'est une plaine avec de grands herbivores, il y a un mirador pour les observer, on sortirait du dôme. »

-« C'est à vingt kilomètres, Ro' »

-« On part le matin, on reste sur place pour manger, une partie de l'après-midi et on revient pour être ici avant la nuit. Si tu as peur de m'épuiser, mais je suis encore capable de marcher comme aujourd'hui, je te l'assure. En rentrant à Sank, j'irai voir le médecin, si ça te fait plaisir. »

-« Tu m'as assez reproché de ne pas avoir fait attention aux petits signaux de mon corps pour mon cancer du poumon », rappelle Duo.

-« Tu as raison, je ne me sens pas vieillir et j'agis comme si j'avais trente ans. »

-« Allez viens on va se coucher, pépé », taquine Maxwell.

À Suivre…

Chap 6 - Chap 8

Si ça vous a plu,

vous pouvez m'envoyer un MP

Merci de me signaler pour quelle histoire vous m'écrivez