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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : K +

Acteurs: Heero, Duo, Wufei, Quatre, Trowa, Hilde.

Début d'écriture le 24/09/2018


Tu avais promis ?

Chapitre neuf


06/01/AC 246

Duo arrive à onze heures, il met un sourire sur ses lèvres pour masquer sa mauvaise nuit. Plus d'une fois, il s'est réveillé en sursaut, pris de panique.

Il est heureux de voir Heero habillé, assis dans le fauteuil.

-« Oh, le médecin serait déjà passé », dit-il.

-« Oui et je peux sortir après-midi, il me trouve en grande forme. Il a vérifié le scanner, il n'y a pas eu d'hémorragie, j'aurai juste un traitement de fond que ça n'arrive plus. »

-« Et pour tes examens de jeudi ? » demande-t-il en s'installant sur le lit face à son homme.

-« La même chose, il n'y avait aucunes prémices à ce que j'ai fait. Il ne se l'explique pas. Mais bon, il n'a pas fait non plus une étude de mes artères à ce moment-là. »

-« On ne devrait pas avant que tu ne sortes ? »

-« Duo, je vais bien ! »

-« C'est ce que tu as dit durant toute cette crise. »

Yuy soupire, regarde le mur vexé, lui qui croyait que son amant serait aussi heureux que lui.

-« Quoi, tu veux que je reste un jour de plus pour refaire un examen qu'ils ont fait après et pendant la crise ? », lâche-t-il agressivement.

-« Ro', bien sûr que non, si tu me dis que l'examen a été fait, je suis heureux que tu rentres avec moi cette après-midi. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, c'est tout. Tu m'obligeais bien à faire mes examens tous les six mois. »

Heero regarde son homme et lui sourit.

-« Excuse-moi, j'ai horreur des hôpitaux. »

-« Dis, l'homme qui y passait ses journées quand je l'ai retrouvé ! »

-« J'ai horreur d'être malade, c'est plus juste. »

-« Tes papiers de sortie sont déjà faits ? » demande Maxwell.

-« Oui, j'ai juste un test d'effort à faire à treize heures et je suis libre comme l'air. Et passer à la pharmacie pour mes médicaments. Ça va me faire bizarre de devoir en prendre tous les jours, pas seulement quand j'ai un truc à soigner. »

-« On s'y fait. Ça m'a fait plus bizarre quand j'ai arrêté le Tamoxifen, il me manquait quelque chose au rituel du matin », sourit Duo.

-« J'ai déjà vidé la salle de bain, tout est remis dans la valise. »

-« Tu ne t'es pas rasé ? » demande Maxwell.

Il avait constaté que ça commençait à piquer quand il l'avait embrassé en passant sa main sur sa joue. Son dernier rasage datant de vendredi matin, Heero ayant tendance à ne pas se raser le week-end.

-« Je n'ai pas vu de rasoir, je me suis dit que tu avais oublié dans le stress, même si j'ai trouvé ça bizarre puisque tu avais pris ma mousse. »

-« Je suis presque sûr de l'avoir mis sur l'évier », dit-il en descendant du lit.

Il se rend dans la pièce d'à côté et lâche.

-« Oui, il est là sur l'évier, à gauche. Je le remets dans la trousse, tu le feras à la maison plus tard où tu veux vite le faire ? »

-« Non plus tard je n'ai pas envie de devoir me déshabiller. »

-« En tout cas, je suis heureux de te voir en si grande forme. Qu'est-ce que tu as fait au matin ? » demande Maxwell en se remettant sur le lit face à son amant.

-« J'ai surtout regardé la TV. Je n'ai pas eu envie de finir notre mot croisé. »

-« C'est une invitation ? »

-« Comme toi sur ce lit ? » réplique Yuy.

-« Je veux bien faire un mot croisé, mais certainement pas l'amour. »

-« Pourtant, c'est un endroit où on ne l'a jamais fait. Et ça doit bien être un des seuls. »

Maxwell pique un fard, faisant sourire son homme. Il adorait le mettre mal à l'aise sachant que de toute façon, lui non plus n'oserait pas. Il aimait prendre son temps dans ces moments-là et pas le faire à la va-vite or avec le passage continuel, c'est ce qui arriverait ou ils seraient bloqués tous les deux par les risques de se faire surprendre.

Heero se lève, s'approche de son amant, vient lui voler un baiser. Il lui caresse tendrement la joue.

-« Et on le fait où ? »

C'est à ce moment-là que la porte s'ouvre sur l'infirmière qui entre avec les plateaux-repas.

-« Bonjour, messieurs, je les mets sur la table ? »

-« Oui s'il vous plaît », répond Heero.

Il ouvre le tiroir de la table de nuit pour sortir le carnet de mots croisés. L'infirmière sortie, il déplie la tablette avant de s'installer près de son compagnon toujours assis sur le lit, Duo à sa droite.

-« On en fait un jusqu'à midi puis on mange. Je fais mon test d'effort et je te laisse déjà ma valise. »

-« Bien chef. »

µµµ

Ils sont heureux de rentrer chez eux. Des voisins viennent sonner pour prendre des nouvelles quand ils constatent que la voiture du couple est à nouveau sur la place du parking.

-« Franchement, ils sont envahissants », peste Maxwell au troisième coup de sonnette.

-« Je préfère ça que de savoir qu'on pourrait être mort pendant des mois ici avant qu'on ne le sache », dit-il en rentrant dans le salon.

-« C'était déjà comme ça à l'époque où tu vivais tout le temps ici ? »

-« Rappelle-toi, la première fois où on est revenu pour Noël et que j'ai oublié de prévenir la vieille voisine ! » dit-il en s'installant dans le fauteuil près de son mari.

-« J'espère qu'ils vont se calmer. »

-« Sur L2, c'est la même chose, mais due à l'observation et non à la recherche directe de l'information. Et vu votre façon de masquer tout, on peut passer à côté d'une information capitale. »

-« N'empêche que mon habitude d'observer vient de te sauver la vie ! »

-« Et prends-toi ça dans les dents. »

-« Excuse-moi, je ne voulais pas être si radicale. »

-« Mais tu as raison en plus », dit Heero en lui caressant la joue.

-« Tu reprends ton bénévolat quel jour ? »

-« Je ne sais pas. Ils m'ont dit de faire doucement, de m'aérer. Mais ça nous arrange, on aime marcher sur la plage. »

-« Demain, j'ai encore des démarches au matin. On peut y aller l'après-midi. »

-« On verra, là je suis un peu fatigué. J'ai mal dormi cette nuit avec le bruit à l'hôpital. Tu ne veux pas aller au lit ? »

-« Va, je te rejoins. »

Duo ne sait pas dormir s'il n'a pas vérifié que tout est bien fermé et cela son compagnon le sait parfaitement.

07/01/AC246

Au matin, Heero est le premier à se lever comme souvent. Il prépare le petit déjeuner et descend chercher le journal dans la boîte aux lettres. Il sourit en remontant et en voyant à côté de la sonnette.

Heero va bien, il n'a pas de séquelles

Mais là nous sommes fatigués et déjà au lit

Merci

Il enlève la petite note écrite avec amour. C'est vrai qu'il n'était pas encore vingt-deux heures quand ils ont migré dans la chambre.

Qu'est-ce qu'il peut l'aimer avec ses petits gestes tendres ! C'est certain qu'il ne lui dit pas souvent je t'aime, mais ses attentions parlent pour lui.

En arrivant dans la cuisine, il voit que Duo est débout qu'il a fait couler le café. Il lui tend le journal qu'il ait de la lecture durant son attente. L'homme qu'il escorte aujourd'hui a plusieurs visites chez des médecins à plusieurs endroits.

Ils déjeunent en discutant de ce qu'ils feront quand Duo sera de retour.

Alors qu'Heero prend le pain pour se faire une deuxième tartine, Maxwell l'arrête.

-« Tu ne finis pas celle-là ? » demande-t-il en lui montrant sur la gauche la demi-tartine déposée.

-« Si, je croyais l'avoir mangée. »

-« J'ai cru que tu n'aimais pas, j'avoue m'être trompé de confiture. J'ai pris à la couleur, je ne suis pas fan des airelles. »

-« Je la mangerai. Ce n'est pas ma préférée, mais elle passe. »

-« Ro', tu n'es pas obligé de te sacrifier non plus. »

-« Il paraît que c'est très bon avec du gibier dans une sauce. »

-« J'en ai jamais mangé. Je le laisserai en acheter pour évacuer le pot », sourit-il.

Puis, il regarde l'heure, soupire.

-« Si ça te pèse ce genre de mission, tu peux les refuser. »

-« Ro', je vais m'encroûter si je ne fais rien. Bon, faut que j'y aille. Désolé de te laisser tout le désordre. »

-« Cela va m'occuper en attendant ton retour. »

Une fois Duo parti, Heero range la cuisine. Il va s'habiller, se regarde dans le miroir et se dit qu'il se rasera demain. Il veut trouver un morceau de biche avant le retour de son homme et surtout savoir comment on le cuisine. Alors, il sort et se rend à la boucherie près de chez eux.

-« Monsieur Yuy, vous ne faites pas la commande par la poissonnerie pour une fois », sourit la commerçante.

-« Je viens pour un civet de biche. »

-« Oh, c'est la fin de la saison et je n'en ai plus. Je peux vous procurer pour jeudi du marcassin ou il faut aller le chercher demain, mais c'est en centre-ville. »

-« Le marcassin peut se préparer aux airelles ? »

-« Oui, mais la biche on ne peut plus en acheter chez le fournisseur, le marcassin, ça commence seulement. »

-« Donnez-moi l'adresse j'irai le chercher demain, je voulais lui faire la surprise aujourd'hui, ça sera repoussé. »

En plus, il n'avait jamais mangé de marcassin, faire de nouvelles expériences culinaires lui plaisait.

-« Voilà, c'est noté, je vais le prévenir. Je vous mets autre chose pour aujourd'hui ? »

-« Oui, des paupiettes. »

-« Je le note sur votre compte ? »

-« Oui, si ça ne vous gêne pas et le marcassin également. »

De retour chez lui, Heero s'étonne de voir traîner le beurrier sur un coin de la table. Puis, il se dit que pressé comme il était de sortir, il doit avoir oublié de le ranger.

Sur le papier que la bouchère lui a donné, il est mis qu'il peut y aller dès dix heures, ce n'est pas trop loin, il ira à pied. Il commence le ménage en attendant le retour de son homme.

Alors qu'il prend les poussières dans le salon, le téléphone sonne.

-« Monsieur Maxwell ? »

-« Non, Monsieur Yuy, je peux vous renseigner ? »

-« Je cherche à la joindre pour voir s'il est libre pour une mission demain. »

-« Il ne m'a pas parlé de projet, il doit être libre. À quelle heure ? Et à quel endroit ? »

-« Madame Azzouzi pour l'aéroport à dix heures. »

-« Pouvez-vous me donner l'adresse ? »

Heero la note et met le papier en évidence.

-« S'il a un empêchement, il vous recontactera dès qu'il rentre. »

-« Merci. »

Tout compte fait, ce n'était pas longtemps, mais souvent. Et c'était tant mieux pour son homme qui aurait fini par s'ennuyer sur Terre. Il lui demanderait de le déposer en allant chercher la cliente et il reviendrait à pied.

Heureux, il s'active pour préparer le repas de midi pour son mari. « Mari », il adorait ce petit mot pourtant ça n'avait rien changé entre eux.

Dans les vingt minutes, Duo revient, il voit le mot. Et va retrouver son compagnon dans la cuisine en disant.

-« Tu as accepté ou je dois encore le faire ? »

-« Non, j'ai accepté sauf si tu ne veux pas. »

-« Merci. Encore une chance que ça paie l'essence. »

-« Au moins, on n'a pas acheté la voiture pour rien. »

-« Tu n'as pas trouvé de biche ? » demande Maxwell.

Il vient de mettre sa tête sur l'épaule de son compagnon et en le prenant dans ses bras, il voit bien que ce qui cuit n'y ressemble pas.

-« Tu t'en doutais ! » répond-il légèrement déçu.

-« Après quarante-cinq ans, si je ne te connaissais pas. Tu avais les yeux pétillants quand je suis parti. Tu voulais me faire une surprise. »

-« C'est pour demain, il faudra me descendre en ville en allant chercher Madame Azzouzi. »

-« Oh c'est si rare que ça ! » s'exclame Duo.

-« Ce n'est plus la saison surtout. Tu mets la table ? »

-« Bien sûr ! »

Il dépose un baiser dans le cou et s'en va pour prendre les assiettes et dresser la table.

Après le repas, comme souvent, ils vont se promener sur la plage, Duo tenant la main droite de son homme. Ils discutent de tout et de rien.

Quand ils reviennent, c'est pour trouver Relena furieuse devant l'immeuble. Elle porte maintenant sa chevelure d'un blond tirant vers le gris en chignon. Et avec son attitude fermée, elle ressemble encore plus à une marâtre pour Duo.

-« Tu ne crois pas que tu aurais pu me prévenir qu'Heero avait fait un AVC ! » clame-t-elle.

-« J'ai prévenu Trowa et Quatre », s'indigne Duo en ouvrant la porte.

-« C'est Dorothy qui me l'a dit aujourd'hui. Ça va Heero, tu vas bien ? » demande-t-elle directement radoucie.

-« Comme tu le vois », dit-il dans ses petits souliers.

Maxwell regarde furieux la princesse, car elle retient son mari par le bras.

-« Tu n'as besoin de rien ? » Insiste-t-elle.

-« Tu es une femme mariée, pauvre Trowa s'il n'a jamais été qu'un lot de consolation pour toi. Maintenant, on voudrait rentrer. Au revoir ! » clame Duo.

-« Heero ! » s'indigne-t-elle.

-« Je suis un peu fatigué », dit-il.

Directement, elle le lâche.

Maxwell continue de fulminer alors qu'ils attendent l'ascenseur. Yuy retient un sourire. C'est deux-là n'arrêteront jamais.

-« Je plains Trowa », soupire Duo.

-« Pour ? » demande Heero en entrant dans la cabine.

-« S'il craint toujours de la perdre. »

-« Je ne crois pas. Il devait vouloir ma tranquillité. »

-« Tu veux aller t'allonger un peu ? » questionne Maxwell en ouvrant la porte de l'appartement.

-« Je ne suis pas fatigué. »

-« Tu ne sais toujours pas l'envoyer sur les roses », soupire Duo.

-« Si, mais en douceur. »

La soirée se passe devant la télévision.

À Suivre…

Chap 8 - Chap 10

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